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Actualités - Chronologies

Michaela Dorfmeister remercie ses skis et ses souris

L’Autrichienne Michaela Dorfmeister, victorieuse, hier, de la descente des championnats du monde de ski alpin de St-Anton, avait un atout supplémentaire, des skis-fusées, et deux supporteurs de taille, ses souris Cindy et Colombus. «Après les premiers entraînements, je ne me suis pas affolée. Le réchauffement des températures m’était favorable», rappelle la brune lauréate de 27 ans. Avec son équipière Brigitte Obermoser, elle a fait confiance aux skis Blizzard, une vieille marque nationale. «Lors des dernières descentes de Coupe du monde, je précédais Brigitte au départ. Elle me battait régulièrement. Cette fois, j’avais décidé de prendre un dossard supérieur au sien». «C’est mon ami qui garde les souris. En milieu de journée, elles dorment généralement. Exceptionnellement, il les a sorties de la cage», poursuit la médaille d’or, originaire de Basse-Autriche. Son bonheur est total. Pour la première médaille d’or de sa carrière, elle est accompagnée sur le podium par deux compatriotes blondes, la Styrienne Renate Goetschl (25 ans) et la Carinthienne Selina Heregger, la nouvelle venue. La République du ski roi attendait de ses descendeurs qu’ils réhabilitent, samedi, son honneur, après trois épreuves sans or. Mais la météo a inversé la chronologie initiale, poussant les dames en avant. Revanche Profitant de son dossard numéro 2 et du soleil, la benjamine Heregger (23 ans) avait ouvert la voie. Durant la longue pause imposée par la chute spectaculaire de la Canadienne Emily Brydon, la télévision encadrait Goetschl, assise sur la neige en attendant son tour. Un sourire adoucissait son visage diaphane. Une clameur est montée des tribunes, où quelque 25 000 personnes avaient pris place, pour saluer son départ. L’Autriche aime le brio de sa meilleure skieuse, un panache qui l’avait poussée deux fois à la chute, en super-G puis dans la seconde manche du slalom du combiné. Goetschl (25 ans) faisait mieux pour 3 centièmes de seconde. Némésis, invoquée par les adversaires de la Wunderteam, semblait apaisée. Le speaker tenait sa revanche des jours précédents, en haussant le volume de sa voix pour rappeler le doublé provisoire. Avec le numéro 16, Dorfmeister, armée de véritables missiles sur la neige fraîche, assurait un triomphe personnel, pour 14 centièmes de seconde, et collectif. Elle embrassait ses skis, la neige, Goetschl et surtout sa maman. Renate applaudissait avec tact. A Vail, aux Mondiaux précédents, c’est elle qui avait battu Michaela pour 15 centièmes.
L’Autrichienne Michaela Dorfmeister, victorieuse, hier, de la descente des championnats du monde de ski alpin de St-Anton, avait un atout supplémentaire, des skis-fusées, et deux supporteurs de taille, ses souris Cindy et Colombus. «Après les premiers entraînements, je ne me suis pas affolée. Le réchauffement des températures m’était favorable», rappelle la brune lauréate de 27 ans. Avec son équipière Brigitte Obermoser, elle a fait confiance aux skis Blizzard, une vieille marque nationale. «Lors des dernières descentes de Coupe du monde, je précédais Brigitte au départ. Elle me battait régulièrement. Cette fois, j’avais décidé de prendre un dossard supérieur au sien». «C’est mon ami qui garde les souris. En milieu de journée, elles dorment généralement. Exceptionnellement, il les a sorties de la...