Selon les chefs d’entreprise, les cotisations versées à la sécurité sociale sont trop élevées surtout si on les compare aux services fournis en échange. Le système a besoin d’être restructuré afin d’allier besoins sociaux et contexte économique. En comptant les indemnités de fin de service, les allocations familiales et les allocations maladie, chaque employeur doit verser une somme équivalente à environ 33 % du salaire de l’employé. Ce pourcentage constitue un poids trop élevé dans le budget de l’entreprise, considère M. Marco Ayoub, PDG de la société Primaflex. Il est estimé par les chefs d’entreprise, parmi les coûts les plus importants à côté des dépenses de publicités et de salaires. À la différence qu’il s’agit d’un coût qui ne correspond pas à un investissement. De plus, il existe un décalage entre la tarification et la réalité en matière de remboursement des médicaments, d’après le PDG de la société Almaza, M. Bernard Jabre. Les entreprises sont donc très souvent obligées de faire appel à des mutuelles ou à des assurances privées pour compléter les services de la sécurité sociale. Ce coût trop élevé freine l’embauche et stimule la fraude, selon Mazen Kassem, PDG de la société Kaïssan. Bon nombre d’entreprises ou de commerces préfèrent ainsi avoir recours à la fraude plutôt que de payer un montant aussi élevé. De ce fait, certaines d’entres elles ne déclareront pas leurs employés ou du moins la totalité, d’autres ne déclareront pas le vrai montant des salaires versés. Aujourd’hui, les patrons d’entreprise proposent trois types de solutions. Baisser la part totale des cotisations. Une baisse de 10 % est évoquée. Remplacer le système actuel d’indemnités de fin de service par un système de retraite. Mais le problème majeur est celui des retards accumulés par certaines entreprises. À ce sujet, ces dernières souhaiteraient davantage de souplesse dans le réglement des problèmes d’arriérés. Enfin, afin de mieux s’adapter aux nouvelles donnes et de faciliter sa gestion, la sécurité sociale devrait se restructurer et moderniser son appareil administratif. Toutes ces considérations permettraient l’élargissement de l’assiette des contribuables, amélioreraient la collecte des fonds, diminueraient les fraudes et stimuleraient l’embauche. Ainsi les différents pôles ne peuvent être que gagnants. Face à ces revendications, M. Saïd Mrad, l’inspecteur général de la sécurité sociale, a déclaré que le gouvernement examine ces propositions. Les changements qui sont envisagés sont très certainement une baisse des taux des cotisations entre 5 et 10 %. Un système de retraite est également en cours d’étude. La question des compromis sur les arriérés n’est pas envisageable, selon lui.
Selon les chefs d’entreprise, les cotisations versées à la sécurité sociale sont trop élevées surtout si on les compare aux services fournis en échange. Le système a besoin d’être restructuré afin d’allier besoins sociaux et contexte économique. En comptant les indemnités de fin de service, les allocations familiales et les allocations maladie, chaque employeur doit verser une somme équivalente à environ 33 % du salaire de l’employé. Ce pourcentage constitue un poids trop élevé dans le budget de l’entreprise, considère M. Marco Ayoub, PDG de la société Primaflex. Il est estimé par les chefs d’entreprise, parmi les coûts les plus importants à côté des dépenses de publicités et de salaires. À la différence qu’il s’agit d’un coût qui ne correspond pas à un investissement. De plus, il existe...
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