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Actualités - Reportages

BLANCHIMENT D’ARGENT - Le Gafi se montre intransigeant avec le Liban

Le Groupe d’action financière sur le blanchiment des capitaux (Gafi) a fait preuve d’intransigeance en maintenant hier en l’état sa liste noire des pays jugés non coopératifs dans la lutte mondiale contre les paradis fiscaux, malgré les progrès effectués par certains. Le Liban figure sur cette liste. En juin 2000, le groupe avait publiquement montré du doigt 15 pays jugés coupables de «non-coopération» dans la lutte mondiale contre le blanchiment de l’argent, mais également enclenché un dialogue avec la majorité d’entre eux. Outre le Liban, il s’agit des Bahamas, des îles Caïmans, des îles Cook, de la Dominique, d’Israël, du Liechtenstein, des îles Marshall, de Nauru, de Niue, du Panama, des Philippines, de la Russie, de Saint-Kitts et Nevis, et de Saint-Vincent et Grenadines. Hier, à l’issue d’une réunion de deux jours à Paris, le groupe s’est refusé à retirer de cette liste quelque pays que ce soit, ne s’estimant «pas convaincu que tous les pays de la liste ont à la fois adopté et mis en œuvre toutes les réformes législatives et réglementaires nécessaires». «Notre objectif est d’avoir des pays qui abordent de façon constructive les manquements qui existent dans leur système antiblanchiment. Nous ne voulons pas les garder sur la liste plus longtemps que nécessaire», a pourtant assuré le président du Gafi, José Maria Roldan, lors d’une conférence de presse à Paris. Le groupe fait preuve d’intransigeance avec cette décision, qui a de quoi dépiter certains pays, qui s’étaient empressés de faire montre de bonne volonté, face aux menaces de sanctions brandies par le groupe. Le Liban est notamment sur le point d’adopter une loi pour lutter contre le blanchiment d’argent qui doit encore être approuvée par le Parlement. La loi élaborée par la Banque centrale prévoit dans certains cas étroitement délimités la possibilité de lever le secret bancaire. Mais le Gafi qui a souligné les progrès accomplis par certains pays, ne cite pas le Liban et parle uniquement des Bahamas, des îles Caïmans, des îles Cook, d’Israël, du Liechtenstein, des îles Marshall et de Panama, qui «ont promulgué pour la plupart toutes les législations nécessaires pour remédier aux défaillances identifiées». Le Gafi, créé en 1989, est un organisme international indépendant qui compte 29 pays membres, notamment la Commission européenne et le Conseil de coopération du Golfe, et dont le secrétariat est assuré par l’OCDE.
Le Groupe d’action financière sur le blanchiment des capitaux (Gafi) a fait preuve d’intransigeance en maintenant hier en l’état sa liste noire des pays jugés non coopératifs dans la lutte mondiale contre les paradis fiscaux, malgré les progrès effectués par certains. Le Liban figure sur cette liste. En juin 2000, le groupe avait publiquement montré du doigt 15 pays jugés coupables de «non-coopération» dans la lutte mondiale contre le blanchiment de l’argent, mais également enclenché un dialogue avec la majorité d’entre eux. Outre le Liban, il s’agit des Bahamas, des îles Caïmans, des îles Cook, de la Dominique, d’Israël, du Liechtenstein, des îles Marshall, de Nauru, de Niue, du Panama, des Philippines, de la Russie, de Saint-Kitts et Nevis, et de Saint-Vincent et Grenadines. Hier, à l’issue d’une...