Dans la morosité ambiante de la production locale pour le petit écran, voilà que pointe à l’horizon, dans le paysage audiovisuel, une lueur d’espoir! C’est, en effet, cette semaine que débute sur une de nos chaînes Min Barsoumi, un feuilleton qui a nécessité deux ans de production. «Il fallait soit accepter de tourner à la vaille que vaille en économisant, soit prendre son temps et trouver au fur et à mesure les moyens de financement. D’où les deux années que nécessita le tournage», nous a dit le responsable de la chaîne concernée. Deux ans pour raconter l’histoire d’un petit village imaginaire, Barsoumi, à une époque charnière de l’histoire de notre pays. L’action se déroule, en effet, dans les années 40. Le village et ses habitants sont tour à tour les témoins, puis les victimes du jeu des grandes puissances qui se disputent le terrain. Il y a d’abord les français de Vichy, alliés par la force des choses aux Allemands et qui doivent se battre contre les forces du général de Gaulle épaulées par les Anglais. Les victimes décident alors de prendre leur sort en main et de défendre leurs droits à l’indépendance, à la dignité, à la liberté... Des images d’archives nous montreront l’arrivée au pouvoir du premier président élu par les libanais Béchara el-Khoury, alors que les anglais soutenaient la candidature de Camille Chamoun et les français celle d’Émile Eddé. Dans ce contexte politique viennent s’ajouter les joies et les malheurs des habitants de Barsoumi, véritable microcosme des valeurs véritablement libanaises, en opposition à la corruption de la bourgeoisie de la grande ville. Pour défendre cette histoire écrite par Samir Saad Mrad, une pléiade de grands acteurs a été réunie, le gotha du monde du spectacle en quelque sorte puisqu’à côté des vétérans Antoine Moultaka, Nicolas Daniel, Maurice Maalouf, Gabriel Yammine, Paul Sleiman, Latifé Moultaka, Carmen Lebbos, nous retrouvons de jeunes talents comme Carole Hajj, Rita Daccache, Sherine Karamé, toutes trois diplômées de l’Iesav. Et en vedettes «invitées» pour certains épisodes en grande bourgeoisie: Nidal Achkar, Élie Karam en officier français, Joe Kodeih en officier anglais, Omar Mikati et Salah Makhaleylati. Quant à la mise en scène, elle a été confiée à Élie Adabachi qui nous donna, il y a trois ans, une adaptation réussie du roman de Toufic Aouad Le Pain (Al-Raghif). Comme pour sa précédente réalisation, Élie Adabachi a privilégié le tournage en décors naturels en utilisant une technique qui relève davantage du cinéma que de télévision. D’où de très belles images de foule, d’amples mouvements de caméra et un montage vif et nerveux. D’où cela laisse augurer d’une réussite formelle. Diffusion dimanche à 20h30 sur LBCI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dans la morosité ambiante de la production locale pour le petit écran, voilà que pointe à l’horizon, dans le paysage audiovisuel, une lueur d’espoir! C’est, en effet, cette semaine que débute sur une de nos chaînes Min Barsoumi, un feuilleton qui a nécessité deux ans de production. «Il fallait soit accepter de tourner à la vaille que vaille en économisant, soit prendre son temps et trouver au fur et à mesure les moyens de financement. D’où les deux années que nécessita le tournage», nous a dit le responsable de la chaîne concernée. Deux ans pour raconter l’histoire d’un petit village imaginaire, Barsoumi, à une époque charnière de l’histoire de notre pays. L’action se déroule, en effet, dans les années 40. Le village et ses habitants sont tour à tour les témoins, puis les victimes du jeu des...