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Actualités - Chronologies

Barak, aux abois, tente de regagner - le soutien des Arabes israéliens

Le Premier ministre démissionnaire israélien Ehud Barak, à la traîne dans les sondages à deux semaines de l’élection du 6 février, tente désespérément de regagner la confiance des Arabes israéliens, sans lesquels il ne peut espérer vaincre son rival de droite Ariel Sharon. Pour la première fois depuis le début de la campagne, M. Barak a déploré publiquement lundi la mort de 13 Arabes israéliens tués par la police en octobre lors de manifestations de solidarité avec l’intifada (soulèvement) des Palestiniens. «La mort de 13 Arabes israéliens m’est douloureuse, de même que le fossé qui s’est creusé ensuite entre juifs et arabes», a-t-il affirmé en assurant que les recommandations d’une commission d’enquête officielle seront appliquées. À cette occasion, M. Barak a appelé les Arabes israéliens à le soutenir. «S’abstenir en restant à la maison ou voter blanc», a-t-il dit, «c’est en fait voter pour Ariel Sharon» en tête des sondages. Selon les instituts de sondage, le haut pourcentage d’indécis reflète le nombre important de «déçus de Barak», à gauche comme au centre, et d’Arabes israéliens qui veulent sanctionner le Premier ministre sortant, mais sans aller jusqu’à voter pour M. Sharon. Le vote des Arabes israéliens, qui compte plus d’un million de personnes, soit 18 % de la population, et représente environ 13 % du corps électoral, est vital pour M. Barak. Le fait que ce vote ne lui soit pas acquis, alors qu’ils soutiennent en général massivement le Parti travailliste, en dit long sur sa situation. «Lors des élections de mai 1999, il avait recueilli 95 % des voix des Arabes israéliens, alors que ce soutien se situe actuellement entre 30 et 35 %», a affirmé un professeur de sciences politiques de l’Université de Bar Ilan, près de Tel-Aviv, Mohammad Amara. «Les différents mouvements situés dans la mouvance islamiste, ainsi que le député Azmi Bichara, notamment, ont appelé à l’abstention», souligne cet expert. M. Bichara est l’un des dix élus membres des partis arabes israéliens. «En fait, seule la conclusion d’un accord de paix avec les Palestiniens à l’issue des négociations engagées dimanche à Taba, en Egypte, pourrait convaincre les Arabes israéliens de soutenir en masse Ehud Barak», estime le professeur Amara. Selon lui, «les excuses présentées par le Premier ministre sont insuffisantes, tardives et apparaissent trop entachées d’arrière-pensées électorales». Le comité de suivi des Arabes israéliens, la principale organisation représentant cette communauté, a affirmé dimanche avoir rassemblé des preuves de l’usage excessif de la force par la police israélienne lors de la répression des manifestations d’octobre dernier. Les familles des victimes ont, de leur côté, indiqué samedi qu’elles refuseraient de recevoir M. Barak s’il avait l’intention de leur présenter ses condoléances. Les Arabes israéliens sont des Palestiniens ou des descendants de Palestiniens restés sur leur terre à la création de l’État d’Israël, en 1948. Bien que leur niveau de vie soit très supérieur à celui des Palestiniens des territoires occupés, ils sont victimes de discriminations économiques et sociales, qui ont été reconnues en juillet dernier par la Cour suprême israélienne.
Le Premier ministre démissionnaire israélien Ehud Barak, à la traîne dans les sondages à deux semaines de l’élection du 6 février, tente désespérément de regagner la confiance des Arabes israéliens, sans lesquels il ne peut espérer vaincre son rival de droite Ariel Sharon. Pour la première fois depuis le début de la campagne, M. Barak a déploré publiquement lundi la mort de 13 Arabes israéliens tués par la police en octobre lors de manifestations de solidarité avec l’intifada (soulèvement) des Palestiniens. «La mort de 13 Arabes israéliens m’est douloureuse, de même que le fossé qui s’est creusé ensuite entre juifs et arabes», a-t-il affirmé en assurant que les recommandations d’une commission d’enquête officielle seront appliquées. À cette occasion, M. Barak a appelé les Arabes israéliens à...