Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les Girondins de Bordeaux veulent "prendre leur temps pour aller loin"

Pas grisés par leur titre de champion de France ni par l’argent de M6, les Girondins de Bordeaux veulent «prendre leur temps pour aller loin», selon les mots de l’entraîneur Élie Baup. La priorité de la politique de «recrutement» des Girondins a d’ailleurs été... de conserver les piliers de l’équipe championne de France. Objectif rempli puisque les Ramé, Laslandes, Wiltord, Micoud et Pavon se sont laissés convaincre, parfois aux prix d’âpres négociations et de renégociations des contrats à la hausse, de tenter l’aventure de la Ligue des champions, en dépit des sollicitations venues de France et de l’étranger. Parmi les joueurs majeurs, seul le meneur de jeu Ali Benarbia a choisi de faire ses valises pour la capitale. Pour le remplacer, Bordeaux a joué la sécurité, en rappelant Stéphane Ziani, l’ancien marine et blanc passé ensuite par Lens et le Deportivo La Corogne. Pour le reste, ni champion du monde, ni vedette sud-américaine payée à prix d’or : la rigueur instaurée par le duo Jean-Didier Lange et Jean-Louis Triaud, après les excès du temps de Claude Bez, est toujours de mise à l’ère M6. Elle est même en passe de devenir la philosophie du club. Les 120 millions de francs apportés par le repreneur ont été consacrés à l’achat de valeurs sûres françaises, dont on attend qu’elles atteignent leur plénitude en Gironde, comme avant elles les Zidane, Lizarazu, Micoud, Wiltord ou Ramé. Football offensif Le poste d’arrière gauche, talon d’Achille de l’équipe la saison dernière, sera occupé par Jérôme Bonissel, ancien international espoirs. En milieu de terrain, pour pallier le départ probable de Lassina Diabaté en Angleterre, c’est le Montpelliérain Jean-Christophe Rouvière qui a été engagé. «Les recrues, j’ai l’impression qu’elles étaient déjà avec nous l’année dernière», déclare Baup après quatre matches de préparation victorieux et un trophée des champions perdu contre Nantes (0-1). Rien d’étonnant puisque Ziani et Bonissel viennent tous les deux de La Corogne, ce dernier étant un ancien Montpelliérain, comme Rouvière, et aussi comme Hervé Alicarte et Michel Pavon. De quoi faciliter l’intégration dans le groupe. Reste à trouver un attaquant supplémentaire pour appuyer le duo Laslandes-Wiltord, qui pourrait être le Bastiais Pierre-Yves André. «Mais d’autres pistes sont tenues au chaud», assure Baup. Le président Jean-Louis Triaud a logiquement fixé comme objectif «de conserver le titre national et de bien figurer en Ligue des champions», mais l’ambition véritable du repreneur M6 est de «construire dans la durée un grand club national et européen, qualifié tous les ans pour la Ligue des champions». Au-delà des résultats forcément aléatoires, un grand club se reconnaît à son style. Celui du cru 98, audacieux, tourné vers l’attaque, conviendrait à merveille à un aspirant à la cour des grands. «Ce qui est important à mes yeux, c’est de continuer à pratiquer un certain football tourné vers l’offensive, de créer, de faire du jeu et d’être en communion avec nos supporteurs», souligne Baup.
Pas grisés par leur titre de champion de France ni par l’argent de M6, les Girondins de Bordeaux veulent «prendre leur temps pour aller loin», selon les mots de l’entraîneur Élie Baup. La priorité de la politique de «recrutement» des Girondins a d’ailleurs été... de conserver les piliers de l’équipe championne de France. Objectif rempli puisque les Ramé, Laslandes, Wiltord, Micoud et Pavon se sont laissés convaincre, parfois aux prix d’âpres négociations et de renégociations des contrats à la hausse, de tenter l’aventure de la Ligue des champions, en dépit des sollicitations venues de France et de l’étranger. Parmi les joueurs majeurs, seul le meneur de jeu Ali Benarbia a choisi de faire ses valises pour la capitale. Pour le remplacer, Bordeaux a joué la sécurité, en rappelant Stéphane Ziani,...