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Actualités - Chronologie

La phisionnomie du marché Beyrouth : un marché plutot tourné vers l'euro

Le marché libanais des changes s’est montré en ce début de semaine plus préoccupé par l’évolution haussière de l’euro à l’étranger que par la parité dollar/LL. Ce phénomène s’est donc traduit par une certaine contraction du volume d’affaires sur le billet vert dont l’orientation est restée dominée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente en l’état entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de traiter le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 502,10 LL et souvent en l’absence de contreparties valables à la demande en dehors de celle-ci, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque neuf millions de dollars, presque entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 502,00 LL. L’euro poursuit sur sa lancée À l’étranger, l’euro s’est apprécié encore davantage face au billet vert, hier, sur les marchés des changes internationaux, repassant brièvement au-dessus de 1,07 dollar, dans un élan pris la semaine dernière après la publication de chiffres meilleurs que prévu sur l’économie allemande. La devise américaine a également fléchi sous 116,00 yens, un plus bas depuis plus de cinq mois, avant de se ressaisir en fin de journée grâce à des prises de bénéfices. De nombreux opérateurs ont été surpris de voir l’euro poursuivre sur sa lancée face au billet vert, hier, et se sont dépêchés de couvrir leurs positions après que la monnaie unique européenne eût franchi dans la matinée le seuil psychologique de 1,0550 dollar. Déjà dopée par la publication d’un rapport IFO meilleur que prévu sur le climat des affaires en Allemagne, mardi dernier, la monnaie européenne a profité de nouvelles données encourageantes, hier, montrant une accélération de l’inflation allemande en juillet, une évolution propice à une hausse des taux d’intérêt à long terme dans la zone euro. De fait, le marché a été dans l’ensemble toujours à court d’euros et la marge d’appréciation de la monnaie unique européenne reste encore importante. La devise européenne a toutefois cédé un peu du terrain en fin de journée sous l’effet de prises de bénéfices après une déclaration faite par le secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, en faveur d’un dollar fort. Celui-ci a fait savoir qu’un «dollar fort est dans l’intérêt des États-Unis. Cela a été notre politique et continuera à l’être». Et d’ajouter que «la politique d’un dollar fort avait bien servi les États-Unis en soutenant la confiance dans la monnaie et en réduisant l’inflation de même que les coûts des emprunts». Même évolution pour le yen. La devise japonaise s’est fortement appréciée en cours de journée toujours portée par un regain d’optimisme des investisseurs vis-à-vis de l’économie japonaise, mais les prises de bénéfices ont fini par le faire plier. Les cambistes estiment toutefois que la tendance du yen face au dollar reste à la hausse dans un contexte devenu plus propice pour les placements en actifs japonais. La livre sterling a suivi l’euro à la hausse puis à la baisse face au dollar pour repasser le seuil de 1,59 dollar. Finalement, le billet vert s’est négocié, à New York, sur un ton faible à irrégulier comme suit : – 1,0654 pour un euro contre 1,0505, vendredi dernier – 1,5910 pour un sterling contre 1,5785 – 1,8335 DM contre 1,8610 – 6,1485 FF contre 6,2430 – 1,5050 FS contre 1,5310 – 1 815,00 lires contre 1 843,55 – 116,65 yens contre 116,55. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth n’a presque pas bougé en ce début de semaine, la baisse des actions A de Solidere de 7 1/8 à 7,00 dollars ayant été compensée par la hausse des actions B de la même société de 7 1/4 à 7 3/8 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 75,73 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 180,25 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un volume d’affaires très mince totalisant 20 668 actions d’une valeur globale de 141 748 dollars. Wall Street : nouvel accès de faiblesse Le syndrome de resserrement monétaire aux États-Unis a continué à frapper Wall Street en ce début de semaine, tirant tous les indices vers le bas dans le sillage du marché obligataire sensiblement affecté par la remontée du rendement moyen de l’obligation du Trésor à 30 ans de 6,0210 % à 6,0460 % hier. Ce taux, qui évolue à l’inverse du prix des obligations, avait brièvement dépassé le niveau de 6,06 % après la publication d’un bond de 10,6 % des reventes de logements en juin aux États-Unis, alors que les analystes tablaient sur un niveau inchangé par rapport à mai. Selon les analystes, le marché américain continue à souffrir des déclarations jeudi dernier au Congrès d’Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale (Fed), qui ne cessent d’alimenter les craintes d’un nouveau relèvement des taux directeurs américains en août, après celui de la fin juin. Alan Greenspan sera à nouveau après-demain pour un autre témoignage devant la commission bancaire du Congrès. De plus, les investisseurs attendent aussi la publication de la première estimation de croissance du produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre, et surtout de l’indice du coût de l’emploi, un indicateur que le président de la Fed suivrait tout particulièrement. Dans cette attente, et compte tenu aussi des ventes bénéficiaires qui suivent la publication de résultats trimestriels de sociétés généralement meilleurs que prévu, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fléchi d’un plus haut à 10 929,33 points à un plus bas à 10 831,81 points, avant d’afficher en préclôture 10 875,80 points, en nouvelle baisse de 35,16 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes victimes de la baisse du dollar Le nouvel accès de faiblesse du dollar et les craintes d’un nouveau relèvement de taux ont déclenché lundi d’importants dégagements sur les valeurs européennes et notamment sur les titres liés à l’exportation et l’énergie. Le dollar est descendu en deçà de 116 yens pour la première fois depuis le 16 février et l’euro a atteint son plus haut niveau depuis deux mois à près de 1,068 alors que l’indice Eurotop 100 a chuté de 1,21 % à 2 893,07 points et le DJ Euro Stoxx 50 a perdu 1,09 % à 3 616,81. «Les inquiétudes concernant la parité de l’euro/dollar appartiennent désormais au passé et nous entrons dans un nouveau territoire où les préoccupations dominantes ont trait à la faiblesse généralisée du dollar», a expliqué David Blomm (HSBC Markets). «La grande question est de savoir si le marché des changes est en train de s’adapter à un nouvel ordre mondial», a-t-il ajouté. «Un dollar faible a un impact sur les prévisions de résultats des sociétés européennes, élément très important pour l’évolution des marchés mondiaux», a souligné Richard Davidson (Morgan Stanley Dean Witter). L’économie japonaise manifeste également des signes de redressement. Un responsable du ministère des Finances, Zembei Mizoguchi, a réaffirmé qu’une hausse rapide du yen n’était pas souhaitable et que le ministère agirait s’il le fallait. Pour Michael Rottmann (HypoVereins Bank), les Japonais «auront du mal à maintenir le dollar/yen au-dessus de 115». « Syndrome de l’été » La Bourse de Francfort a le plus souffert de la hausse de l’euro et l’indice Dax a cédé 1,96 %. Paris a également accusé le coup et le CAC 40 a abandonné 1,0 % à l’issue de la septième séance consécutive de baisse. Les intervenants parlent de «syndrome de l’été» et anticipent un «mois d’août difficile». Parmi les baisses, on a noté le repli du géant allemand de la chimie Hoechst qui a perdu 3,8 % dans la crainte de voir ses exportations pâtir de la vigueur de l’euro. L’annonce de l’acquisition des activités câblées de Cable & Wireless Plc par NTL avec le soutien de France Telecom a animé le secteur. Cable & Wireless a dans un premier temps progressé avant de se replier et de perdre en clôture 2,68 % à 773 3/4. La participation de France Telecom dans NTL passe de 10 à 25 %. France Telecom a gagné 4,67 % à 69,55 euros, malgré le recul de l’ensemble de la place. Mannesmann a perdu 1,2 % après une hausse initiale. Le groupe a confirmé son intérêt pour l’acquisition d’une participation dans le réseau câblé de Deutsche Telekom. Ce dernier perd 0,9 % alors que l’espagnol Telefonica a démenti que les deux groupes aient engagé des discussions en vue d’une coopération. À Londres, la descente aux enfers des valeur britanniques se poursuit pour la septième séance consécutive et à un moment, le FTSE 100 a touché un plus bas de quatre mois. Il a terminé à son plus bas niveau depuis le 17 mai à 6 169,1 points (-0,6 %). Sur ce marché plutôt terne, Freeserve Plc s’est distingué avec une impressionnante hausse de 37 % au premier jour de son introduction en Bourse à 205 1/2 pence dans un volume étoffé de 95 millions de titres. Les titres de l’énergie ont reculé, les investisseurs pariant que la vigueur de l’euro affectera leurs bénéfices alors que le secteur bancaire a pâti des supputations sur l’évolution des taux US. Aux bancaires, Dresdner Bank a perdu près de 4 % et BNP 5,2 %. «Nous nous retrouvons dans une période d’attente où chaque statistique économique compte, en Europe pour voir si la croissance repart, aux États-Unis pour voir si la Fed va relever ses taux», explique Philipp Buchli (Banque Julius Baer). Les titres du secteur de l’énergie ont dans leur ensemble perdu 2,3 %, Dutch/Shell abandonnant notamment 2,55 %.
Le marché libanais des changes s’est montré en ce début de semaine plus préoccupé par l’évolution haussière de l’euro à l’étranger que par la parité dollar/LL. Ce phénomène s’est donc traduit par une certaine contraction du volume d’affaires sur le billet vert dont l’orientation est restée dominée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente en l’état entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de traiter le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 502,10 LL et souvent en l’absence de contreparties valables à la demande en dehors de...