UNION EUROPÉENNE Nouveau coup dur pour Coca-Cola soupçonné de pratiques illégales
le 23 juillet 1999 à 00h00
La Commission européenne a confirmé hier avoir fait perquisitionner mardi dans des locaux commerciaux de la multinationale américaine Coca-Cola et de certaines de ses filiales soupçonnées de pratiques commerciales illégales. La firme d’Atlanta nie toute pratique illicite en Europe, mais l’annonce de l’initiative de Bruxelles a entraîné une chute de plus de 12 % de l’action Coca-Cola hier dans les premières transactions à la Bourse de Londres. Martine Reicherts, porte-parole de la CE, a déclaré que les perquisitions effectuées dans plusieurs pays visaient à réunir des preuves pour étayer ces soupçons concernant «essentiellement les réductions accordées par Coca-Cola à un certain nombre de ses clients». «À ce stade, apparemment, Coca-Cola est seulement soupçonné de pratiques qui ne seraient pas conformes à la législation européenne et c’était pour appuyer nos doutes que nous avons perquisitionné dans les locaux des sociétés d’embouteillages», a-t-il précisé. Le siège de Coca-Cola à Atlanta avait annoncé lui-même la veille que des enquêteurs de l’UE avaient perquisitionné dans des bureaux et usines de la firme ou de ses «partenaires de conditionnement» en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Grande-Bretagne, saisissant des documents internes. «Nous sommes convaincus d’avoir pleinement respecté la législation sur la concurrence et autres réglementations et nous coopérons sans réserve avec les autorités», affirmait un communiqué de la compagnie. Soulignant que les groupes dominants ne devaient pas malmener leurs concurrents, Karel Van Miert, commissaire européen à la Concurrence sortant, a précisé que l’UE enquêtait sur trois types de primes accordées par Coca-Cola en Europe. Van Miert explique que ces primes – les rabais liés à des objectifs de croissance, d’autres liés à la vente de la gamme complète des produits de la marque, ainsi que les primes à l’exclusivité – sont illégales de la part de groupes dominants. «Nous soupçonnons Coca-Cola d’avoir offert, dans trois pays membres de l’UE – Autriche, Danemark et Allemagne – trois types d’avantages, tous étant illégaux pour des groupes dominants sur n’importe quel marché. Coca-Cola s’était même engagé il y a deux ans à ne recourir à aucune d’entre elles sur le marché britannique», a-t-il souligné. Stephan Rating, porte-parole de Van Miert, s’est refusé à dire si la CE avait reçu des plaintes ou agissait de sa propre initiative. Coca-Cola réalise un cinquième de ses bénéfices en Europe.
La Commission européenne a confirmé hier avoir fait perquisitionner mardi dans des locaux commerciaux de la multinationale américaine Coca-Cola et de certaines de ses filiales soupçonnées de pratiques commerciales illégales. La firme d’Atlanta nie toute pratique illicite en Europe, mais l’annonce de l’initiative de Bruxelles a entraîné une chute de plus de 12 % de l’action Coca-Cola hier dans les premières transactions à la Bourse de Londres. Martine Reicherts, porte-parole de la CE, a déclaré que les perquisitions effectuées dans plusieurs pays visaient à réunir des preuves pour étayer ces soupçons concernant «essentiellement les réductions accordées par Coca-Cola à un certain nombre de ses clients». «À ce stade, apparemment, Coca-Cola est seulement soupçonné de pratiques qui ne seraient pas conformes...
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