L’Espagnol David Etxebarria a signé son deuxième succès dans le Tour de France en s’imposant mercredi au sprint à Pau dans la 16e étape dont l’Américain Lance Armstrong peut être considéré comme le grand vainqueur. Etxebarria, victorieux à Saint-Flour la semaine passée, s’est montré le plus fort après le passage de quatre cols dont le célèbre Tourmalet concluant les étapes de montagne. Deux jours avant son 26e anniversaire, le coureur de la Once a devancé le Colombien Alberto Contreras, deuxième, et l’Italien Alberto Elli, troisième de l’emballage final. Considéré comme un des grands espoirs du cyclisme espagnol, Etxebarria rejoint son illustre aîné Miguel Indurain, dernier coureur ibère à avoir remporté deux étapes du Tour de France en 1995. «Gagner une étape est le rêve de tout le monde. Alors gagner deux étapes est quelque chose d’incroyable», a dit le héros du jour. «J’ai une plus grande confiance et une plus grande forme». «Je me suis mis dans le sprint car, de toute façon, je n’avais rien à perdre». Armstrong, qui termine à 21 secondes du vainqueur mais dans le même temps que ses dauphins au classement général, l’Espagnol Fernando Escartin et le Suisse Alex Zulle, a lui tout gagné dans cette journée. Soupçonné de dopage après les informations publiées par le journal Le Monde révélant que des traces de corticoïdes avaient été retrouvées dans ses urines le 4 juillet, le Texan a été blanchi par l’UCI. Dans un communiqué, publié sous la pression des événements, l’Union cycliste internationale a précisé que le maillot jaune avait fait usage d’une pommade pour soigner une allergie cutanée (dermatite allergique). « Persécuté » L’UCI a précisé que cette utilisation était justifiée par une prescription médicale, qu’elle n’était pas systématique et donc qu’elle ne constitue pas «une pratique de dopage». Tenant lui-même à s’expliquer sur les soupçons qui pèsent sur lui, Armstrong a jugé être «persécuté» par un «journalisme de rapaces». «J’ai vécu dans les Pyrénées deux journées très difficiles», a poursuivi l’Américain. «Certains journalistes voulaient me voir craquer. Mais je ne leur donnerai pas ce plaisir». L’autre victoire, Armstrong l’a conquise sur son vélo. Au sortir de la montagne et après 28 cols franchis depuis les Alpes, le Texan retrouve la vallée avec une avance qui doit le conduire sur la plus haute marche du podium sur les Champs-Élysées, dimanche. Le maillot jaune, malmené tout au long de la traversée des Pyrénées, n’a rien cédé à ses rivaux et possède même une avance suffisante pour ne pas s’employer plus que nécessaire dans le contre-la-montre du Futuroscope, samedi. Escartin, vainqueur de sa première étape du Tour, mardi, à Piau-Engaly, a essayé de faire sauter le verrou texan, mais il n’a abouti qu’à asseoir un peu plus la hiérarchie établie. L’Espagnol a dynamité le peloton dans l’ascension du Soulor sans parvenir à lâcher Armstrong et Zulle. En revanche, il hypothéquait les rêves de Pavel Tonkov, grande déception de ce Tour. Le Russe s’était échappé dans le célèbre Tourmalet avec Elli et Etxebarria et avait compté jusqu’à trois minutes sur le maillot jaune. Mais les trois fuyards étaient repris au km 167 tandis que derrière, Richard Virenque vivait dans ses chères Pyrénées sa plus mauvaise journée aux côtés de son ancien équipier Laurent Dufaux et l’Espagnol Abraham Olano. Incapable de suivre dans le Soulor, le Français, qui a remporté le maillot à pois, a concédé 2’13’’ et a vu s’évanouir ses espoirs de figurer sur le podium dimanche. «Je suis cinquième, c’est pas mal, a déclaré le Varois. Le podium va être difficile, il s’éloigne un peu de moi. Mais je gagne le maillot à pois, c’est une certitude». Virenque compte 11’40» de retard sur Armstrong et plus de quatre minutes sur Alex Zulle. Jeudi, la 17e étape conduit le peloton de Mourenx à Bordeaux sur 200 kilomètres, sans aucune difficulté.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Espagnol David Etxebarria a signé son deuxième succès dans le Tour de France en s’imposant mercredi au sprint à Pau dans la 16e étape dont l’Américain Lance Armstrong peut être considéré comme le grand vainqueur. Etxebarria, victorieux à Saint-Flour la semaine passée, s’est montré le plus fort après le passage de quatre cols dont le célèbre Tourmalet concluant les étapes de montagne. Deux jours avant son 26e anniversaire, le coureur de la Once a devancé le Colombien Alberto Contreras, deuxième, et l’Italien Alberto Elli, troisième de l’emballage final. Considéré comme un des grands espoirs du cyclisme espagnol, Etxebarria rejoint son illustre aîné Miguel Indurain, dernier coureur ibère à avoir remporté deux étapes du Tour de France en 1995. «Gagner une étape est le rêve de tout le monde. Alors...