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Actualités - Chronologie

De la littérature de l'éclipse

De tout temps, chaque culture a su développer une approche convenant à ses croyances et ses coutumes en matière d’éclipse, à Stonehenge, à Babylone et en Égypte. Mais la découverte du Saros revient au peuple de Babylone qui a découvert la méthode permettant de prévoir le cycle. Un cycle d’éclipse peut également servir à nous ramener dans le temps. Cette technique s’est également révélée utile aux historiens quant à la datation d’événements précis. De nombreux systèmes ont été employés par les civilisations anciennes afin de marquer le passage du temps. Généralement, le temps se mesurait au fil des événements marquant cette société à travers tant de jours, de mois, d’années après un couronnement, ou un sinistre, un fléau, ou n’importe quelle autre circonstance. Cela reste sans tenir compte d’un jour précis référant à notre mode de datation. Par contre s’il survenait une éclipse, la description à travers leurs records étaient précisément détaillés comme ceux d’aujourd’hui, décrivant le lieu, la date et l’heure de l’événement. Seule l’éclipse demeurait une datation plutôt exacte. Beaucoup de faits et chronologies historiques ont pu être vérifiés et comparés en utilisant cette méthode. L’éclipse probablement le plus fameuse de ces temps anciens a mis fin à la guerre de cinq ans entre les Lydiens et les Médés. Ces deux armées de l’Est étaient enfermées dans leur bataille jusqu’à ce que «le jour tourna en nuit». La vue de l’éclipse solaire totale, dont la date est fixée au 28 mai en 585 apr. J.-C., a engendré tant d’émotion qu’ils arrêtèrent sur-le-champ la bataille. Ils s’entendirent sur un traité de paix et ils scellèrent le pacte par un double mariage. Cette éclipse a été prévue par Thalles, le célèbre astronome et philosophe grec, mais cette prédiction n’était certainement pas connue des peuples en guerre. L’éclipse lunaire du 27 août 413 apr. J.-C., a eu par contre un effet diffèrent sur la bataille dans la guerre du Péloponnèse. Les Athéniens étaient prèts à déplacer leurs forces de Syracuse quand la Lune entra en éclipse. Les soldats et marins effrayés par ce mauvais présage céleste ne voulurent plus partir. Leur commandant, Nicias, consulta des voyants et ainsi recula le départ de 27 jours. Ce délai offrit un avantage considérable à leurs ennemis les Syracusains qui, d’un coup, balayèrent l’entière flotte de l’armée athénienne, et tua Nicias. Le spectacle d’une éclipse, qui a eu de si grands effets sur les batailles comme des guerres, a également impressionné les poètes. Un fragment du poème disparu d’Archilochus disait : «Il n’y a rien de plus que l’espoir, rien qui puisse être juré impossible, rien de magnifique, depuis Zeus, père de l’Olympe, qui créa la nuit en plein jour, cachant la lumière d’un radieux Soleil, et les craintes amoindries remontaient en l’homme». La compilation de passages n’est qu’un parmi un nombre de textes littéraires et historiques entre les éclipses et les tremblements de terre. L’historien grec Thucydides écrit à propos de la guerre du Péloponnèse, qu’il avait constaté «que les tremblements de terre et les éclipses du Soleil se faisaient plus fréquents que l’on semble pouvoir se rappeler du passé». À une autre occasion, il notait : «Il y a eu une éclipse du Soleil à un moment de la nouvelle Lune, et à cette même époque un tremblement de terre». Un autre écrivain grec, Phlégon, rapportait lui aussi l’événement : «Dans la quatrième année de 202e de l’Olympe, il y eut une éclipse du Soleil qui était plus grande que n’importe laquelle connue avant et pendant les six heures du jour, il fut nuit, et les étoiles apparurent du Paradis, et un grand tremblement de terre éclata de Bithynia et détruisit une grande partie de Nicaea». Cette façon très intéressante de lier ces deux événements par coïncidence peut avoir été une manière de chercher à prévoir l’imprévisible tremblement de terre, comme un mauvais présage céleste des Babyloniens. Assez étrangement, ce genre de coïncidences semble persister. Le tremblement de terre d’Iran, le 16 septembre 1978, le plus mortel de cette année et qui fit plus de 25 000 morts, est arrivé tout juste trois heures avant une éclipse lunaire. Pour comprendre l’importance de ces événements, il faut nous rappeler les grands rôles qu’ils ont tenus à travers l’histoire de l’humanité.
De tout temps, chaque culture a su développer une approche convenant à ses croyances et ses coutumes en matière d’éclipse, à Stonehenge, à Babylone et en Égypte. Mais la découverte du Saros revient au peuple de Babylone qui a découvert la méthode permettant de prévoir le cycle. Un cycle d’éclipse peut également servir à nous ramener dans le temps. Cette technique s’est également révélée utile aux historiens quant à la datation d’événements précis. De nombreux systèmes ont été employés par les civilisations anciennes afin de marquer le passage du temps. Généralement, le temps se mesurait au fil des événements marquant cette société à travers tant de jours, de mois, d’années après un couronnement, ou un sinistre, un fléau, ou n’importe quelle autre circonstance. Cela reste sans tenir compte...