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Actualités - Chronologie

Ophtalmologie Myopie: les idées reçues, et les autres

Sur la myopie, trouble de l’œil résultant d’un défaut de vision, circulent bon nombre d’idées reçues. S’il est vrai qu’elle constitue le défaut visuel le plus répandu dans le monde, il est tout à fait faux de croire que les myopes sont plus doués sur le plan intellectuel que les autres. Aucune étude sérieuse n’a pu jusqu’à présent démontré la moindre relation entre quotient intellectuel et dioptries. En revanche, craindre de transmettre sa myopie à ses enfants n’est nullement sans fondement. On retrouve des familles de myopes, et si les deux parents sont myopes, il est à craindre que leurs enfants le seront également. Il s’agit en effet d’une composante génétique qu’aucun médicament ne peut (pour l’instant) modifier. Ce défaut de vision se déclare dès l’enfance. Il apparaît généralement entre 8 et 13 ans et a tendance à s’accentuer au cours de la croissance. Chez l’enfant qui grandit, la longueur de l’œil s’accroît, augmentant le degré de la myopie. La stabilisation n’est atteinte que vers l’âge de 20-25 ans. Plusieurs types On distingue plusieurs types de myopies, selon l’importance de la correction nécessaire. Entre 0 et -2 dioptries, il s’agit de myopie faible. De -2 à -8, de myopie moyenne. Les fortes myopies commencent de -8 et au-delà. Une myopie rare (myopie maligne), souvent héréditaire, peut atteindre parfois au-delà de -20 dioptries. Mais il s’agit de cas peu communs. Pour les fortes myopies comme pour les moyennes, des contrôles réguliers sont à conseiller. Il est incontestable que l’œil myope est fragile. La rétine a tendance à être étirée, ce qui favorise quelquefois la survenue de lésions: déchirures ou décollement de rétine. Par ailleurs, l’œil myope est plus exposé à certaines pathologies. Il semblerait que la cataracte est plus précoce chez les grands myopes. D’où le conseil d’être régulièrement suivis, si on en fait partie, par un spécialiste qui détectera les premiers signes d’une atteinte et la traitera préventivement. Croire que le port des lunettes permet de stopper l’évolution de la myopie est illusoire. La progression est inéluctable et aucun régime, aucun collyre ou autre médicament ne peuvent l’arrêter. Le laser sauveur ? Le laser Excimer introduit par les Américains dans le traitement de la myopie paraît donner des résultats satisfaisants. Mais comme tout acte chirurgical, il expose à certains inconvénients (gêne passagère à la lumière, réaction cicatricielle excessive, voile flou mettant des mois à disparaître). Mais les techniques évoluent et se perfectionnent. Entre-temps, pour la grande majorité des myopes, les lunettes servent toujours de béquille visuelle indispensable. Au récent congrès de la Société européenne d’ophtalmologie tenu à Stockholm, un nouveau procédé mis au point aux États-Unis a été présenté par un groupe de spécialistes (Voir L’Orient-Le Jour du 1er juillet 99). Il s’agirait d’une intervention opérée sur la cornée. Il faudrait toutefois attendre les commentaires des spécialistes et les statistiques à l’appui pour préconiser pareille méthode, consistant à une ouverture d’environ un millimètre sur la cornée, selon les dépêches.
Sur la myopie, trouble de l’œil résultant d’un défaut de vision, circulent bon nombre d’idées reçues. S’il est vrai qu’elle constitue le défaut visuel le plus répandu dans le monde, il est tout à fait faux de croire que les myopes sont plus doués sur le plan intellectuel que les autres. Aucune étude sérieuse n’a pu jusqu’à présent démontré la moindre relation entre quotient intellectuel et dioptries. En revanche, craindre de transmettre sa myopie à ses enfants n’est nullement sans fondement. On retrouve des familles de myopes, et si les deux parents sont myopes, il est à craindre que leurs enfants le seront également. Il s’agit en effet d’une composante génétique qu’aucun médicament ne peut (pour l’instant) modifier. Ce défaut de vision se déclare dès l’enfance. Il apparaît...