Pendant toute la durée des «Estivales» de Deir el-Qamar, les voûtes du Kharj et la «salle à la colonne» accueillent une grande exposition de photographie libanaise. Les œuvres de Carlos Aoun, Christian Catafago, Ghassan Kitmitto, Roger Moukarzel, Pierre Zabbal, Paul Zgheib, Vicky Mokbel et des étudiants de l’Alba dirigés par Gilbert Hage sont accrochées jusqu’au 15 août. Cette jeune génération d’artistes présente des travaux très différents, tant du point de vue du thème que de celui de la technique de tirage employée. Christian Catafago a accroché trois prises de vue de la rue de Damas : dans un format carré, elles utilisent la couleur (tous les autres clichés de l’exposition sont en noir et blanc), ou plus exactement elles sont baignées dans une atmosphère verte. Un semblant de végétal dans l’univers minéral et lunaire de l’après-guerre… «Trait portrait» rend hommage aux «rituels intimistes des druzes et des maronites» du Chouf du nord, selon les termes de l’artiste, Roger Moukarzel. Cette exposition, très appréciée du public l’année dernière, trouve tout naturellement sa place à Deir el-Qamar… Paul Zgheib, quant à lui, travaille sur «l’intimité». Les clichés présentés sous le titre étrange de Voici maintenant ce que les tarots ont révélé sur l’oiseau bleu sont le reflet de l’intériorité de l’artiste (l’oiseau bleu est mon âme, confie-t-il), qui met en scène le défilé chaotique de ses propres idées. Le photographe a choisi un très petit format de tirage pour permettre aux spectateurs de «se rapprocher du tableau et par là-même, de l’intimité des choses»… Pour illustrer le thème du mouvement, Pierre Zabbal a choisi la danse. Gros plans les visages des danseurs et leurs bonds, fixés sur le papier, sont dans des cadres de formats différents à fond noir. Avec les trois photographies regroupées sous le titre Le pays d’Akram, Ghassan Kitmitto continue son travail de corrélation entre peinture et cliché, amorcé par ses œuvres effectuées «à quatre mains» avec Amine el-Bacha. Les tirages ont été effectués sur une texture spécifique, appelée «nid d’abeille»… Vicky Mokbel est la seule femme de l’exposition, et les cinq portraits présentés illustrent le talent de cette photographe dans ce genre difficile : capter la beauté d’un visage. Carlos Aoun, avec les 15 tirages de «Futurs anciens», s’est essayé dans un travail nouveau : une technique spécifique (contrastes des noirs et blancs), et une unité du mouvement du modèle et du site dans lequel ce dernier évolue. Ainsi, «l’état de matière», «l’oasis de paix», «le passage», «la lumière», «entre ciel et terre (1 et 2)», et l’état d’ange» composent une étude particulière, rangée sous le titre Les sept états de l’être. À découvrir aussi : «l’espace temps : dans les coulisses du Monnot». Un Carlos Aoun inattendu. De l’autre côté de la place, dans la «salle à la colonne», les 35 clichés des étudiants de l’Alba, sous la direction de leur professeur, Gilbert Hage. Pendant une semaine, ils ont capté ce qui leur paraissait être L’âme de Deir el-Qamar (titre de leur exposition). Les «Portraits de la ville et de ses habitants» révéleront sans doute les plus doués de ces photographes en herbe.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pendant toute la durée des «Estivales» de Deir el-Qamar, les voûtes du Kharj et la «salle à la colonne» accueillent une grande exposition de photographie libanaise. Les œuvres de Carlos Aoun, Christian Catafago, Ghassan Kitmitto, Roger Moukarzel, Pierre Zabbal, Paul Zgheib, Vicky Mokbel et des étudiants de l’Alba dirigés par Gilbert Hage sont accrochées jusqu’au 15 août. Cette jeune génération d’artistes présente des travaux très différents, tant du point de vue du thème que de celui de la technique de tirage employée. Christian Catafago a accroché trois prises de vue de la rue de Damas : dans un format carré, elles utilisent la couleur (tous les autres clichés de l’exposition sont en noir et blanc), ou plus exactement elles sont baignées dans une atmosphère verte. Un semblant de végétal dans...