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TRADITIONS La culture du ver à soie

Il fut un temps où la saison de la soie au Liban représentait l’abondance. Elle constituait le revenu principal des villageois et des agriculteurs. À l’époque, le ver à soie était appelé ver de Jacob en allusion à la longue période de sa gestation. Aujourd’hui, à l’heure de l’industrialisation à outrance, cette culture est tombée dans l’oubli et peu de jeunes connaissent les différentes étapes du processus du ver au fil de soie en passant évidemment par le cocon. Dans certains villages, cette culture est encore présente, à petite échelle certes, mais la tradition survit. Le ver traverse plusieurs étapes avant de devenir cocon 40 jours plus tard ; des périodes qui s’étalent d’avril à juin. À l’époque, les villageois préparaient eux-mêmes les grains. De l’avis des connaisseurs, le cocon était plus allongé et le fil de soie plus fin que celui d’aujourd’hui où les grains sont importés par le bureau de la soie qui les fournit aux agricultures. Les grains sont d’abord déposés sur du tissu spécial et recouverts de feuilles de mûrier très fines et très tendres. Au bout de deux ou trois jours, ils se transforment en petits vers qui se nourrissent de ces feuilles. Par la suite, et à quatre reprises, ils ne seront plus alimentés pendant quelque temps avant de pouvoir avaler de nouveau des kilos de feuilles de mûrier. La dernière étape est celle où le ver se gave littéralement avant de commencer à tisser le cocon, une opération qui durera une petite semaine. On se demande aujourd’hui si le résultat vaut tant de peine quelle que soit la saison. Que ne sacrifie-t-on pas à la tradition...
Il fut un temps où la saison de la soie au Liban représentait l’abondance. Elle constituait le revenu principal des villageois et des agriculteurs. À l’époque, le ver à soie était appelé ver de Jacob en allusion à la longue période de sa gestation. Aujourd’hui, à l’heure de l’industrialisation à outrance, cette culture est tombée dans l’oubli et peu de jeunes connaissent les différentes étapes du processus du ver au fil de soie en passant évidemment par le cocon. Dans certains villages, cette culture est encore présente, à petite échelle certes, mais la tradition survit. Le ver traverse plusieurs étapes avant de devenir cocon 40 jours plus tard ; des périodes qui s’étalent d’avril à juin. À l’époque, les villageois préparaient eux-mêmes les grains. De l’avis des connaisseurs, le cocon était...