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Actualités - Chronologie

FOOTBALL - Mondial -99 (dames) Deuxième titre mondial pour les Américaines

C’est fait ! Les États-Unis, après une rencontre où le suspense a été l’élément moteur, se sont adjugé leur deuxième titre mondial féminin de football en ne venant à bout de la Chine qu’à l’issue de la séance des tirs au but (5-4). Après une cérémonie d’ouverture sobre et marquée par le passage à basse altitude d’une patrouille de F-16, qui réjouissait les 90 000 heureux possesseurs d’un billet d’entrée, les deux formations rentraient rapidement dans le match. Aussi bien Ma Yuanan que Tony DiCicco, les techniciens, n’avaient pas prévu de surprise. Place aux titulaires habituels engagés dans deux 4-4-2 de départ, modulable dans les phases offensives. «Dopées», semble-t-il, par la présence du président Bill Clinton, recherchant de l’air frais comme l’ensemble de la foule, les Américaines pratiquaient ce jeu direct, très anglo-saxon, pour venir percuter l’arrière-garde chinoise grande par son talent mais petite par la taille. La formation chinoise, avec Gao Hong dans les buts, qui inspirait une grande confiance, prenait peu à peu ses responsabilités. Sans être véritablement dangereuse, elle monopolisait le ballon, laissant en de rares occasions ce soin à une équipe américaine jouant par à-coups. Michelle Akers, l’organisatrice de la formation US, pris dans la nasse asiatique dans l’entrejeu, les munitions offensives étaient maigres pour le duo Lilly-Hamm. La pause sifflée sans aucune véritable occasion de but, les deux finalistes rejoignaient les vestiaires sous un soleil accablant pour les organismes. Viva Chastain Dès la reprise, sous les «USA, USA» du public, les joueuses de Tony DiCicco haussaient leur niveau de jeu. Akers se trouvait plus près de sa division offensive, Foudy, Parlow et Milbrett parvenaient à récupérer plus vite le ballon. Hélas, aucune action ne parvenait à déséquilibrer un bloc chinois où Wen Lirong et Fan Yunjie impressionnaient par leur maîtrise, notamment au niveau de la relance. Cependant, plus le temps défilait, plus les joueuses évoluaient à petite allure sous un soleil de plomb. Il devenait très difficile de prendre de vitesse des défenses bien en place. Hamm devait s’essayer à ce style (75). Sans résultat. Tout comme ce coup franc bien placé de MacMillan (80). Les deux équipes se dirigeaient alors tout droit vers la prolongation, où la première formation à marquer s’adjugerait le trophée ! Comme en 1994, pour la finale messieurs Brésil-Italie, le Rose Bowl vivait de nouveau une prolongation alors qu’Akers sortait, sur blessure, et était remplacée par Whalen. La Chine osait, et Lilly (100) était obligée de dégager sur sa ligne une tête de Fan Yunjie. C’était la première occasion nette de la rencontre ! Les tirs au but allaient départager les deux équipes. Chastain, à l’issue du dixième tir, transformait en réalité le rêve de tout un peuple. Les Américaines obtenaient alors leur deuxième titre mondial après celui conquis en 1991 en... Chine ! Déclarations Kristine Lilly (attaquante américaine) : «Parfois, je dois me pincer pour arriver à croire ce que nous avons réalisé. Je crois que nous méritons cette victoire. Je suis vraiment contente. C’est la récompense de tout un travail, de tout un groupe qui s’est investi pour parvenir à cet objectif». Briana Scurry (gardienne de but américaine) : «J’ai fais mon job, avec le travail de l’équipe bien sûr. Dans la séance des tirs au but, je n’ai pas douté. À l’image de toute l’équipe. Je suis vraiment heureuse». Tony DiCicco (entraîneur américain) : «C’est un grand plaisir. Le challenge était relevé d’autant que la Chine a été un adversaire très coriace que je dois saluer et remercier. Merci à tous, je remercie tous le monde, le peuple américain qui nous a aidés dans les moments difficiles. Je n’ai pas douté. Même si en seconde période nous avons été un peu juste. Ce titre, c’était un rêve. Les deux équipes voulaient attaquer. Mais la chaleur, nous a “attaqué” et la défense chinoise a été tout au long de la rencontre bien en place». Sun Wei (attaquante chinoise) : «On est toujours déçu quand on perd. Il n’y rien d’autre à dire si ce n’est que nous avons donné le meilleur de nous-mêmes». Ma Yuam (entraîneur chinois) : «Les deux équipes, qui se sont affrontées en finale, étaient et sont les meilleures au monde. Je dois rendre hommage à cette formation américaine très forte et à cette défense qui nous a posées beaucoup de problèmes. C’est vrai nous avons loupées une belle occasion mais c’est le football». Le président Clinton salue les deux équipes dans les vestiaires Après le Coup de sifflet final qui a vu la victoire des États-Unis en finale de la coupe du monde de football féminin, le président Bill Clinton est allé saluer les deux équipes dans les vestiaires du stade Rose Bowl de Pasadena. Le président américain, qui a assisté aux matches parmi les 90 185 spectateurs, a d’abord rendu visite aux perdantes, les joueuses chinoises : «Nous sommes honorés de vous avoir aux États-Unis», a dit Bill Clinton, avant d’ajouter : «Vous avez joué magnifiquement». «La première chose qu’il a faite a été de féliciter notre équipe», a raconté la joueuse chinoise Sun Wen, très déçue. «Nous avons eu aussi une photo avec lui». Le président américain s’est rendu ensuite dans les vestiaires des nouvelles championnes du monde pour les «remercier du cadeau fait aux États-Unis». «Nous avons beaucoup appris sur le football et le sport féminin», a-t-il ajouté. À la mi-temps, interrogé par la chaîne de télévision ABC, il avait estimé que l’engouement créé par cette Coupe du monde de football féminin aurait «un impact beaucoup plus important que prévu aux États-Unis mais aussi dans le reste du monde». Les supporters chinois encouragent leur équipe Les supporters de football chinois ont fait contre mauvaise fortune bon cœur, dimanche, après la défaite de leur équipe nationale. «La performance de l’équipe féminine (chinoise) a montré qu’elle savait s’accrocher», a déclaré un étudiant de Pékin, Yang Mingzhi. «Peu importe qu’elles aient gagné ou perdu, elles méritent d’être appaudies». À l’instar de millions de supporters de son pays, Yang s’est installé devant un poste de télévision à 04h00 (samedi à 20h00 GMT) pour assister à la finale disputée au Rose Bowl de Pasadena. L’équipe féminine chinoise s’est acquis des partisans enthousiastes par une série de victoires de belle facture au fil du tournoi. Des responsables sportifs avaient prédit la semaine dernière qu’environ 100 millions de téléspectateurs suivraient la finale diffusée de nuit à la télévision nationale. Un étudiant pékinois a noté que l’intérêt était d’autant plus grand que la rencontre sino-américaine intervenait à un moment de tensions diplomatiques entre les deux pays, en conséquence du bombardement de l’ambassade de Pékin à Belgrade par l’Otan au mois de mai. D’après un sondage d’un quotidien de Pékin, 100 % des hommes et 94,1 % des femmes interrogées misaient sur une victoire de la Chine. Le président Jiang Zemin avait téléphoné à l’équipe féminine en Californie pour lui souhaiter bonne chance, en lui promettant un accueil triomphal quelle que soit l’issue de la finale.
C’est fait ! Les États-Unis, après une rencontre où le suspense a été l’élément moteur, se sont adjugé leur deuxième titre mondial féminin de football en ne venant à bout de la Chine qu’à l’issue de la séance des tirs au but (5-4). Après une cérémonie d’ouverture sobre et marquée par le passage à basse altitude d’une patrouille de F-16, qui réjouissait les 90 000 heureux possesseurs d’un billet d’entrée, les deux formations rentraient rapidement dans le match. Aussi bien Ma Yuanan que Tony DiCicco, les techniciens, n’avaient pas prévu de surprise. Place aux titulaires habituels engagés dans deux 4-4-2 de départ, modulable dans les phases offensives. «Dopées», semble-t-il, par la présence du président Bill Clinton, recherchant de l’air frais comme l’ensemble de la foule, les Américaines...