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Actualités - Opinion

TRIBUNE "Bosta"

Un jour, par inadvertance, vous vous retrouvez sans voiture. Que faire dans ce cas, prendre un taxi, un taxi-service ou l’autobus des transports en commun? Votre sens civique vous fait pencher vers la troisième solution. Mais là, vous devez encore choisir entre le volumineux coach de l’Office des transports publics, appelé avec beaucoup de malveillance «l’âne de l’État», un bus compact exploité par une société privée, et la «bosta», inchangée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Facilitez-vous la tâche, optez pour la «bosta»,... et l’aventure. À Barbir, dans ce véhicule anachronique avec pour toute compagnie le conducteur, deux passagers assoupis et l’aboyeur, un pied sur le marchepied, l’autre sur la chaussée, débitant «Hamra! Hamra!» sans arrêt et surtout sans résultat tangible, vous vous demandez si, question service rapide, vous n’auriez pas fait le mauvais choix. Heureusement que d’autres passagers se présentent, décidant le chauffeur à démarrer. Hélas! C’est pour se mettre à une allure de tortue. C’est alors que l’aboyeur, reprenant ses appels insistants, amorce par dehors, entre la portière arrière et la portière avant, un rapide va-et-vient, guidant sans ménagement employés, étudiants, gens de maison et ouvriers de toutes origines. La «bosta» parcourt encore quelques mètres au ralenti et soudain, sans raison valable, se déchaîne, devient bolide zigzaguant dans le trafic, dépassant en se jouant l’âne de l’État, le bus privé et même les taxis-services. Suspendus au-dessus de la tête du chauffeur, les breloques, la main de Fatma et les lapins en peluche valsent, les passagers se cramponnent aux barreaux des fenêtres. Après avoir rattrapé in extremis la portière arrière, l’aboyeur se transforme en percepteur et empoche en toute vitesse 250 LL par passager avant que ne vienne aux resquilleurs l’envie de s’échapper. À Aïché Bakkar, fin du contre-la-montre, la bête se calme, on descend sur appel lancé au chauffeur, ou en marche tout simplement. Au ministère de l’Information : terminus, tout le monde descend. Dommage ! le dépaysement n’a été que de courte durée, vous commenciez tout juste à oublier votre 4x4 toutes options.
Un jour, par inadvertance, vous vous retrouvez sans voiture. Que faire dans ce cas, prendre un taxi, un taxi-service ou l’autobus des transports en commun? Votre sens civique vous fait pencher vers la troisième solution. Mais là, vous devez encore choisir entre le volumineux coach de l’Office des transports publics, appelé avec beaucoup de malveillance «l’âne de l’État», un bus compact exploité par une société privée, et la «bosta», inchangée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Facilitez-vous la tâche, optez pour la «bosta»,... et l’aventure. À Barbir, dans ce véhicule anachronique avec pour toute compagnie le conducteur, deux passagers assoupis et l’aboyeur, un pied sur le marchepied, l’autre sur la chaussée, débitant «Hamra! Hamra!» sans arrêt et surtout sans résultat tangible, vous...