Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : retour au calme et à l'équilibre

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth s’est encore amélioré hier, surtout après l’approbation par le Conseil des ministres d’un projet de budget 1999 avec un déficit ne dépassant pas 40 %. En effet, la demande du dollar s’est davantage contractée sans pour autant s’accompagner d’un surcroît d’offres. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL que le billet vert est parvenu à achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar très légèrement au-dessous de ce taux indicatif, tantôt entre 1512,75 et 1 513,75 LL et tantôt entre 1 513,00 et 1 514,00 LL, dans un marché très calme et équilibré de lui-même, à en croire les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place. Sous le signe de la baisse des taux en Europe À l’étranger, le dollar s’est montré irrégulier face aux principales devises hier sur les marchés des changes internationaux où l’activité a été restreinte avant et après la réduction des taux d’intérêt britanniques d’un quart de point en pourcentage à 5 1/4 % et puis des taux européens d’un demi-point en pourcentage à 2 1/2 % et ceux de la Banque nationale suisse de 1 à 1/2 % de son taux d’escompte. Comme l’avaient prévu la plupart des analystes, le comité monétaire de la Banque d’Angleterre et celui des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) ont opté hier pour un assouplissement de leur politique de crédit afin de soutenir la reprise de l’économie au Royaume-Uni et dans la zone euro. Ainsi, les marchés, qui avaient largement anticipé ces deux événements dès le début de la semaine, ont favorablement accueilli hier cette initiative des deux Banques centrales britannique et européenne en tirant à la hausse le sterling et par moment l’euro et le franc suisse après que la Banque nationale suisse eut ramené aussi son taux d’escompte de 1 à 1/2 %. Certes, la communauté financière internationale semble estimer que cet assouplissement de la politique monétaire britannique, européenne et suisse pourrait être paradoxalement positif aussi bien pour le sterling que pour la monnaie unique européenne et le franc suisse car il aiderait à soutenir le sentiment de reprise de l’économie de l’ancien continent. Mais, le dollar a trouvé ensuite un soutien dans l’envolée de Wall Street ainsi que dans l’écart qui s’est creusé entre les taux européens et américains à son actif. Dans ce contexte, le yen est parvenu à ignorer les mises en garde lancées par les autorités financières nippones contre les spéculations à sa hausse, se maintenant quasiment stable vis-à-vis du dollar. En effet, le billet vert devait se négocier sur un ton irrégulier contre toutes les autres grandes monnaies à New York et ce comme suit : – 1,0740 pour un euro contre 1,0770, la veille – 1,6040 pour un sterling contre 1,5960 – 1,8215 DM contre 1,8155 – 6,1085 FF contre 6,0900 – 1,4875 FS contre 1,4815 – 1803,35 lires contre 1798,55 – 121,25 yens contre 121,35. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la baisse de Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite hier, à la veille d’un long week-end chômé à l’occasion des Pâques orthodoxes. Elle a été particulièrement affectée par la baisse des actions A de Solidere de 7 3/4 à 7 3/8 dollars, dans un marché autrement stable sur la restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu hier 0,42 % à 79,43 points alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu pour la troisième séance ouvrable consécutive à 189,98 points. Cette évolution s’est produite encore une fois dans les volumes d’affaires très minces, ne dépassant hier 158 185 actions échangées d’une valeur globale de 473 116 dollars. Wall Street : nouveau record de hausse De son côté, la Bourse de New York est repartie franchement à la hausse après les décisions de réduction des taux d’intérêt britanniques, européennes et suisses, surtout que c’est la première fois que la BCE modifie son principal taux directeur depuis qu’elle a pris les rênes de la politique monétaire de la zone euro, le 1er janvier dernier. Selon les analystes financiers, les investisseurs américains espèrent que le desserrement du crédit en Europe va aider non seulement à relancer l’activité économique dans l’ancien continent mais aussi aux États-Unis dans la mesure qu’il soutiendrait les exportations des entreprises américaines. De plus, l’annonce par la firme américaine General Electric de résultats trimestriels satisfaisants est venue aussi œuvrer en faveur d’une nouvelle hausse de Wall Street. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a opéré hier un rebond de 10 059,78 points à 10 209,08 points, soit un record absolu de hausse, avant d’afficher en préclôture 10 193,99 points, en nouvelle hausse de 108,68 points sur la veille. Bourses européennes : attentisme avant la baisse des taux Les places boursières européennes ont fait preuve d’attentisme jeudi alors que la Banque centrale européenne se réunissait pour discuter du niveau des taux d’intérêt. Sa décision était attendue vers 16h30 GMT. La tendance générale était à la fermeté dans l’espoir d’une baisse de taux, aucune nouvelle importante sur le front des sociétés n’étant venue distraire l’attention des intervenants. En tout début d’après-midi, la Banque d’Angleterre avait annoncé sans le moindre commentaire une baisse de 25 points de base des taux britanniques à 5,25 %. La mesure était largement attendue sur le marché, mais elle a permis au sterling de progresser face au dollar dans l’espoir d’un renforcement de l’économie britannique. Les économistes sont partagés sur les chances de voir la BCE abaisser son taux d’intervention, de 3 à 2 1/2 % après la clôture des places européennes. Les investisseurs s’intéressent d’ailleurs essentiellement aux bénéfices d’une croissance économique renforcée pour l’euro. Pour la seconde séance consécutive, le CAC 40 de la Bourse de Paris a établi un nouveau record à 4 330,70 points (+0,29 %), ayant profité de l’espoir d’une baisse des taux européens et de la reprise de Wall Street après une ouverture en repli. La journée a été marquée par un double phénomène : la chute des bancaires et la confirmation du retour en grâce des valeurs défensives. BNP (-5,1 %), Paribas (-2,88 %) et Socgen (-5,28 %) ont été affectées par la sortie de positions spéculatives en raison du report courant juin des offres en cours et aussi du sentiment que la BNP pourrait renoncer à sa double offre, rendant de facto caduques les prises de positions sur un renchérissement de ses offres joués par des traders. La Bourse de Londres a par contre mis un terme à une série impressionnante de huit hausses consécutives, le marché consolidant ses positions en deçà des plus hauts après la baisse des taux. Le FTSE 100 a cédé 0,55 % à 6 437,9, «une majorité d’économistes attendant cette baisse de taux malgré la fermeté de divers indicateurs économistes», a expliqué Roger Monson (Rabobank International). Tokyo : au plus haut depuis un an La Bourse de Tokyo a progressé jeudi de 1,8 %, pour terminer à ses plus hauts niveaux depuis un an, selon des sources de marché. L’indice Nikkei 225 a gagné 292,19 points, pour finir à 16 846,69. L’indice élargi Topix a progressé de son côté de 20,43 points, à 1 345,07. Selon les courtiers, les investisseurs privés et les maisons de courtage se sont livrés à une chasse aux bonnes affaires, en dépit de l’absence de stimulants nouveaux, tandis que les investisseurs étrangers achetaient des valeurs vedettes internationales, comme Sony et Toshiba. Quelque 826 millions d’actions ont été échangées, contre 709,7 millions mercredi. Pour le sixième jour consécutif, le volume des transactions a dépassé les 500 millions d’actions, relèvent les courtiers. Selon Tetsuya Ishijima, de chez Okasan Securities, les investisseurs étrangers ont acheté pour 1 900 milliards de yens (16,7 mds USD) de titres japonais en mars, ce qui constitue un record mensuel absolu. Selon Tatsuo Kurokawa, de Nomura Securities : «Le moral était haut dans la matinée grâce aux bonnes performances de Wall Street la veille», l’indice Dow Jones ayant gagné 121,82 points (+1,22 %), à 10 085,30 points.
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth s’est encore amélioré hier, surtout après l’approbation par le Conseil des ministres d’un projet de budget 1999 avec un déficit ne dépassant pas 40 %. En effet, la demande du dollar s’est davantage contractée sans pour autant s’accompagner d’un surcroît d’offres. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL que le billet vert est parvenu à achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar très légèrement au-dessous de ce taux indicatif, tantôt entre 1512,75 et 1 513,75 LL et tantôt entre 1 513,00 et 1 514,00 LL, dans un...