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Actualités - Chronologie

Nouveauté - Sourcils épilés, ongles manucurés, teint hâlé Beau comme un japonais

La coquetterie n’est plus réservée aux femmes au Japon où une agence de tourisme offre «une journée pour devenir un bel homme» aux jeunes Nippons soucieux de sourcils épilés, d’ongles manucurés et de teint hâlé. Vingt hommes, âgés de 16 à 59 ans, ont déjà réservé pour étrenner, début mai, le «parcours-beauté» lancé par l’agence Tobu Travel, à la recherche d’autres débouchés, à l’heure où les Japonais sortent moins de l’archipel en raison de la récession. Pour 12 980 yens (98 euros), les clients seront guidés par un styliste professionnel dans un salon de beauté, un coiffeur et des boutiques de mode de Tokyo avant de terminer dans une boîte de nuit. Là, un photographe les immortalisera dans leurs beaux atours. Avec l’espoir d’attirer l’œil des magazines de mode ou des organisateurs de shows télévisés. «Je pense que de nombreux jeunes hommes au Japon rêvent de se montrer à la télévision. Nous avons parié sur cette envie», explique Yasushi Shinohara, de l’agence de voyages Tobu Travel. Les clients choisissent entre deux «tours» selon qu’ils veuillent donner l’image d’une «idole relax et décontractée», avec cheveux longs soigneusement coiffés sur les épaules comme la plupart des jeunes stars japonaises, ou d’un «rockeur sauvage, avec une pincée d’influence punk». Mais surtout pas l’apparence sombre et passe-partout qu’offrent les millions de «salarymen», les employés de bureau qui prennent matin et soir le métro de leur lointaine banlieue au centre de Tokyo. Plus de barbier «Aujourd’hui, les jeunes pensent qu’ils doivent prendre soin de leur apparence, qu’ils doivent mettre de beaux habits et être remarqués», souligne Yukio Miwa, rédacteur en chef de BiDan (un jeu de mot japonais/anglais pour «beaux hommes»), un mensuel exclusivement consacré à la mode masculine. Lancée en 1996, BiDan se vend désormais à 350 000 exemplaires et est devenue la «bible» de nombreux jeunes Japonais «qui veulent être plus beaux». Yukio Miwa rejette toutefois l’idée que les hommes se féminisent : ils «veulent s’embellir mais ça ne veut pas dire rejeter leur sexe». «Ils préfèrent juste aller dans un salon de beauté que chez un barbier». La mode a d’ailleurs encouragé TBC, l’un des principaux salons de beauté japonais, à lancer en janvier un service exclusivement masculin. La plupart des clients ont entre 25 et 35 ans et réclament des soins de peau, notamment contre l’acné, l’épilation et la séance d’UV, indique un responsable. Le prix de la séance varie entre 9 000 et 18 000 yens (138 euros) pour l’épilation et entre 5 000 et 8 000 yens (60 euros) pour le bronzage. Mais, comme chez la plupart des coiffeurs au Japon, la séance comprend aussi des massages «destressants». Les deux prochains mois sont presque entièrement réservés, selon TBC.
La coquetterie n’est plus réservée aux femmes au Japon où une agence de tourisme offre «une journée pour devenir un bel homme» aux jeunes Nippons soucieux de sourcils épilés, d’ongles manucurés et de teint hâlé. Vingt hommes, âgés de 16 à 59 ans, ont déjà réservé pour étrenner, début mai, le «parcours-beauté» lancé par l’agence Tobu Travel, à la recherche d’autres débouchés, à l’heure où les Japonais sortent moins de l’archipel en raison de la récession. Pour 12 980 yens (98 euros), les clients seront guidés par un styliste professionnel dans un salon de beauté, un coiffeur et des boutiques de mode de Tokyo avant de terminer dans une boîte de nuit. Là, un photographe les immortalisera dans leurs beaux atours. Avec l’espoir d’attirer l’œil des magazines de mode ou des organisateurs de...