Les clubs italiens de Bologne mais surtout de Parme, qui a réalisé un pas décisif en s’imposant à Madrid contre l’Atletico (3-1), possèdent de réelles chances de se retrouver le 12 mai au stade Loujniki de Moscou, cadre de la dernière finale de la Coupe de l’UEFA de football dans sa configuration actuelle. Ce serait alors la cinquième finale de la Coupe de l’UEFA entre clubs italiens après 1990 (Juventus Turin-Fiorentina/3-1/0-0), 1991 (Inter Milan-AS Rome/2-0/0-1), 1995 (Parme-Juventus Turin/1-0/1-1) et la saison dernière 1998 (Inter Milan-Lazio Rome/3-0), la première finale disputée sur un match. Bologne, que l’on annonçait comme un adversaire à la portée de l’équipe française de l’Olympique de Marseille, a fait preuve d’une grande intelligence tactique durant toute la rencontre pour obtenir un match nul 0-0 qui place les Italiens en ballottage favorable. Bologne, passé par l’épreuve longue et contraignante de l’Intertoto, espère atteindre la finale et remporter ensuite son premier trophée européen. Parme, lui, tentera, s’il se qualifie, de gagner son troisième trophée européen depuis 1993 et son succès en finale de la Coupe des coupes aux dépens de Antwerp (3-1). Sa victoire à Madrid contre un Atletico en pleine décomposition a été sans appel. Le duo offensif composé de Enrico Chiesa et Hernan Crespo s’est chargé de réduire à néant la moindre once d’ambition des joueurs de Radomir Antic, l’entraîneur serbe. La déception marseillaise Dans l’impossibilité de prendre en défaut une solide défense italienne, l’Olympique de Marseille a concédé le match nul (0-0) mardi sur sa pelouse et se prépare à un délicat déplacement, le 20 avril à Bologne, en match retour des demi-finales de la coupe UEFA. «C’est du 60/40 pour eux, a affirmé Christophe Dugarry. Ils ont obtenu le match nul qu’ils étaient venus chercher. Ce ne sont pas des lumières, mais ils savent parfaitement ce qu’ils ont à faire». Pour l’international français, la carence offensive olympienne est néanmoins plus à rechercher dans les rangs de l’équipe marseillaise que dans le jeu adverse. «On n’a pas réussi à imposer notre rythme, à bouger et à déséquilibrer une formation repliée en défense. Il aurait sans doute fallu davantage les provoquer sur les côtés», a-t-il poursuivi. Son capitaine Laurent Blanc a préféré mettre l’accent sur le jeu «académique mais terriblement efficace» de Bologne. «Le premier résultat leur est favorable, mais les deux équipes ont désormais une obligation de marquer pour se qualifier», a-t-il précisé. «Comme il n’est pas dans les habitudes italiennes de se découvrir à outrance, il faut s’attendre à un match retour tactique où chacun jouera prudemment son va-tout». «À Bologne, on aura davantage d’espace pour s’exprimer», a encore prédit Fabrizio Ravanelli, exhortant ses coéquipiers à faire preuve de cet «esprit guerrier» indispensable face aux «compétiteurs nés» que sont les Italiens. «Quand il y a quelque chose à gagner, les équipes italiennes ne laissent rien. Pour s’ouvrir la route de Moscou, il ne faudra compter que sur nous car Bologne ne nous fera aucun cadeau». Courbis réaliste Dans la relative sérénité des vestiaires marseillais, Rolland Courbis était l’un des rares à analyser le jeu italien à sa juste valeur. «En regard aux occasions très nettes que Bologne s’est créées, j’estime que ce résultat nul n’est pas si mauvais pour nous», a expliqué l’entraineur phocéen faisant notamment référence aux frappes de Fontolan et d’Ingesson en première mi-temps. «Je suis déçu de ne pas avoir gagné car nous avons eu les meilleures occasions», a d’ailleurs confié Beppe Signori. «Nous avons fièrement montré que nous n’étions pas là par hasard. Je pense que les Marseillais en ont été surpris». Estimant que son équipe avait été «trop moyenne» pour prétendre à un résultat plus flatteur, Rolland Courbis a reconnu que Bologne était «plus près de Moscou» que l’OM. «Avec un peu plus de réussite, les Italiens pourraient même être déjà qualifiés pour la finale». «Face à une équipe sans faille, on s’est montrés trop timide et incapables d’emballer le match. Il faudra être meilleur au retour, ce qui ne devrait pas être trop compliqué», a-t-il avoué. «N’anticipons pas, nous ne sommes pas encore à Moscou», a relativisé Carlo Mazzone, le coach italien, prédisant «un retour très dur» face à une équipe marseillaise qui ne commettra pas «deux fois l’erreur de mésestimer un peu son adversaire». Prévenus, les Marseillais se préparent à un retour «difficile», affichant néanmoins une confiance certaine dans leurs chances de qualification. «La pression est désormais sur Bologne. Si nous restons concentrés, la qualification devrait être au rendez-vous», a ainsi affirmé Robert Pires, le meneur de jeu de l’OM. «Je suis allé gagner à Rome avec Lyon, je veux maintenant m’imposer à Bologne avec l’OM», a conclu Florian Maurice, l’attaquant phocéen, précisant que le résultat de l’aller n’était «franchement pas dramatique».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les clubs italiens de Bologne mais surtout de Parme, qui a réalisé un pas décisif en s’imposant à Madrid contre l’Atletico (3-1), possèdent de réelles chances de se retrouver le 12 mai au stade Loujniki de Moscou, cadre de la dernière finale de la Coupe de l’UEFA de football dans sa configuration actuelle. Ce serait alors la cinquième finale de la Coupe de l’UEFA entre clubs italiens après 1990 (Juventus Turin-Fiorentina/3-1/0-0), 1991 (Inter Milan-AS Rome/2-0/0-1), 1995 (Parme-Juventus Turin/1-0/1-1) et la saison dernière 1998 (Inter Milan-Lazio Rome/3-0), la première finale disputée sur un match. Bologne, que l’on annonçait comme un adversaire à la portée de l’équipe française de l’Olympique de Marseille, a fait preuve d’une grande intelligence tactique durant toute la rencontre pour obtenir un match...