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Actualités - Chronologie

Nouveautés - Pile à combustible pour remplacer les carburants Automobile an 2000(photo)

L’industrie automobile américaine parie sur la pile à combustible comme alternative aux carburants fossiles pour propulser les voitures de l’an 2000, et les présentations de prototypes se succèdent. «C’est une technologie extrêmement intéressante. Si quelqu’un parvient à percer dans ce secteur, cela changera le visage de l’industrie automobile», a affirmé Richard Wagoner, le numéro deux de General Motors, le premier constructeur automobile mondial, lors du Salon automobile qui vient de se tenir à New York. Le principe de la pile (ou cellule) à combustible consiste à produire de l’énergie sans combustion grâce à une réaction chimique entre l’hydrogène et l’oxygène. L’invention du procédé remonte à 1839 et il est déjà utilisé dans l’industrie spatiale. Son principal inconvénient est le coût de fabrication. Les piles utilisées sur les vols spatiaux, dites «alcalines», demandent pour procéder à la réaction électrochimique des quantités importantes d’or et de platine, aux prix prohibitifs pour une production en série. Mais des innovations technologiques ont fait baisser considérablement le prix de ces piles en réduisant les quantités de métaux précieux nécessaires. «On assiste ces dernières années à une course entre les constructeurs, chacun voulant être le premier à présenter une voiture à pile à combustible susceptible de concurrencer le moteur à explosion», souligne Firoz Rasul, PDG de l’entreprise canadienne Ballard Power Systems, pionnière dans ce secteur. General Motors, Ford, DaimlerChrysler, Honda, Nissan, Toyota ont annoncé la commercialisation d’un tel véhicule pour 2004. DaimlerChrysler a présenté il y a deux semaines à Washington un prototype d’une autonomie de 450 kilomètres, capable de transporter cinq passagers à une vitesse maximale de 145km/h et propulsé par une pile du constructeur canadien Ballard. Ce véhicule, «Necar 4», utilise une pile à réaction chimique pure oxygène/hydrogène. Mais celle-ci reste encore très coûteuse à fabriquer et l’hydrogène, peu compressible, demande des réservoirs encombrants. Autonomie limitée Ballard travaille également sur un autre type de pile à combustible, dite PEM (Proton Exchange Membrane) utilisant du méthanol dont l’hydrogène est extraite par l’intermédiaire d’un catalyseur. Son inconvénient est de produire du dioxyde de carbone (CO2), mais deux fois moins qu’un moteur à explosion. Du côté des avantages, il permet de garder le réseau actuel de stations-service en adaptant les pompes à essence au méthanol. «L’alimentation directe en hydrogène est la meilleure solution mais cela ajoute beaucoup au poids du véhicule si vous voulez avoir une autonomie comparable au moteur à explosion», affirme Firoz Rasul qui ne voit pas cette technologie s’imposer avant quinze ans. Actuellement, exprimée en coût par kilowatt, la pile PEM revient à 250 dollars, contre 25 dollars pour un moteur à explosion. Le pari de Ballard est que la production en série comblera la différence. DaimlerChrysler et Ford sont, depuis le début 1998, partenaires de Ballard Power Systems avec une participation de 20% pour le constructeur germano-américain et de 15 % pour Ford. General Motors, qui a commencé à commercialiser l’EV-1, une berline tout électrique, s’oriente aussi vers la pile à combustible. Un prototype roulant, sur la base d’une Opel Zafira équipée d’une pile PEM, a été présenté au Salon de Paris, en septembre dernier. Car il y a urgence: plusieurs états américains – la Californie, New York et le Massachusetts – exigent des constructeurs qu’au moins 10 % de leurs ventes, à partir de l’année-modèle 2003, soient constituées de véhicules non polluants. La voiture tout électrique, malgré les incitations fiscales, ne parvient pas à séduire les acheteurs américains en raison de son autonomie limitée, et les constructeurs cherchent désespérément une alternative. «Nous devançons un peu les souhaits des consommateurs», reconnaît Neil Ressler, vice-président de Ford chargé de la recherche. «Aussi longtemps que ces voitures ne seront pas fiables avec un prix accessible, elles n’auront pas de succès. Mais il y a dix ans, la sécurité était dans la même situation et maintenant les principaux dispositifs sont disponibles sans augmentation de prix de vente», souligne-t-il.
L’industrie automobile américaine parie sur la pile à combustible comme alternative aux carburants fossiles pour propulser les voitures de l’an 2000, et les présentations de prototypes se succèdent. «C’est une technologie extrêmement intéressante. Si quelqu’un parvient à percer dans ce secteur, cela changera le visage de l’industrie automobile», a affirmé Richard Wagoner, le numéro deux de General Motors, le premier constructeur automobile mondial, lors du Salon automobile qui vient de se tenir à New York. Le principe de la pile (ou cellule) à combustible consiste à produire de l’énergie sans combustion grâce à une réaction chimique entre l’hydrogène et l’oxygène. L’invention du procédé remonte à 1839 et il est déjà utilisé dans l’industrie spatiale. Son principal inconvénient est le...