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Actualités - Chronologie

Football - Championnats européens France : Monaco vire en tête

Monaco a viré en tête à mi-parcours d’une 68e édition du championnat de France de football de première division encore indécise et riche en buts, pour le plus grand plaisir des spectateurs, toujours plus nombreux dans les stades. L’équipe de la principauté a déjà remporté le titre honorifique de champion d’automne. Elle a encore la possibilité de repousser son premier poursuivant, Lyon, à cinq points, en cas de victoire face à Auxerre mercredi au stade Louis-II, en match en retard de la 12e journée. Ce serait le premier écart significatif entre les deux premiers, qui n’a pour l’heure jamais dépassé trois points. Un recrutement judicieux avec l’Italien Marco Simone, meilleur buteur (avec 12 buts) et meilleur passeur, et le meneur de jeu argentin Marcelo Gallardo, ajoutés à des éléments de valeur, comme le jeune champion du monde David Trezeguet (3e au classement des buteurs avec 10 buts), a donné à Monaco une force de frappe hors du commun : meilleure attaque avec 36 buts (moyenne de 2,25 par match). Bancs insuffisamment étoffés Sans quelques relâchements coupables de sa jeune défense, Monaco aurait déjà fait le trou sur Lyon, l’autre favori, lui aussi au rendez-vous. Si le club rhôdanien, dopé par l’arrivée de Pathé, a consenti de gros efforts financiers pour se renforcer en attaque, s’offrant le Brésilien Sonny Anderson pour 120 MF (record en France) et l’ancien Lensois Tony Vairelles, c’est à sa solide assise défensive (14 buts, meilleure défense) qu’il doit de rester dans le sillage monégasque. Après une année catastrophe, le Paris SG, 3e, malgré une certaine inconstance, reste lui aussi dans la course. Absent des coupes d’Europe, il bénéficie d’un calendrier moins astreignant. Car comme Lens, l’an dernier, Bordeaux, le tenant du titre, et Marseille payent les efforts fournis en Ligue des champions, faute de disposer d’un banc suffisamment étoffé. Les deux frères ennemis, avec respectivement 14 et 15 points de retard sur le tableau de marche de l’an dernier, pointent en 6e et 8e position. Comme tous leurs prédécesseurs depuis 1994, les Girondins vont très certainement perdre leur pari de confirmer le titre. Quant à Rolland Courbis, il a fait les frais du parcours en dents de scie de l’OM : il rejoint Daniel Leclercq (Lens) et Pierre Mankowski (Strasbourg) parmi les trois entraîneurs remerciés depuis le début de saison. Avalanche de buts Guy Roux, le plus ancien entraîneur de D1, peut avoir le sourire. Auxerre (4e), qui a échappé in extremis à la relégation l’an dernier, est l’une des bonnes surprises de cette première partie de saison. Autres équipes en forme : Rennes et les promus. Après un début difficile, les Bretons ont enchaîné huit matches d’affilée sans défaite et se retrouvent 5e. Peu d’observateurs attendaient Sedan (7e), Saint-Étienne (9e) ou Troyes (14e) en aussi bonne position. Il est vrai que la compétition est bien plus serrée que prévu : sept points seulement séparent Rennes du premier relégable, Strasbourg, l’une des déceptions de cette demi-saison avec Montpellier, dernier. Cette incertitude et une avalanche de buts (400, moyenne de 2,63 par match, contre 2,38 l’an dernier) ont entretenu la dynamique qui, depuis juillet 1998, remplit les stades de France. 3 300 754 spectateurs ont été comptabilisés après 16 journées (moyenne de 23 082), contre 2 840 838 l’an dernier. Le championnat du siècle va bien être celui du record d’affluence. Italie (AS Rome) : le vent du renouveau Le vent du renouveau souffle sur l’équipe de l’AS Rome en ce premier tiers de la série A, le championnat d’Italie de football. Après onze journées, l’équipe romaine occupe la place de leader du classement, en compagnie de la Lazio Rome et de la Juventus Turin, mais première à la différence des buts. L’AS Rome figure désormais parmi les candidates au Scudetto qu’elle n’a plus remporté depuis 1984. Personne, même parmi ses plus inconditionnels supporteurs n’auraient osé miser sur un tel résultat face aux grosses écuries : Lazio, Juventus, Inter Milan, Milan AC, Parme. Mais la troisième victoire consécutive dimanche sur le difficile terrain d’Udinese (2-0), succédant à celles obtenues contre la Reggina (5-0) et dans le derby face à la Lazio (4-1), a définitivement convaincu les plus sceptiques sur les chances de l’équipe cette saison. «Rome tout là-haut», a titré à la une, le quotidien sportif romain Corriere dello Sport imité par la plupart de ses confrères, dont Il Messagero : «Roma de rêve, Rome sans pitié». Le maître Capello Deuxième attaque (23 buts), derrière le Milan AC (24), troisième défense (9 buts) derrière la Juventus (6), en compagnie de l’Inter, la formation Giallorossa (Ndlr Jaune et rouge) a cette saison changé de visage et porte la marque du maître Fabio Capello, successeur de Zdenek Zeman. Capello, l’un des plus prestigieux techniciens italiens et européens, artisan des grands succès du Milan AC et du Real Madrid, a donné à sa nouvelle formation une rigueur défensive et un froid réalisme qui lui avait souvent fait défaut sous la direction de Zeman, apôtre de l’offensive à outrance et du spectacle à n’importe quel prix. Cette meilleure assise permet à la ligne d’attaque lancée par son chef d’orchestre, Francesco Totti, de se montrer tout aussi efficace que celle de Zeman, avec un Marco Delvecchio auteur de 6 buts, complètement transformé. Ainsi armée, l’AS Rome et ses tifosi commencent à rêver. «L’équipe a compris qu’elle peut lutter au sommet. Elle connaît ses possibilités, mais elle reste humble», a admis Fabio Capello, sortant pour une fois de sa réserve. «Nous sommes les plus forts», clame Delvecchio, imité par son compère de l’attaque, Vincenzo Montella. «Oui, nous avons une formation pour le titre !», a-t-il lancé.
Monaco a viré en tête à mi-parcours d’une 68e édition du championnat de France de football de première division encore indécise et riche en buts, pour le plus grand plaisir des spectateurs, toujours plus nombreux dans les stades. L’équipe de la principauté a déjà remporté le titre honorifique de champion d’automne. Elle a encore la possibilité de repousser son premier poursuivant, Lyon, à cinq points, en cas de victoire face à Auxerre mercredi au stade Louis-II, en match en retard de la 12e journée. Ce serait le premier écart significatif entre les deux premiers, qui n’a pour l’heure jamais dépassé trois points. Un recrutement judicieux avec l’Italien Marco Simone, meilleur buteur (avec 12 buts) et meilleur passeur, et le meneur de jeu argentin Marcelo Gallardo, ajoutés à des éléments de valeur, comme...