Je l’ai vu pour la première fois dans la chapelle du couvent Notre-Dame de la Lumière, à Feytroun. Il participait à une retraite de séminaristes, à laquelle prenait part aussi le jeune séminariste Élie Madi, qui deviendra le père Madi, directeur de Caristas. Comme je posais une question au séminariste Madi, celui-ci me dit : «Celui que vous avez entendu n’est pas un autre séminariste, c’est Mgr Habib Bacha qui préside l’archevêché grec-catholique de Beyrouth». Je retrouvais l’évêque Bacha dans toutes les circonstances chrétiennes, il était sans aucun doute le plus éloquent de tous les évêques catholiques que j’ai connus. Tout dernièrement il prêchait avec force lors du décès de Pierre Pharaon. Je n’ai jamais connu, dans sa communauté, un évêque de sa puissance et de sa conviction. Mgr Bacha était l’homme des plus grands périls et des plus grandes fêtes. Tout dernièrement il était l’un des prédicateurs de l’Association de Télé-Lumière. On le voyait porter, en même temps, une soutane rapiécée. Je l’ai vu pour ma part aussi dans une cérémonie des Restaurants du cœur. Il descendait de la tribune avec cette soutane et avec ce langage qui était le plus élevé du monde. Mgr Bacha souriait quand un éloge lui était adressé, chez les jeunes, chez le vieux, chez les mourants et chez les plus éprouvés. J’ai connu et apprécié, dans d’autres communautés que la sienne, des prélats éloquents, fougueux et convaincants, mais je n’ai jamais connu de près aucun prélat grec-catholique de cette force. Le voilà lui-même parmi ceux auxquels il a démontré le ciel. Toujours le même sourire, la même force de conviction, la même soutane rapiécée. La Société Télé-Lumière que j’ai l’honneur de présider et le Liban tout entier perdent un croyant et un orateur le plus important, peut-être le plus pauvre et le plus détaché des biens de ce monde. Que le Seigneur le prenne en sa grâce et qu’il lui accorde toutes les Béatitudes qu’il prêchait !
Je l’ai vu pour la première fois dans la chapelle du couvent Notre-Dame de la Lumière, à Feytroun. Il participait à une retraite de séminaristes, à laquelle prenait part aussi le jeune séminariste Élie Madi, qui deviendra le père Madi, directeur de Caristas. Comme je posais une question au séminariste Madi, celui-ci me dit : «Celui que vous avez entendu n’est pas un autre séminariste, c’est Mgr Habib Bacha qui préside l’archevêché grec-catholique de Beyrouth». Je retrouvais l’évêque Bacha dans toutes les circonstances chrétiennes, il était sans aucun doute le plus éloquent de tous les évêques catholiques que j’ai connus. Tout dernièrement il prêchait avec force lors du décès de Pierre Pharaon. Je n’ai jamais connu, dans sa communauté, un évêque de sa puissance et de sa conviction. Mgr Bacha...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.