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Actualités - Chronologie

Pakistan L'armée, au pouvoir, s'en prend aux profiteurs du régime déchu (photo)

L’armée au pouvoir au Pakistan a lancé une opération visant principalement ceux qu’elle accuse d’être les profiteurs du régime déchu, afin de tenter de récupérer des milliards de dollars disparus et d’asseoir sa popularité. Au moins 12 hommes d’affaires et hommes politiques ont été arrêtés à Lahore et Peshawar au cours d’opérations de police menées à l’aube hier et d’autres arrestations devraient se sont déroulées toute la journée, a indiqué la police. Une nouvelle loi promulguée mardi prévoit la mise en place d’un tribunal financier et les militaires se sont engagés à arrêter ceux qui n’auront pas remboursé des emprunts bancaires obtenus dans des conditions douteuses. Un petit groupe du gotha pakistanais détient un total de 211 milliards de roupies (4,1 milliards de dollars US) sous forme de prêts, ce qui représente un tiers du budget national. La plus grande partie de cet argent a été empruntée auprès de banques qui n’ont pratiquement exigé aucune caution. «Il s’agit d’une question grave qui doit être réglée», a déclaré Salim Gul, le porte-parole du gouvernement. «Je suis certain que toutes les mesures qui ont été prises vont marquer une rupture. Il s’agit là de quelque chose de sérieux», a-t-il ajouté. Le général Pervez Musharraf, qui s’est emparé du pouvoir au cours d’un coup d’État le mois dernier, a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Il avait donné à ces emprunteurs jusqu’à mardi soir pour rembourser leurs dettes, les menaçant de prison s’ils n’obtempéraient pas. La nouvelle loi lui en donne les moyens. Elle punit la corruption d’un éventail de peines allant d’une forte amende jusqu’à 14 ans de prison. Le gouvernement va également confisquer les biens obtenus grâce à des pots-de-vin. Les coupables, dont beaucoup devraient être des hommes politiques, se verront interdire toute fonction publique pour une période pouvant aller jusqu’à 21 ans. Une cour financière sera mise en place sous la responsabilité d’un juge de la Cour suprême désigné par le président du pays. Les faits couverts par la loi remonteront jusqu’à 1985, année au cours de laquelle la démocratie a été en partie rétablie sous la dictature militaire du général Zia-ul-Haq. Les journaux ont publié la liste des mauvais débiteurs dont beaucoup sont des industriels ou des hommes politiques proches de l’ancien Premier ministre, Nawaz Sharif. Au nombre des personnes arrêtées figure l’ancien ministre-président de la province du Penjab, un parent proche de Farooq Leghari, l’ancien président de la République islamique du Pakistan, et un directeur du groupe Ittefaq, une affaire contrôlée par la famille Sharif, l’ancien Premier ministre déchu, a indiqué la police. Selon des sources bancaires, la famille Sharif aurait déposé 270 millions de roupies mardi à Lahore juste avant l’expiration du délai fixé par les autorités. Cette chasse à l’affairisme est très populaire dans ce pays pauvre miné par la corruption.
L’armée au pouvoir au Pakistan a lancé une opération visant principalement ceux qu’elle accuse d’être les profiteurs du régime déchu, afin de tenter de récupérer des milliards de dollars disparus et d’asseoir sa popularité. Au moins 12 hommes d’affaires et hommes politiques ont été arrêtés à Lahore et Peshawar au cours d’opérations de police menées à l’aube hier et d’autres arrestations devraient se sont déroulées toute la journée, a indiqué la police. Une nouvelle loi promulguée mardi prévoit la mise en place d’un tribunal financier et les militaires se sont engagés à arrêter ceux qui n’auront pas remboursé des emprunts bancaires obtenus dans des conditions douteuses. Un petit groupe du gotha pakistanais détient un total de 211 milliards de roupies (4,1 milliards de dollars US) sous forme...