Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Un homme de vision

Pierre Pharaon s’en est allé brusquement, en silence, sans laisser à quiconque le temps de réaliser qu’il nous quittait. Le destin lui aura réservé une mort incisive, comme l’a été sa vie. En toutes circonstances, en temps de paix comme en temps de guerre, il a eu le goût d’entreprendre, de voir grand, de voir loin, sans jamais perdre le sens du détail. Je l’ai rencontré pour la première fois en 1987, dans le cadre de mes fonctions syndicales, et fus impressionné par le caractère précis et direct de l’entretien. Il allait droit au but, sans perdre ni temps ni énergie en fioritures et, fait rare pour un homme de son pouvoir, il savait être reconnaissant quand il le fallait. Dix ans plus tard, l’évolution des affaires me fournissait l’occasion privilégiée de traiter longuement avec un homme exigeant et déterminé. Au jeu subtil des chiffres et des mots, il n’était pas homme à perdre. À lui donner le change dans une recherche sincère de l’intérêt social, du vrai, du meilleur et du juste, je me suis trouvé valorisé, renforcé, respecté. Sans se départir de la fierté que lui procuraient son appartenance à une grande famille et l’importance de sa fortune, il savait reconnaître une erreur, accepter une remarque, laisser entrevoir un grand cœur, et n’oubliait jamais que l’argent n’achète ni l’amitié, ni la santé, ni le bonheur. Confronté à la souffrance de ses proches, il a su se battre, révolté et soumis, solidaire et sans relâche. En Pierre Pharaon, nous perdons un homme de responsabilités et de vision, un entrepreneur inventif et infatigable, un père pour ses employés et ses collaborateurs, un homme de parole pour ses associés, et un grand patriote pour notre pays.
Pierre Pharaon s’en est allé brusquement, en silence, sans laisser à quiconque le temps de réaliser qu’il nous quittait. Le destin lui aura réservé une mort incisive, comme l’a été sa vie. En toutes circonstances, en temps de paix comme en temps de guerre, il a eu le goût d’entreprendre, de voir grand, de voir loin, sans jamais perdre le sens du détail. Je l’ai rencontré pour la première fois en 1987, dans le cadre de mes fonctions syndicales, et fus impressionné par le caractère précis et direct de l’entretien. Il allait droit au but, sans perdre ni temps ni énergie en fioritures et, fait rare pour un homme de son pouvoir, il savait être reconnaissant quand il le fallait. Dix ans plus tard, l’évolution des affaires me fournissait l’occasion privilégiée de traiter longuement avec un homme exigeant et...