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Actualités - Chronologie

Edition - Ecriture automatique au moyen de l'hypnose Robert Desnos, toujours d'actualité

Près d’un siècle après sa naissance, le surréaliste Robert Desnos continue de susciter curiosité et admiration : de nombreux ouvrages sur ce maître de la poésie onirique ont été publiés ces dernières semaines. Né en juillet 1900, Desnos publie ses premiers poèmes à 18 ans, avant de devenir «l’emblème» de l’expérience surréaliste et de l’écriture automatique, notamment au moyen de l’hypnose. Il a été arrêté en 1944 par la Gestapo, déporté, et est mort au camp de Terezin en juin 1945. Ses recueils les plus connus sont La liberté ou l’amour, Corps et biens ou Fortunes. Toute son œuvre littéraire, dont des inédits ou introuvables, vient d’être reprise par la collection Quarto de Gallimard (1 400 pages, 226 documents, 170 francs). Dans sa préface, Marie-Claire Dumas présente Desnos comme «tour à tour surréaliste inspiré, poète en lutte dans la France occupée, journaliste, passant du reportage à la critique littéraire ou cinématographique, et homme de radio». Il fut aussi peintre à ses heures... «Sa poésie, sous des formes en apparence contradictoires, n’a cessé d’être délirante et lucide» et «sa liberté de parole, dans l’écriture et dans la vie, ne connaît pas de limite», dit-elle. «Je l’admirais et nous étions complices», écrit Dominique Desanti qui consacre un livre – Robert Desnos, le roman d’une vie (Mercure de France, 135 francs) – à ce «fou de liberté qui a mené dans le Paris de l’Occupation une double vie de poète résistant et de journaliste exposé à la censure hitlérienne». Cinéma et chansons Le témoin privilégié de l’engagement de Desnos a été Youki, alias Lucie Badoud, sa compagne et muse dès 1930. Elle raconte ce que fut sa vie avec le poète dans Les confidences de Youki, autobiographie rééditée chez Fayard (120 francs). Malgré ses démarches désespérées, cette reine de la nuit parisienne, qui inspira nombre de poètes et d’artistes, n’a pu sauver le résistant des nazis. Par-delà une disparition tragique, subsiste l’empreinte d’un auteur assez dense pour que les exigeantes éditions de l’Herne lui consacrent un numéro (420 pages, 300 francs). Poèmes, dessins, articles et correspondances côtoient études et hommages sur une œuvre tournée vers l’imaginaire : «Si Dieu existe, le monde n’est que son rêve et tout rêveur est Dieu». L’éditeur Le Temps des Cerises prolonge le rêve, avec la sortie d’un recueil de textes inédits, écrits de 1928 à 1943, et regroupés sous le titre Les jours de noces (80 francs). Desnos avait choisi ce titre parce que, disait-il, «‘faire la noce’ vire facilement à ‘être à la noce’ : on y trinque de toutes les façons». Carmen Vasquez a consacré chez L’Harmattan une étude à Robert Desnos et Cuba (110 francs) tandis que la Bibliothèque historique de la Ville de Paris consacre un album au poète (195 francs), après l’exposition (Des images et des mots) qu’elle lui a consacrée à l’automne. Par ailleurs, des films, comme L’étoile de mer, de Man Ray, d’après un scénario de Desnos, ou Records 37 de Jacques Brunius, commenté par le poète, ont été récemment diffusés à Paris. Enfin, un disque (Les chansons des rues et des bois) rassemble des interprétations de chansons du poète par Barbara, Mouloudji, Francis Lemarque, etc.
Près d’un siècle après sa naissance, le surréaliste Robert Desnos continue de susciter curiosité et admiration : de nombreux ouvrages sur ce maître de la poésie onirique ont été publiés ces dernières semaines. Né en juillet 1900, Desnos publie ses premiers poèmes à 18 ans, avant de devenir «l’emblème» de l’expérience surréaliste et de l’écriture automatique, notamment au moyen de l’hypnose. Il a été arrêté en 1944 par la Gestapo, déporté, et est mort au camp de Terezin en juin 1945. Ses recueils les plus connus sont La liberté ou l’amour, Corps et biens ou Fortunes. Toute son œuvre littéraire, dont des inédits ou introuvables, vient d’être reprise par la collection Quarto de Gallimard (1 400 pages, 226 documents, 170 francs). Dans sa préface, Marie-Claire Dumas présente Desnos comme «tour...