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Actualités - Reportages

Noël - Une tradition internationale La Nativité, fête de Dieu fait Homme(photos)

Il y a deux mille ans, dans une petite crèche, à Bethléem, Dieu s’est fait homme. Les raisons de Son incarnation sont nombreuses. Il veut nous ouvrir la voie à la vie éternelle, nous apprendre l’essentiel du christianisme : le pardon, le partage, la charité, le don de soi… Il s’est fait chair pour nous racheter par son sang. L’histoire de la Nativité commence lorsqu’une vierge de Nazareth, appelée Marie, répond au messager de Dieu, l’Ange Gabriel : «Ecce ancilla Domini. (Je suis la servante du Seigneur)». Par son «oui» libre, toutes les conditions sont devenues bonnes pour la Naissance du Créateur. Il veut naître dans une crèche. Il choisit la pauvreté et la misère pour nous donner l’exemple du détachement des biens de la terre. Son Incarnation est fêtée chaque année le 25 décembre, malgré le fait qu’aucun texte du Nouveau Testament ne précise le jour et l’heure de la Naissance du Christ. Pourquoi le 25 décembre ? La fête païenne de Natalis Invicti (la naissance du soleil) se célébrait à cette date. Les chrétiens veulent montrer que la vraie lumière pour eux, c’est la venue du Christ. L’heure de minuit est tout aussi significative. C’est celle qui marque l’arrivée d’un nouveau jour. La tradition fixant à minuit la naissance du Christ se réfère à un texte du livre de la Sagesse : «Alors qu’un silence paisible entourait toutes choses et que la nuit parvenait au milieu de sa course rapide, du haut des cieux, Ta parole toute-puissante s’élança du trône royal». Jésus est le Verbe de Dieu. D’ailleurs, à partir du début de ce mois commencent les décorations pour cette fête. Un arbre est placé dans chaque maison, orné de boules, de guirlandes et de plusieurs autres parures… «Au-delà des lumières scintillantes du sapin, c’est toute l’histoire de la chrétienté». Le pape Boniface se rend en Allemagne pour prêcher la bonne parole. Dans ce pays, le peuple avait un culte particulier pour le dieu du tonnerre et des forêts, «Thor». Des sacrifices humains lui étaient offerts. On les attachait à un arbre et les écorchait vifs. L’arbre était pour eux un dieu. Le père de l’Église est choqué par les sentiments d’adoration que ce peuple avait pour l’arbre. Il veut leur démontrer que c’est une créature dépourvue de tout pouvoir. Il leur demande de couper l’arbre et de le décorer en cette fête de la Nativité du Christ. C’est ainsi que naquit la tradition de la décoration de l’arbre. L’humilité et le détachement Au-dessous de l’arbre de Noël est placée la crèche pour nous rappeler l’humilité et le détachement des biens de ce monde. C’est saint François d’Assise qui eut l’idée de nous faire revivre Noël. En 1223, il rassemble les habitants de Greccio, en Ombrie, dans une grotte où l’on avait disposé une crèche garnie de foin et amené un bœuf et un âne. Il veut reconstituer, ainsi, de manière très parlante pour des paysans, l’humble cadre dans lequel le Sauveur était venu sur terre. Aucune représentation de Jésus, de Marie et de Joseph ne figurait : Jésus était présent dans l’Eucharistie. On a souvent fait de la célébration de Greccio la première crèche. Un autre aspect de cette fête : le Père Noël. Jadis, dans les pays nordiques, le dieu Odin, à cheval sur un nuage, récompensait les enfants sages en leur offrant des cadeaux et punissait les turbulents. C’est l’une des origines du père Noël. Mais c’est surtout de saint Nicolas le Grand, déclaré patron des enfants, que ce personnage fut inspiré. De saint Nicolas, on connaît peu de choses sauf qu’il vécut au IVe siècle et qu’il était évêque de Myre, une ville d’Asie Mineure. C’est à lui qu’on attribua la tradition de récompenser les enfants. Son histoire se répand, comme une traînée de poudre, en France, en Belgique et en Angleterre. On dit aux enfants qu’il va de toit en toit, le 6 décembre, jour de sa fête, garnir de présents et de friandises les souliers disposés devant les cheminées. Il est accompagné de l’elfe «fouettard» chargé de punir les enfants désobéissants. Saint Nicolas est représenté par sa mitre et sa crosse, accompagné d’un âne dont les hottes sont remplies de cadeaux. C’est au milieu du XIXe siècle, aux États-Unis, que Santa Claus voit le jour. Clément Moore, désireux de créer un personnage composite, qui réunirait les traditions de la multiplicité des peuples immigrants aux États-Unis, l’inventa. Thomas Nast, fameux illustrateur de l’époque, lui donna son visage en 1860. Depuis, il n’a pas changé. Santa Claus s’introduit en Europe après la Première Guerre mondiale et s’y impose peu à peu sous la double pression du monde du commerce et de ceux qui entendent fêter Noël sans référence religieuse. Le Père Noël rappelle aussi en quelque sorte les trois mages qui ont offert les cadeaux au petit Jésus de la crèche. Noël est la fête des enfants par excellence. La crèche pour faire revivre la Nativité, le Père Noël pour rappeler les trois mages, l’arbre qui renferme toute l’histoire de la chrétienté : tant de traditions pour transmettre «le message de Noël à l’homme d’aujourd’hui».
Il y a deux mille ans, dans une petite crèche, à Bethléem, Dieu s’est fait homme. Les raisons de Son incarnation sont nombreuses. Il veut nous ouvrir la voie à la vie éternelle, nous apprendre l’essentiel du christianisme : le pardon, le partage, la charité, le don de soi… Il s’est fait chair pour nous racheter par son sang. L’histoire de la Nativité commence lorsqu’une vierge de Nazareth, appelée Marie, répond au messager de Dieu, l’Ange Gabriel : «Ecce ancilla Domini. (Je suis la servante du Seigneur)». Par son «oui» libre, toutes les conditions sont devenues bonnes pour la Naissance du Créateur. Il veut naître dans une crèche. Il choisit la pauvreté et la misère pour nous donner l’exemple du détachement des biens de la terre. Son Incarnation est fêtée chaque année le 25 décembre, malgré le fait...