La demande du dollar s’est relativement développée cette semaine à Beyrouth, dans un marché ignorant toujours les perspectives de paix dans la région et leurs répercussions attendues sur l’économie libanaise. Pourtant, ce courant d’achat continuait à trouver une certaine contrepartie à l’offre mais souvent à des cours supérieurs au taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL) à 1 507,50 LL et parfois proches du haut de sa fourchette d’intervention élargie, maintenue entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Il en a résulté ainsi une contraction de l’activité du marché consécutivement à la réticence des opérateurs à la vente surtout à la veille du week-end, vraisemblablement en raison de l’approche de l’échéance annuelle pour la clôture des comptes de fin d’année. Cela étant, le dollar, maintenu invariablement par la BDL de lundi à vendredi au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL comme depuis le 9 septembre dernier, devait être pratiquement négocié pendant toute cette période tantôt entre 1 507,00 et 1 508,00 LL et tantôt entre 1 510,50 et 1 511,50 LL avant d’achever pratiquement la semaine entre 1 509,50 et 1 510,50 LL contre 1 506,00 et 1 507,00 LL à la fin de la semaine dernière, en hausse de 0,23 % d’une huitaine à l’autre. Ce mouvement s’est produit cette semaine sans grande activité avec au total quelque 40 millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente dans un marché calme et équilibré de lui-même sans la moindre intervention de la BDL. L’euro a flirté à nouveau avec la parité cette semaine À l’étranger, l’euro a menacé de repasser en une fois sous la parité avec le dollar cette semaine sur les marchés des changes internationaux, et n’a dû son salut qu’à la publication de bonnes nouvelles économiques allemandes et françaises qui n’ont toutefois pas réussi à le soutenir de façon très nette. Comme de coutume à l’approche de la fin de l’année, les fluctuations des différentes devises, et en particulier l’euro, ont pâti ces derniers jours de l’assèchement des liquidités sur le marché qui a tendance à accentuer les mouvements des monnaies. Le yen a cédé un peu de terrain face au billet vert, sans pour autant sortir de la fourchette étroite dans laquelle il évolue depuis quelques semaines. La livre sterling a pour sa part fléchi face au dollar, dans le sillage de l’euro, mais elle demeurait tout de même à des niveaux élevés, soutenue par la perspective de prochaines hausses des taux d’intérêt au Royaume-Uni. La monnaie unique européenne a commencé la semaine par une belle glissade, l’effet des bons chiffres allemands des jours précédents s’étant évaporé alors que le dollar a bénéficié dès mardi de nouvelles données rassurantes sur l’inflation américaine. Il a fallu l’annonce jeudi d’une nette amélioration du climat des affaires en Allemagne le mois dernier, comme l’a révélé le rapport de l’institut munichois de conjoncture IFO, pour que l’euro prenne enfin ses distances vis-à-vis du billet vert. La nouvelle révision à la hausse de la croissance française par l’INSEE est venue ensuite apporter un peu plus de baume au cœur de l’euro hier, poussant brièvement la devise européenne au-dessus de 1,02 dollar, mais encore une fois celle-ci n’a pas tenu bon. L’euro a ainsi terminé la semaine en repli face au dollar comme d’ailleurs les autres grandes monnaies. L’actualité économique a été maigre ces derniers jours du côté du Japon. Le chiffre de la semaine a été le dernier rapport de conjoncture TANKAN, qui a été décevant et a donné dès lundi dernier le ton à la parité dollar/yen. Le sentiment des milieux d’affaires japonais s’est encore amélioré en décembre par rapport à septembre, selon le TANKAN, mais moins que ne l’avaient prévu les analystes, ce qui a exercé quelques pressions sur le yen. Pour ce qui est de la livre sterling, elle a glissé dans le sillage de l’euro face au dollar. Le sentiment des investisseurs vis-à-vis de la devise britannique est resté toutefois positif à la lumière des dernières statistiques économiques publiées cette semaine. Le chômage a de nouveau glissé en octobre, pour tomber à un nouveau plus bas en vingt ans, et les salaires ont progressé davantage que prévu, accréditant ainsi la perspective d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt britanniques. Ce sentiment n’a pas été modifié par l’annonce d’une hausse moins importante que prévu des ventes de détail le mois dernier au Royaume-Uni, laissant envisager un resserrement de la politique monétaire de la Banque d’Angleterre dès le début de l’année prochaine. Pourtant, le sterling n’a pas pu se soustraire à l’influence néfaste de l’euro sur lui, permettant au dollar de s’apprécier face à toutes les autres grandes monnaies à la fin de cette semaine, se négociant finalement comme suit : – 1,0080 pour un euro contre 1,0135, vendredi dernier – 1,6050 pour un sterling contre 1,6215 – 1,9400 DM contre 1,9300 – 6,5065 FF contre 6,4730 – 1,5900 FS contre 1,5795 – 1 920,75 lires contre 1 910,75 – 103,15 yens contre 102,35. Bonne semaine à la Bourse de Beyrouth La Bourse de Beyrouth a connu une semaine relativement bonne sous tous les rapports. Sa tendance a été soutenue par la nette reprise des actions Solidere des deux catégories A de 6 3/4 à 7 1/2 dollars et B de 7,00 à 7 1/2 dollars également, dans une proportion plus grande que la baisse des actions C de la Byblos Bank de 2 1/8 à 2 1/16 dollars et des Ciments Libanais de 9/16 à 1/2 dollar. Cela étant, et compte tenu aussi de la stabilité des autres valeurs ayant fait l’objet de transactions cette semaine, l’indice général Lispi de toute la cote libanaise a augmenté de 1,32 % à 75,26 points contre 74,28 points à la fin de la semaine dernière, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a perdu 0,11 % à 176,80 points contre 177,00 points pendant la même période. De plus, ce développement s’est produit cette semaine dans un marché relativement animé avec au total 130 875 actions négociées d’une valeur globale de 824 299 dollars contre 76 382 actions d’une valeur globale de 518 566 dollars la semaine dernière. Semaine faste sur les Bourses étrangères sauf à Londres et Tokyo Sur les places boursières internationales, la semaine a été dans l’ensemble faste pour Wall Street et les autres grandes Bourses, à l’exception toutefois de Londres et Tokyo qui ont finalement cédé un peu de terrain. L’approche de l’expiration annuelle, trimestrielle et mensuelle, d’option sur des actions et des indicateurs boursiers, connue aux États-Unis comme la «journée des trois sorcières», a eu pour effet de frapper d’irrégularité les marchés des valeurs dès le début de la semaine. En effet, toutes les Bourses ont fait preuve de volatilité plus que d’habitude, puisqu’il s’agit de la dernière expiration de l’année. Cela étant, nombre d’opérateurs paraissaient à la veille du week-end très prudents en manipulant leurs portefeuilles titres, misant sur un retracement de l’activité dès le début de la semaine prochaine, comme de coutume après l’expiration trimestrielle. Cela d’autant que les chiffres américains publiés cette semaine sont venus réconforter la communauté financière internationale sur l’orientation future des taux d’intérêt aux États-Unis à la lumière de la maigre hausse de 0,1 % des prix à la consommation le mois dernier contre 0,2 % en octobre, et de 0,3 % de la production industrielle contre 0,8 % ainsi que de la baisse de 2,3 % des mises en chantier de logements contre une hausse de 0,1 % pendant la même période. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant de relever un regain d’intérêt pour les placements en actifs américains, à un moment où l’indice de conjoncture allemand IFO et les pronostics de l’INSEE en France laissaient envisager une belle reprise des économies de la zone euro qui pourrait atteindre 3 % l’année prochaine. Il en est de même pour les perspectives bénéficiaires des sociétés des deux côtés de l’Atlantique qui ont été revues à la hausse de 11 % pour cette année à 16 % pour l’an prochain. Pourtant, Londres et Tokyo se sont désolidarisées de la tendance générale, après avoir suivi les mouvements de Wall Street, dans un climat moins actif que les semaines précédentes. Les craintes d’un nouveau resserrement monétaire au Royaume-Uni et la publication d’un rapport TANKAN décevant sur les perspectives conjoncturelles au Japon semblent expliquer ce manque d’engouement pour les valeurs britanniques et nippones. En effet, le principal indicateur de Wall Street, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a augmenté d’une huitaine à l’autre de 11 224,70 points à 11 369,67 points (+ 1,29 %), ainsi que l’Extra Dax de la Bourse de Francfort de 6 097,90 points à 6 353,90 points (+ 4,20 %) et le CAC 40 de la Bourse de Paris de 5 481,10 points à 5 502,40 points (+ 0,39 %). En revanche, l’indice Footsie de la Bourse de Londres a abandonné pendant la même période 0,22 % à 6 724,60 points contre 6 739,50 points et l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo 0,97 % à 18 095,12 points contre 18 271,85 points.
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