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Actualités - Chronologie

Brésil L'économie sur la voie de la récupération après une année noire

L’année 1999 a été «noire» pour le Brésil mais le pays est sur la voie de la récupération même si les problèmes structuraux, comme la réforme fiscale, n’ont pas encore été résolus. «En janvier dernier, lors de la dévaluation du real de 40 % face au dollar, les grandes banques étrangères ont considéré le Brésil comme “fini”, ce à quoi nous n’avons jamais cru à juste titre», a déclaré Mauricio Costin, porte-parole de la puissante Fédération des industries de l’État de Sao Paulo (Fiesp). Les économistes tablent sur une croissance du PIB (850 milliards de dollars avant la dévaluation) de moins de 1 % cette année, mais en 2000 elle devrait atteindre de 3 à 4 %. La balance commerciale, qui clôturera avec un déficit de 1,7 milliard de dollars cette année devrait terminer à la fin 2000 avec un excédent de 3 à 4 mds de USD, selon eux. «La dévaluation a créé une certaine turbulence mais à long terme elle est bénéfique», estime quant à lui M. Guido Manteiga, économiste porte-parole du Parti des travailleurs (PT-gauche). Pour l’un, comme pour l’autre, la dévaluation «était nécessaire» et «réclamée depuis longtemps» au gouvernement central, pour stimuler la reprise des exportations brésiliennes. Toutefois, la dévaluation n’a pas eu les effets escomptés sur l’économie en raison de la chute des prix des matières premières (sucre, café, soja et jus d’orange, produits exportés par le Brésil) sur le marché mondial. Par ailleurs, le pétrole, «la seule matière première que le Brésil importe», a subi une forte hausse du prix du baril (de 10 à 26 USD), a ajouté le responsable de la Fiesp. De plus, «nous vivons dans une Amérique latine en crise où se trouvent nos principaux clients et nous avons aussi subi les effets de la crise asiatique et de la crise russe», a-t-il souligné. Mais pour 2000, les perspectives sont meilleures avec la récupération économique des États-Unis, de l’Union européenne et des pays du Tigre asiatique, autant de marchés que les exportations brésiliennes tenteront de reconquérir, à condition que tombent certaines barrières non tarifaires ou antidumping imposées par les «seigneurs du libre commerce», a estimé M. Costin. Pour M. Manteiga, l’économiste Luis Inacio Lula da Silva, le leader charismatique de la gauche, la balance commerciale du Brésil s’améliorera en l’an 2000 car il y aura moins d’amortissements de la dette. De plus, la politique monétaire du Brésil est «plus souple et favorise les investissements». En novembre 1998, le Brésil avait été obligé de passer un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour recevoir un prêt de 41,5 mds de USD pour sortir de la crise en l’échange de la réalisation d’un sévère ajustement budgétaire pour réduire le lourd déficit public. De cette somme il a déjà reçu 20 mds de USD. Dans l’accord, le FMI a fixé les réserves de change à 20 mds de USD. Elles sont actuellement (novembre 99) de 22 mds de USD.
L’année 1999 a été «noire» pour le Brésil mais le pays est sur la voie de la récupération même si les problèmes structuraux, comme la réforme fiscale, n’ont pas encore été résolus. «En janvier dernier, lors de la dévaluation du real de 40 % face au dollar, les grandes banques étrangères ont considéré le Brésil comme “fini”, ce à quoi nous n’avons jamais cru à juste titre», a déclaré Mauricio Costin, porte-parole de la puissante Fédération des industries de l’État de Sao Paulo (Fiesp). Les économistes tablent sur une croissance du PIB (850 milliards de dollars avant la dévaluation) de moins de 1 % cette année, mais en 2000 elle devrait atteindre de 3 à 4 %. La balance commerciale, qui clôturera avec un déficit de 1,7 milliard de dollars cette année devrait terminer à la fin 2000 avec un...