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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : retour au calme

Le calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth, en raison de la contraction de la demande du dollar et de la réticence de l’offre à se placer au-dessous du taux indicatif fixé pour cette monnaie par la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en continuant de proposer le billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, est parvenue ainsi à le maintenir invariablement toute la journée de l’ouverture à la clôture des transactions interbancaires au taux moyen de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont négocié le dollar durant toute la matinée entre 1 507,00 et 1 508,00 LL, après un bref départ entre 1 508,50 et 1 509,50 LL. Toutefois, l’activité s’est sensiblement amincie, ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL. L’euro respire avec des espoirs en Allemagne À l’étranger, l’euro a pu enfin souffler sur les marchés des changes internationaux grâce à un rapport IFO bien meilleur que prévu sur le climat des affaires en Allemagne et alors que le billet vert a quelque peu souffert d’un nouveau creusement du déficit commercial américain. Le dollar a été également en repli face au yen surtout après l’annonce d’une aggravation du déficit commercial américain avec le Japon. Alors qu’il avait de nouveau frôlé la veille la parité avec le dollar, l’euro a été soulevé hier par l’annonce d’une nette amélioration du climat des affaires en Allemagne de l’ouest le mois dernier, le baromètre de l’IFO s’étant élevé à 98,9 points contre 96,1 points en octobre. Ce que montrent ces chiffres c’est qu’il n’y a absolument aucun ralentissement dans le rythme de croissance (de la zone euro), mais plutôt une accélération, fait-on remarquer dans les milieux d’affaires. Et d’ajouter que les chiffres de l’IFO ne font que confirmer que les économies européennes sont en assez bonne santé ce qui a refocalisé l’attention du marché sur les nouvelles positives en provenance de la zone euro. De plus, la monnaie unique européenne ne tardait pas à recevoir ensuite un coup de pouce supplémentaire sous la forme des derniers chiffres de la balance commerciale américaine. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce d’un déficit commercial de 25,9 milliards de dollars en octobre contre 24,2 milliards en septembre. Le yen s’est également ressaisi face au billet vert après que les intervenants eurent appris que le déficit commercial des États-Unis avec le Japon aurait atteint en octobre 7,2 milliards de dollars contre 6,00 milliards en septembre. Il a ainsi regagné un peu du terrain perdu la veille, passant outre les craintes persistantes d’une intervention de la Banque du Japon pour contrer la hausse de sa monnaie. La livre sterling a été également en hausse face au dollar, dans le sillage de l’euro et du yen, en dépit de l’annonce dans la matinée d’une progression moins forte que prévu des ventes de détail le mois dernier au Royaume-Uni. Enfin, l’ouverture en baisse de Wall Street est venue aussi peser sur le dollar qui s’est négocié sur un ton faible à New York, comme suit : – 1,0155 pour un euro contre 1,0070, la veille – 1,6095 pour un sterling contre 1,6055 – 1,9260 DM contre 1,9425 – 6,4595 FF contre 6,5145 – 1,5785 FS contre 1,5885 – 1 906,75 lires contre 1 922,90 – 103,05 yens contre 103,70. Bourse de Beyrouth : en baisse À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie, hier, de la baisse des actions A de Solidere de 7 1/2 à 7 1/8 dollars et des actions C de la Banque Byblos de 2 1/16 à 2,00 dollars, dans une proportion plus grande que la hausse des actions B de Solidere de 7 1/4 à 7 1/2 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,22 % à 74,94 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,11 % à 16,60 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché relativement plus étoffé que ces derniers jours avec 36 791 actions négociées d’une valeur globale de 242 054 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, la tendance est restée partagée hier à Wall Street, les opérateurs prenant leurs bénéfices sur les valeurs traditionnelles de l’indice Dow Jones des industrielles pour investir sur le Nasdaq de la Bourse électronique. Selon les experts du marché américain le Dow Jones a été sous pression hier en raison des craintes de relèvement des taux directeurs américains par la Réserve fédérale (Fed) au début de l’année prochaine. L’annonce d’une baisse de 21 000 demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis beaucoup plus forte que prévu la semaine dernière, soit à leur plus bas depuis 1973 (266 000 dossiers), a conforté l’attente des opérateurs d’un nouveau resserrement de la politique monétaire américaine. Cela étant, le rendement moyen de l’obligation du Trésor à 30 ans, principale référence, est remonté hier à 6,379 % contre 6,324 % la veille en fin de séance, tirant l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles d’un plus haut à 11 242,44 points à un plus bas à 11 124,39 points, avant d’afficher en préclôture 11 195,65 points, en baisse de 29,67 points sur la veille. Les Bourses européennes terminent en hausse Les marchés d’actions européens sont repartis pour la plupart à la hausse hier, portés par un regain d’engouement des investisseurs pour les valeurs cycliques et notamment les automobiles dans la perspective d’une croissance soutenue en Europe l’année prochaine. À Paris, l’indice Cac 40 a gagné 0,18 %, tandis que le FTSE 100 britannique s’adjugeait 0,58 % et que le Dax allemand bondissait de 1,47 %. Madrid a progressé de 0,48 %, Milan de 0,94 %, Zurich de 0,96 % et Amsterdam de 0,91 %. En revanche, Bruxelles a cédé 0,59 % selon l’indice Bel-20. Les indices multipays étaient globalement orientés à la hausse. L’indice EuroStoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a pris 0,79 % de plus, tandis que l’Eurotop 300, paneuropéen, gagnait 0,55 %. Selon plusieurs analystes, le rebond des automobiles est dû avant tout à la chasse aux bonnes affaires dans le secteur au niveau de l’Europe, dont la performance a été inférieure de 15 % à celle du marché cette année. «Les autres secteurs sont montés jusqu’au ciel. Du coup, les investisseurs prennent leurs bénéfices et se tournent vers les cycliques. Il s’agit d’un arbitrage entre secteurs plus que d’autre chose», a estimé Gaetan Toulemonde, analyste à la Deutsche Bank. Les trois constructeurs automobiles allemands ont été particulièrement recherchés. DaimlerChrysler, Volkswagen et BMW se sont adjugés respectivement 3,23 %, 11,82 % – la plus forte hausse des valeurs du Dax – et 8,86 %. L’annonce que l’ancien président de BMW, Bernd Pischetsrieder, allait rejoindre le directoire de Volkswagen et que VW était à la recherche d’alliances a également contribué à la hausse. À Paris, Renault s’est apprécié de 2,34 % et Peugeot de 2,21 %, tandis qu’à Milan, Fiat a progressé de 1,15 %. Autres cycliques, les chimiques étaient également bien orientées, la faiblesse de l’euro dopant les perspectives de résultats des exportatrices. À Francfort, Bayer affichait un gain de 5,48 %, BASF de 6,21 % et Degussa-Hüls de 5,56 %. La sidérurgique Thyssen-Krupp s’est de son côté appréciée de 3,63 %, tandis que son concurrent britannique Corus valait 6,40 % de plus que la veille. Le français Usinor était stable en revanche. Aux pétrolières, BP Amoco s’est adjugé 1,26 %, tandis que son concurrent Royal Dutch/Shell avançait de 3,25 % à Amsterdam et de 3,70 % à Londres. À Paris, TotalFina a gagné 1,11 %. À Londres, Anglo American s’est ainsi adjugée une des plus fortes hausses des valeurs de FTSE 100 avec un bond de 5,31 %, tandis que Billiton s’octroyait 7,73 % et que Rio Tinto gagnait 7,38 %. Lonmin a progressé de 7,84 %. En dépit du retour en grâce des cycliques, certaines valeurs de technologie continuaient à être recherchées. Ainsi, le principal fournisseur européen d’accès gratuit à Internet, Freeserve s’est adjugé 16,88 %. Autre valeur de technologie, le britannique Marconi flambait de 4,76 %. La compagnie américaine de téléphone BellSouth lui a passé une commande d’environ un milliard de dollars sur trois ans pour utiliser ses équipements en fibres optiques pour fournir un accès rapide à Internet à ses clients. À Paris, SIM a ainsi gagné 6,61 %, Altran Technologies 6,47 % et Thomson Multimedia 5,56 %. Tokyo : poursuite de la baisse La Bourse de Tokyo a terminé en léger recul de 0,1 % jeudi, dans un marché manquant d’éléments incitatifs et où les investisseurs ont préféré prendre leurs bénéfices sur les valeurs de haute technologie, selon les opérateurs. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a cédé 27,05 points pour terminer à 18 111,31 points. L’indice élargi Topix a en revanche gagné 5,27 points à 1 618,22 points en clôture. Le volume des échanges est resté modeste, avec quelque 566 millions d’actions, contre 540,4 millions la veille. «Malgré les hausses du Dow Jones et du Nasdaq la veille à New York, les investisseurs étrangers ont été peu enclins à chasser les titres en l’absence de nouvelles stimulations», a expliqué Tatsuo Kurokawa, analyste chez Nomura Securities. À New York mercredi, l’indice Dow Jones a progresé de 65,15 points (+0,6 %) pour terminer à 11 225,32 points, l’indice composite Nasdaq gagnant pour sa part 50,29 points (+1,4 %) à 3 621,95 points. «À l’approche de la fin de l’année, les investisseurs ont tendance à vendre, prenant notamment leurs bénéfices sur les valeurs de haute technologie», a indiqué Kazue Mayuzumi, analyste chez Nikko Securities. Le titre Fujitsu a perdu 110 yens (-2,9 %) à 3 650 yens, NEC chutant pour sa part de 90 yens (-4,0 %) à 2 180 yens. Toshiba Corp a cédé 12 yens (-1,5 %) pour terminer à 768 yens. Le secteur des télécoms a terminé en hausse, porté par des informations annonçant la fusion en octobre prochain de KDD, le premier opérateur téléphonique japonais, avec deux autres opérateurs nippons, DDI et IDO. Le titre KDD a ainsi gagné 190 yens (+1,7 %) à 11 590 yens, DDI progressant de 60 000 yens (+4,3 %) à 1,5 million de yens. IDO n’est pas coté. La fusion des trois compagnies donnera naissance au deuxième groupe de télécommunications japonais derrière Nippon Telegraph et Telephone (NTT). Toyota Motor, qui détient 27,2 % d’IDO, a grimpé de 350 yens (+9,0 %) à 4 220 yens. L’opérateur de téléphonie mobile NTT DoCoMo, principal concurrent de la nouvelle entité, a progressé de son côté de 100 000 yens (+2,9 %) à 3,6 millions de yens.
Le calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth, en raison de la contraction de la demande du dollar et de la réticence de l’offre à se placer au-dessous du taux indicatif fixé pour cette monnaie par la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en continuant de proposer le billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, est parvenue ainsi à le maintenir invariablement toute la journée de l’ouverture à la clôture des transactions interbancaires au taux moyen de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont négocié le dollar durant toute la matinée entre 1 507,00 et 1 508,00 LL, après un bref départ entre 1 508,50 et 1 509,50 LL. Toutefois, l’activité s’est sensiblement amincie, ne dépassant pas au total...