Le président Weizman monte au créneau pour défendre la paix
le 16 décembre 1999 à 00h00
Le président israélien Ezer Weizman a mis hier tout son poids dans la balance en appelant les partis et l’opinion en Israël à trancher en faveur de la paix avec la Syrie. «Le choix est simple : la guerre ou la paix», a déclaré aux journalistes le chef de l’État après une rencontre à Jérusalem avec le principal dirigeant du parti ultraorthodoxe Shass, le ministre du Travail Eli Yishaï. Le Shass (17 députés), membre de la coalition gouvernementale, s’était abstenu lundi lors du vote lundi au Parlement d’une motion appuyant la reprise des négociations de paix israélo-syriennes. M. Weizman a averti qu’un échec des négociations avec la Syrie «serait désastreux pour les relations avec l’Égypte et la Jordanie», les deux seuls voisins arabes qui ont fait la paix avec Israël. «Je sais bien qu’un retrait serait une tragédie pour les colons du Golan, mais c’est le prix qu’il faut payer pour la paix», a-t-il poursuivi en rappelant le précédent du démantèlement en 1982 des colonies juives de la région de Yamit, dans la péninsule égyptienne du Sinaï. Il a appelé à soutenir le Premier ministre Ehud Barak qui devait rencontrer plus tard dans la journée le chef de la diplomatie syrienne Farouk el-Chareh. Le Likoud, la principale formation de l’opposition de droite, et le comité d’action des colons du Golan ont rejeté cet appel dans des communiqués accusant le président, qui a surtout un rôle moral et honorifique, d’outrepasser ses prérogatives en intervenant dans un débat interne.
Le président israélien Ezer Weizman a mis hier tout son poids dans la balance en appelant les partis et l’opinion en Israël à trancher en faveur de la paix avec la Syrie. «Le choix est simple : la guerre ou la paix», a déclaré aux journalistes le chef de l’État après une rencontre à Jérusalem avec le principal dirigeant du parti ultraorthodoxe Shass, le ministre du Travail Eli Yishaï. Le Shass (17 députés), membre de la coalition gouvernementale, s’était abstenu lundi lors du vote lundi au Parlement d’une motion appuyant la reprise des négociations de paix israélo-syriennes. M. Weizman a averti qu’un échec des négociations avec la Syrie «serait désastreux pour les relations avec l’Égypte et la Jordanie», les deux seuls voisins arabes qui ont fait la paix avec Israël. «Je sais bien qu’un retrait...
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