L’issue de la finale du centenaire de la Coupe Davis, qui débute vendredi à Nice (sud-est) et met aux prises deux nations emblématiques de cette compétition, est très incertaine tant les deux équipes, la France et l’Australie, affichent un niveau équivalent. Les statistiques semblent faire pencher la balance du côté australien. Les confrontations individuelles entre Cédric Pioline et Sébastien Grosjean d’une part, et Mark Philippoussis et Lleyton Hewitt d’autre part, se sont soldées par cinq victoires australiennes et une seule française. Mais Hewitt tempère : «On ne peut tirer aucune leçon des matches précédents qui se jouaient pour la plupart sur des surfaces différentes». A priori, la terre battue de l’Acropolis de Nice devrait favoriser les Français, même si leur chef de file Pioline est, comme les Australiens, plus à l’aise sur surface rapide. Mais pour les Australiens, c’est un faux handicap. Philippoussis, machine à aces, s’est rassuré sur le sujet durant la semaine d’entraînement : «Après ce qu’on m’avait dit, je m’attendais à une surface beaucoup plus lente que ce qu’elle est réellement». En outre, Grosjean, spécialiste de la terre battue, s’est incliné cette saison sur cette surface aussi bien face à Hewitt en demi-finale de Delray Beach que contre Philippoussis à Monte Carlo. Reste le double, souvent décisif en Coupe Davis. Sur le papier, les «Woodies» semblent favoris. Leur dernière défaite en Coupe Davis remonte à mars 1994 contre la Russie. Ils restent depuis sur une série de dix victoires. «Blessure incommensurable » Mais en deux confrontations, Fabrice Santoro et Olivier Delaître ont toujours battu les Australiens qui cette année semblent moins irrésistibles, glanant leur dernier laurier en février à San Jose. En quart et en demi-finale, Woodbridge avait même été écarté de l’équipe. «Ils sont revenus à leur meilleur niveau», assure le capitaine australien John Newcombe. «Étant donné le niveau de jeu de Delaître et Santoro, les “Woodies” doivent s’attendre à connaître des moments difficiles», rétorque son homologue français Guy Forget. «Celui qui gagnera cette finale sera celui qui gérera le mieux la pression», assure Hewitt. En la matière, les Français disposent d’un atout indéniable, l’expérience de Pioline, seul parmi les quatre joueurs de simple à avoir disputé – et gagné – une finale de Coupe Davis en 1996 en Suède. «C’est un plus», reconnaît Newcombe. «Mais vendredi, c’est Pioline qui aura la pression. S’il perd, il risque d’infliger une blessure incommensurable à l’équipe de France», assure-t-il. «Beaucoup en France n’ont pas vu Lleyton à son meilleur niveau. Ils le verront ce week-end», prévient-il. À condition que le jeune Australien, qui, à 19 ans, n’a disputé – et gagné – que quatre matches de Coupe Davis, résiste à l’atmosphère qui régnera dans les tribunes. En 1991 à Lyon, le public français avait déstabilisé les Américains et poussé les Français vers la victoire. «Quand on joue loin de la maison, on a besoin de beaucoup de courage, du soutien des équipiers», reconnaît Newcombe. La France et l’Australie ont respectivement entamé leur histoire en Coupe Davis en 1904 et 1905. Les deux équipes sont décidées à faire honneur à leur tradition. Forget joue la continuité avec Grosjean, premier en lice Le capitaine de l’équipe de France Guy Forget a reconduit pour la finale de Coupe Davis la même équipe que celle qui avait battu le Brésil et la Belgique en quart et en demi-finale. Cédric Pioline (13e mondial au classement ATP) et Sébastien Grosjean (27e) seront opposés en simples à Mark Philippoussis (19e) et Lleyton Hewitt (22e), alors que les doubles seront composés, comme attendu, de Todd Woodbridge et Mark Woodforde côté australien et de Fabrice Santoro et Olivier Delaître côté français. En simple, un doute subsistait quant à la titularisation de Nicolas Escudé, 37e au classement ATP et en forme ascendante, à la place de Grosjean. Mais Escudé prendra finalement la place de cinquième homme prêt à pallier d’éventuelles indisponibilités. Le tirage au sort effectué jeudi au Palais des Congrès de Nice par le capitaine du XV de France Raphaël Ibanez, battu par l’Australie en finale de la Coupe du monde, a permis de connaître l’ordre des rencontres qui s’étaleront de vendredi à dimanche au Palais des Expositions de la préfecture des Alpes-Maritimes. Sébastien, Grosjean ouvrira le bal vendredi à 13h30 contre le n°1 australien Philippousis. Après cette rencontre, Pioline affrontera le jeune prodige australien Hewitt, invaincu en quatre matches de Coupe Davis. Samedi, le double sera disputé, à 14h30. Les deux équipes se retrouveront dimanche à 13h30 avec le choc entre les chefs de file des deux équipes, Philippoussis et Pioline. À l’issue de ce match Grosjean et Hewitt fermeront le ban.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’issue de la finale du centenaire de la Coupe Davis, qui débute vendredi à Nice (sud-est) et met aux prises deux nations emblématiques de cette compétition, est très incertaine tant les deux équipes, la France et l’Australie, affichent un niveau équivalent. Les statistiques semblent faire pencher la balance du côté australien. Les confrontations individuelles entre Cédric Pioline et Sébastien Grosjean d’une part, et Mark Philippoussis et Lleyton Hewitt d’autre part, se sont soldées par cinq victoires australiennes et une seule française. Mais Hewitt tempère : «On ne peut tirer aucune leçon des matches précédents qui se jouaient pour la plupart sur des surfaces différentes». A priori, la terre battue de l’Acropolis de Nice devrait favoriser les Français, même si leur chef de file Pioline est, comme les...