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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : poursuite de la demande du dollar

Le dollar continuait à être recherché hier, à Beyrouth, dans un marché prédisposé à la vente à des cours en hausse. Mais, après le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer en moyenne à 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit, confrontés souvent à un certain déséquilibre entre l’offre et la demande du dollar, ont été amenés à le négocier toute la journée à des cours supérieurs au taux indicatif de la BDL fixé à 1 507,50 LL. Il a été, en effet, traité finalement entre 1 510,50 et 1 511,50 LL, après un départ entre 1 510,00 et 1 512,00 LL, dans un volume d’affaires de quelque douze millions de dollars entièrement négociés à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucune intervention de la BDL, à en croire les milieux cambistes. L’euro toujours vulnérable, le yen en hausse À l’étranger, l’euro est resté très proche de la parité avec le dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, après des déclarations jugées décevantes du président français Jacques Chirac et du chancelier allemand Gerhard Schröder, alors que le yen est monté en dépit d’une nouvelle intervention de la Banque du Japon. À l’image des propos tenus au début de la semaine par le président de la Banque centrale européenne (BCE) Wim Duisenberg, le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder ont exprimé hier à Paris leur confiance dans la capacité de l’euro à se réévaluer tout seul par rapport au dollar. Ils ont semblé par cela prouver qu’ils ne s’inquiètent pas particulièrement de la dépréciation excessive de la devise européenne mais aussi écarter toute volonté d’intervention de la BCE pour la secourir. «Il n’y a pas lieu de s’inquiéter» de la dégringolade récente de l’euro, a estimé M. Chirac lors d’une conférence de presse à l’issue du 74e sommet franco-allemand. «L’euro, a-t-il ajouté, a une marge d’appréciation importante». M. Schröder a pour sa part affirmé que «la force des économies des onze pays de l’Union européenne est telle que ces disparités vont se réduire sans qu’il soit nécessaire de prendre des mesures supplémentaires», soit sans le moindre geste sur les marchés des changes. Selon la plupart des analystes, les hauts responsables français et allemands ainsi que le président de la BCE, en s’exprimant de la sorte, envoient de mauvais signaux à des investisseurs déjà méfiants vis-à-vis de l’euro. Dans ces conditions et malgré des perspectives économiques européennes positives, une descente de l’euro vers la parité exacte avec le dollar paraît presque inévitable dans les prochains jours. Cela d’autant qu’il est difficile de voir ce qui empêchera l’euro de fléchir en l’absence d’acheteurs sur le marché. L’annonce, hier, d’une nette hausse de l’indice de confiance des consommateurs américains de 130,50 points en octobre à 135,80 points le mois dernier, conjuguée à une hausse de l’indice des prix payés par les directeurs d’achat des principaux groupes manufacturiers de Chicago de 65,40 points à 70,90 points pendant la même période, est venue soutenir le dollar dans la mesure où elle pourrait contribuer à un nouveau relèvement de son loyer. À cet égard, la publication aujourd’hui de l’indice composite d’activité établi par le groupement national des directeurs d’achat des principaux groupes manufacturiers américains (NAPM) et les chiffres de l’emploi aux États-Unis pour le mois dernier attendus après demain, pourraient, s’ils sont positifs, servir de dernier, coup de pouce au dollar, indique-t-on dans les milieux cambistes. Le yen s’est de son côté apprécié et ce, malgré une nouvelle intervention, la deuxième en deux jours, de la Banque du Japon visant à juguler sa progression. Mais, pour la plupart des analystes, toute initiative solitaire de la Banque du Japon sur le marché des changes sera vaine, et ni la Réserve Fedérale américaine (Fed) ni la BCE ne semblent toutes les deux vouloir coopérer. Quant à la livre sterling, elle a fléchi sous 1,60 dollar dans le sillage de l’euro et face à la forte appréciation du yen, dans un mouvement qui a permis au billet vert de se négocier sur un ton ferme, à New York, comme suit : – 1,0082 pour un euro contre 1,0095, la veille – 1,5990 pour un sterling contre 1,6055 – 1,9400 DM contre 1,9375 – 6,5060 FF contre 6,4980 – 1,5895 FS contre 1,5885 – 1 920,40 lires contre 1 918,05 – 101,85 yens contre 102,35. Bourse de Beyrouth : marché étriqué À la Bourse de Beyrouth, la baisse des actions C de la Byblos Bank a pesé hier sur la tendance du marché libanais des valeurs mobilières autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,07 % à 74,22 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,11 % à 176,80 points. Ce mouvement s’est déroulé hier dans un marché étriqué avec seulement 14 172 actions négociées d’une valeur globale de 87 562 dollars. Irrégularité de Wall Street Sur les places boursières internationales, la tendance a été irrégulière à Wall Street, hier, avec des secteurs plus recherchés comme les bancaires, les pétrolières, les compagnies aériennes et les cycliques en général, tandis que la pharmacie était en net repli ainsi que les valeurs de la haute technologie qui ont souffert des ventes bénéficiaires. De fait, après une certaine nervosité avec la publication d’un indice de confiance des consommateurs en hausse de 5,30 points à 135,80 points le mois dernier et un indice d’activité des directeurs d’achat de Chicago toujours soutenu pendant la même période laissant craindre un nouveau resserrement monétaire, les investisseurs ont compris que le paysage n’était peut-être pas aussi inquiétant que l’on croyait. Certes, à première vue, l’économie américaine reste vive et, comme l’ont fait remarquer les analystes boursiers, aussi longtemps que le chômage reste bas, la confiance des consommateurs reste forte. Mais dans le détail, il apparaît que les ménages américains affichent une moindre fringale qu’auparavant, ce qui pourrait ralentir la consommation, puis en cascade la croissance et éloigner ainsi un risque de relèvement des taux d’intérêt de la Fed. Cette éclaircie du côté des taux a permis donc au secteur financier de repartir en hausse à un rythme plus grand que la baisse des autres compartiments de la cote. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est remonté d’une plus bas à 10 918,56 points à un plus haut à 11 045,42 points, avant d’afficher en préclôture 10 962,51 points, en hausse de 14,59 points sur la veille. Recul des Bourses européennes et notamment des technologiques La faiblesse persistante de l’euro, qui est toutefois parvenu à se maintenir au-dessus d’un dollar, et les inquiétudes sur l’évolution des taux d’intérêt ont pesé mardi sur les Bourses européennes qui ont été victimes de prises de bénéfices. Au niveau des indices paneuropéens l’Eurotop 300 a perdu 1,22 % et l’Euro Stoxx des blue chips 1,14 %. Paris a abandonné 0,60 %, Londres 1,42 % et Amsterdam 1,47 %, alors que Francfort a progressé de 0,12 % et Madrid de 0,60 %. Le niveau élevé des évaluations des titres high tech a déclenché des prises de bénéfices dans ces secteurs, grands perdants de la journée. «Les hausses excessives dans certains secteurs “riches en technologie” restent difficiles à juger», a déclaré Nola Voudsen (Merrill Lynch). «Leur progression risque d’être ponctuée de hauts et de bas», a-t-il ajouté. Ainsi, Nokia – deuxième capitalisation boursière de la zone euro – a perdu 6,27 % après une remarquable hausse de près de 75 % depuis la mi-octobre. L’opérateur néerlandais KPN Telecoms NV a pour sa part reculé de 3,15 %. Par contre, le secteur automobile, celui des producteurs de base et la chimie ont progressé. Les analystes estiment que la baisse était inévitable après les nombreux records battus récemment et qu’elle est surtout temporaire car l’amélioration de la croissance en Europe devrait soutenir les marchés. Contre la tendance, la high tech britannique NXT Plc a fait un spectaculaire bond en avant de 74,16 %. Cette société a conclu un accord de coentreprise avec le gouvernement britannique pour profiter pleinement de la forte croissance du marché de la technologie de reconnaissance vocale. Deutsche Telekom, qui avait baissé dans un premier temps après avoir annoncé une contraction de 3,7 % de son chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de l’exercice (compte non tenu de la consolidation de sa filiale autrichienne max.mobil), a fini sur un gain de 0,53 % à 57,30 euros. Tokyo : accélération de la baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 1,5 % mardi en raison de prises de bénéfices, notamment sur les valeurs de haute technologie, et des préoccupations des investisseurs concernant l’appréciation du yen face aux autres monnaies. L’indice Nikkei 225 a reculé de 292,04 points à 18 558,23 points. L’indice élargi Toppix a été pour sa part en baisse de 44,67 points à 1 641,53 points. Environ 652 millions d’actions ont été échangées contre 561,7 millions lundi. Les investisseurs, notamment dans les sociétés de courtage, ont pris des bénéfices sur des valeurs de haute technologie qui ont réalisé récemment des gains notables, selon les opérateurs. On s’attendait à des rachats de titres technologiques par quatre nouvelles sociétés de placements qui devaient être constituées mardi, mais la faiblesse de l’activité en début de séance a rendu les investisseurs prudents, ont-ils affirmé. «Ces nouvelles sociétés de placements étaient appelées à devenir d’importants investisseurs dans les premiers échanges mais elles ont peu acheté sur un marché globalement faible», a indiqué Tetsuya Ishijima, analyste d’Okasan Securities. Selon lui, les investisseurs marquent une pause mais ils se remettront à acheter des valeurs de haute technologie ou liées à l’Internet dans le courant de la semaine. «Les titres IT (technologies de l’information) étaient en baisse mardi mais les investisseurs étrangers et les sociétés de placements notamment vont rechercher les valeurs avec de fortes perspectives de croissance», a estimé cet analyste. Pour Masakazu Kimura, conseiller chez Universal Securities, la Bourse de Tokyo «est désormais moins sensible aux mouvements du marché des changes».
Le dollar continuait à être recherché hier, à Beyrouth, dans un marché prédisposé à la vente à des cours en hausse. Mais, après le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer en moyenne à 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit, confrontés souvent à un certain déséquilibre entre l’offre et la demande du dollar, ont été amenés à le négocier toute la journée à des cours supérieurs au taux indicatif de la BDL fixé à 1 507,50 LL. Il a été, en effet, traité finalement entre 1 510,50 et 1 511,50 LL, après un départ entre 1 510,00 et 1 512,00 LL, dans un volume d’affaires de quelque douze millions de dollars entièrement négociés à l’achat...