Tennis - Key Biscayne (finale) Krajicek défait Grosjean en quatre manches (photo)
le 30 mars 1999 à 00h00
Le miracle n’a pas eu lieu. Le Néerlandais Richard Krajicek était trop sûr de lui, trop puissant pour Sébastien Grosjean, qui s’est incliné 4-6, 6-1, 6-2, 7-5 après avoir offert une belle résistance, samedi en finale du tournoi de Key Biscayne (Floride). La rencontre, dans un central plein à craquer, offrait une nette opposition de style entre le jeu de service-volée du géant néerlandais (1,96 m) et le tennis de contre du petit Marseillais (1,75 m). Celui-ci ne faisait véritablement illusion que pendant la première manche, le temps pour Krajicek de trouver ses marques au service. Faisant preuve d’un culot étonnant pour un joueur disputant sa première finale d’un tournoi professionnel, Grosjean, 20 ans, parvenait à faire douter Krajicek avec des retours glissés dans les pieds et quelques passings du meilleur acabit. Il parvenait ainsi à prendre pour la première fois la mise en jeu du Néerlandais au 3e jeu, d’un retour de revers dans les pieds, la volée de Krajicek s’arrêtant sur la bande. Le Néerlandais remettait immédiatement les choses au point, mais cédait à nouveau son service au 7e jeu sur deux doubles fautes. Une manière d’exploit contre un joueur qui n’avait subi que deux breaks jusque-là dans le tournoi. Le Français traitait alors d’égal à égal et remportait la manche sur un jeu blanc d’un coup droit gagnant le long de la ligne au bout de 43 minutes. Mais la machine Krajicek ne s’était pas encore mise en branle. Servant mieux, retournant avec plus de précision, Krajicek ne mettait qu’une heure environ pour remporter la seconde manche 6-1, et la troisième 6-2. La supériorité du Néerlandais, qui servait de mieux en mieux, était alors manifeste malgré quelques signes de fatigue. Krajicek à l’économie Le Français suscitait quelques espoirs en revenant de 4-2 à 4-4 et en s’assurant sans succès une balle de set à 5-4. Il cédait toutefois à nouveau son service au 11e jeu. La cause était entendue. Krajicek ponctuait la rencontre au jeu suivant d’un ace, son 24e de la partie, pour s’assurer son deuxième tournoi de l’année, le 17e de sa carrière, et l’assurance de monter de la 7e à la 4e place mondiale. «J’ai joué à l’économie aujourd’hui. Il faisait chaud et j’avais peur de ne pas tenir la distance. Je suis heureux d’avoir pu compter sur mon service pour me tirer d’affaire», a souligné l’ancien vainqueur de Wimbledon (1996) qui avait fêté longuement la veille le premier anniversaire de sa fille Emma. Grosjean, grande révélation du tournoi où il a sorti l’Espagnol Carlos Moya, numéro un mondial, après avoir sauvé trois balles de match, est assuré d’effectuer un bond impressionnant au classement de la 74e aux alentours de la 40e place, deux ans après ses débuts sur le circuit en 1996. «Je sais maintenant que je peux gagner un tournoi», a souligné l’ancien champion du monde junior, dont le parcours à Key Biscayne lui a valu d’être sélectionné dans le groupe de six joueurs convoqués pour le match de Coupe Davis contre les Pays-Bas la semaine prochaine à Nîmes. Parmi les adversaires, un certain Krajicek. «J’espère qu’il servira moins bien qu’aujourd’hui», a fait valoir Grosjean.
Le miracle n’a pas eu lieu. Le Néerlandais Richard Krajicek était trop sûr de lui, trop puissant pour Sébastien Grosjean, qui s’est incliné 4-6, 6-1, 6-2, 7-5 après avoir offert une belle résistance, samedi en finale du tournoi de Key Biscayne (Floride). La rencontre, dans un central plein à craquer, offrait une nette opposition de style entre le jeu de service-volée du géant néerlandais (1,96 m) et le tennis de contre du petit Marseillais (1,75 m). Celui-ci ne faisait véritablement illusion que pendant la première manche, le temps pour Krajicek de trouver ses marques au service. Faisant preuve d’un culot étonnant pour un joueur disputant sa première finale d’un tournoi professionnel, Grosjean, 20 ans, parvenait à faire douter Krajicek avec des retours glissés dans les pieds et quelques passings du meilleur...
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