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Actualités - Chronologie

Tennis - Key Biscayne Le français Grosjean rejoint Krajicek en finale (photos)

Le Français Sébastien Grosjean, 20 ans, s’est qualifié pour la première finale d’un tournoi ATP de sa carrière en battant l’Espagnol Francisco Clavet 3-6, 6-3, 6-1 jeudi soir à Key Biscayne (Floride). Grosjean, 74e joueur mondial, mais qui devrait progresser la semaine prochaine aux alentours de la quarantième place, affrontera en finale le Néerlandais Richard Krajicek, tête de série numéro 7, facile vainqueur du Suédois Thomas Enqvist (N°14). La demi-finale entre Clavet et Grosjean, deux joueurs au style un peu similaire, devait commencer par tourner à l’avantage de l’Espagnol un peu plus précis et déterminé. Clavet profitait d’une série de fautes en coup droit de Grosjean pour faire le break au 8e jeu et s’assurer ensuite sur sa mise en jeu le gain de la manche en 32 minutes. La deuxième manche était tout aussi équilibrée, mais cette fois c’est Grosjean, un peu plus offensif et faisant moins de fautes, qui avait l’avantage. Il faisait lui aussi le break au neuvième jeu et bouclait la manche sur son service en 30 minutes. L’Espagnol accusait le coup. Tentant de brusquer les échanges, il se mettait à faire de plus en plus de fautes et cédait d’entrée sa mise en jeu. Grosjean, dont le coup droit commençait à faire des ravages, se détachait 4-0, avec deux breaks d’avance, puis 5-1. Clavet, découragé, cédait une troisième fois son service et le match au bout d’une heure vingt-huit minutes de jeu, permettant à Grosjean de devenir le premier Français à se qualifier pour une finale du tournoi de Key Biscayne. David contre Goliath Ce sera le combat de David contre Goliath, du plus petit contre le plus grand : Sébastien Grosjean et ses 175 centimètres contre le presque double mètre Krajicek (1,96 m) en finale du tournoi de tennis de Key Biscayne samedi à partir de 19h00 heure française (20h00 heure de Beyrouth). Les armes du Néerlandais relèvent de la grosse artillerie, un service canon qu’il propulse avec régularité à plus de 200 km/h, une deuxième balle presque aussi intimidante souvent aux alentours de 185 km/h, une envergure au filet qui en font un des joueurs les plus difficiles à passer. Et, depuis une opération à un genou à la fin 1998, une mobilité accrue qui lui permet maintenant de soutenir l’échange en fond de court et une meilleure efficacité sur les balles basses. Le petit Marseillais devra, lui, compter sur sa vitesse, son intelligence tactique, sa faculté à changer de rythme – surtout en coup droit – et sa résistance si la rencontre, au meilleur des cinq manches, se prolonge. «Si la finale dure, Krajicek peut accuser la fatigue et Grosjean en profiter», a souligné l’Espagnol Francisco Clavet, sa victime en demi-finale. « La clef sera dans les retours » Krajicek, c’est aussi 15 victoires en tournoi, dont un succès à Wimbledon en 1996 – année où Grosjean était sacré champion du monde junior – et la certitude de devenir numéro 4 mondial en cas de victoire samedi. Un palmarès en face duquel le Français fait bien pâle figure avec une demi-finale cette année à Copenhague et une première finale, à 20 ans, sous le soleil de Floride où il a décidé d’élire domicile avec sa femme et sa fille. Les deux joueurs ne se sont rencontrés qu’une seule fois, l’année dernière à Marseille, où Grosjean avait été contraint à l’abandon dans la seconde manche, alors qu’il était mené 6-3, 5-5, par une blessure à la cheville. Un match dont il se souvient : «J’avais un set et un break de retard, raconte-t-il. J’avais réussi à revenir et jouais bien quand je me suis blessé». Ce match a permis au Marseillais de prendre la mesure du jeu du Néerlandais, adepte du service-volée. «Je vais essayer de ne pas penser qu’il s’agit d’une finale, dit Grosjean. Il faudra que je le fasse jouer. La clef sera dans les retours». Krajicek, impressionnant tout au long des dix jours du tournoi et qui s’estime bien supérieur à ce qu’il était en 1996, sa grande année, est le favori logique de cette finale contre un joueur qui n’est que 74e mondial, même s’il devrait progresser d’une trentaine de places lundi. Mais il ne veut pas vendre la peau de l’ours. «Pas d’excès de confiance, dit-il. À Marseille, j’avais eu la chance de m’en sortir ce jour-là. Tout joueur qui arrive en finale mérite le respect». Un respect que Grosjean, sur ce qu’il a montré cette semaine, mérite amplement. Graf sans combattre Dans le tableau féminin, l’ancienne numéro un mondiale, l’Allemande Steffi Graf, s’est qualifiée sans combattre pour les demi-finales à la suite du forfait de l’Américaine Lindsay Davenport, blessée au poignet gauche à l’entraînement il y a cinq jours. «J’aurais préféré jouer», a indiqué Graf, qui s’est toutefois félicitée de pouvoir bénéficier d’une journée de repos. Cinq fois victorieuse à Key Biscayne, où elle n’avait pu jouer ces deux dernières années en raison d’ennuis de santé, Graf affrontera samedi la tenante du titre l’Américaine Venus Williams, dont la puissance a fini par prévaloir contre la Tchèque Jana Novotna, dominée 5-7, 6-2, 6-3 en 2h18 minutes de jeu.
Le Français Sébastien Grosjean, 20 ans, s’est qualifié pour la première finale d’un tournoi ATP de sa carrière en battant l’Espagnol Francisco Clavet 3-6, 6-3, 6-1 jeudi soir à Key Biscayne (Floride). Grosjean, 74e joueur mondial, mais qui devrait progresser la semaine prochaine aux alentours de la quarantième place, affrontera en finale le Néerlandais Richard Krajicek, tête de série numéro 7, facile vainqueur du Suédois Thomas Enqvist (N°14). La demi-finale entre Clavet et Grosjean, deux joueurs au style un peu similaire, devait commencer par tourner à l’avantage de l’Espagnol un peu plus précis et déterminé. Clavet profitait d’une série de fautes en coup droit de Grosjean pour faire le break au 8e jeu et s’assurer ensuite sur sa mise en jeu le gain de la manche en 32 minutes. La deuxième manche était...