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Actualités - Chronologie

Tennis - Key Biscayne Richard Krajicek se qualifie pour la finale (photo)

Le Néerlandais Richard Krajicek, vainqueur du numéro un mondial Pete Sampras en quart de finale, s’est qualifié pour la finale du tournoi de tennis de Key Biscayne (Floride) en se jouant jeudi du pourtant solide Suédois Thomas Enqvist 6-4, 6-2 en 76 minutes. Tête de série numéro 7, Krajicek, vainqueur de Wimbledon en 1996, s’installe maintenant comme grand favori du tournoi et affrontera en finale samedi le vainqueur de la deuxième demi-finale entre le Français Sébastien Grosjean et l’Espagnol Francisco Clavet programmée jeudi en soirée (00h30 GMT). Krajicek a affirmé se sentir un peu mou après une journée de battement mercredi passée à la piscine. Cela ne s’est pas vu sur le court où son jeu de service-volée se trouvait confronté à la régularité, les retours et les passings du métronome Enqvist. Bien que ne passant que peu de première balle, le géant néerlandais (1,96 m) ne devait être mis en difficulté sur sa mise en jeu que dans le 6e jeu de la première manche où il finissait par l’emporter au 3e avantage, sans avoir concédé de balle de break. Krajicek, qui avait fait le break dès le premier jeu, devait s’en contenter pour s’assurer le gain de la manche 6-4 sur un ace à plus de 200 à l’heure en 42 minutes. Hingis, Serena Williams, Grosjean et Clavet en demi-finales Souverain au filet, Krajicek s’imposait même dans les échanges de fond de court et devait faire le trou à nouveau d’entrée en prenant la mise en jeu d’Enqvist dès le premier jeu du second set. Il récidivait au 7e jeu pour conclure ensuite sur son service d’un ultime ace, son neuvième de la partie. En 76 minutes de jeu, Enqvist n’avait pas obtenu une seule occasion de s’emparer du service de Krajicek. D’autre part, l’Allemande Steffi Graf, tête de série numéro 7, s’est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de Key Biscayne (Floride), profitant du forfait pour blessure jeudi de l’Américaine Lindsay Davenport (N°2). L’Américaine a indiqué s’être blessée au poignet gauche à l’entraînement samedi dernier et être dans l’incapacité de disputer le quart de finale qui devait opposer jeudi après-midi les deux anciennes numéro un mondial. Davenport est également douteuse pour le tournoi de Hilton Head la semaine prochaine. La Suissesse Martina Hingis, qui défend sa première place mondiale et ses 150 points d’avance sur Lindsay Davenport, a continué sa promenade de santé à Key Biscayne, où le petit Français Sébastien Grosjean, sur la lancée de son succès sur l’Espagnol Carlos Moya, s’est qualifié pour les demi-finales aux dépens du Slovaque Dominik Hrbaty. Face à Hingis, l’Autrichienne Barbara Schett n’a pas pesé plus lourd en quart de finale que la Slovaque Karina Habsudova, l’Américaine Amy Frazier et l’Allemande Marlene Weingartner aux tours précédents. Le score : un double 6-1 face à une joueuse tout de même 20e au classement WTA, qui avait fait bonne impression en huitième de finale en battant la Russe Anna Kournikova et était passée près de la victoire en janvier à Sydney face à la numéro un mondiale. Hingis sera opposée en demi-finale à l’Américaine Serena Williams (N°16), qui, elle non plus, n’a pas perdu un set depuis le début du tournoi. La cadette des sœurs Williams, qui est invaincue en 15 matchs et reste sur deux victoires consécutives en tournoi à l’Open Gaz de France à Paris et à Indian Wells, a dominé en 61 minutes la Sud-Africaine Amanda Coetzer (N°9) 6-4, 6-0 en fin de programme mercredi. Grosjean continue à surprendre Il y a un an, Serena Williams avait compté deux balles de match en demi finale contre Hingis, qui devait s’incliner ensuite en finale contre la sœur aînée Venus. «Ce sera amusant de rejouer contre elle, a souligné Hingis. Elle est maintenant beaucoup plus expérimentée». Toute l’Amérique se prend maintenant à rêver d’une finale familiale entre les deux sœurs, qui constituerait une première dans l’histoire du tennis américain. Il reste toutefois quelques formalités à remplir d’ici là, en commençant par le quart de finale que Venus Williams (N°6) doit disputer jeudi après-midi contre la Tchèque Jana Novotna (N°4) avant que l’Allemande Steffi Graf (N°7) et l’Américaine Lindsay Davenport (N°2) n’en décousent pour la dernière place de demi-finaliste. Sébastien Grosjean, 20 ans, le moins gradé des survivants du tournoi avec sa modeste 74e place à l’ATP, ne partait pas favori contre Dominik Hrbaty, un Slovaque de 21 ans, 40e joueur mondial, qui avait fait grosse impression en sortant l’Américain Andre Agassi d’abord, le Chilien Marcelo Rios ensuite. Grosjean, lui, avait réussi la performance de la semaine en sortant le numéro un mondial Carlos Moya. Variant les angles et les cadences, pour placer de soudaines accélérations en coup droit, Grosjean a fini par casser la belle mécanique de Hrbaty. Le Français, après avoir compté deux balles de match dans la seconde manche, finissait par s’imposer 6-3, 5-7, 6-1 à un Hrbaty dégoûté. «J’ai essayé de ne pas jouer en rythme, de ne pas lui donner deux fois la même balle, et cela a bien marché», a-t-il expliqué. Le Français, qui avait été champion du monde junior en simple et en double en 1996 et devrait effectuer un bond de 20 à 30 places au classement ATP, affrontera un autre spécialiste du genre en demi-finale, l’Espagnol Francisco Clavet, 30 ans et 22e joueur mondial, dont le jeu de métronome a fini par pousser à l’erreur l’Allemand Nicolas Kiefer (32e ATP), vainqueur auparavant de l’Australien Patrick Rafter et du Britannique Greg Rusedski, mais dominé mercredi en soirée 7-5, 6-3. Sampras : objectif Roland-Garros Même s’il a reconquis, à la faveur d’une défaite de Carlos Moya, son rang de numéro un mondial, Pete Sampras n’est plus cette saison le joueur impressionnant qu’il fut six saisons consécutivement. Usé, lassé, l’Américain vient de disputer neuf tournois sans en gagner un, ce qui ne lui était quasiment jamais arrivé, et sa défaite à Key Biscaine face à Richard Krajicek n’a pas rassuré ses fans. Après un long break, qui l’a vu faire l’impasse sur les Internationaux d’Australie où il avait pourtant l’espoir d’égaler le record de 12 victoires en grand chelem établi par Roy Emerson, Sampras revient avec pour objectif principal ce titre qui lui manque plus que tout : Roland-Garros. «Sur ma forme actuelle, je pensais vraiment pouvoir gagner Key Biscaine, a-t-il expliqué. Je trouve que je joue bien. Je vais me remettre de cette défaite contre Krajicek et me concentrer sur cet autre but que je veux atteindre désormais et qui est de gagner Roland-Garros», a-t-il confié. Une victoire à Paris ferait sans conteste de Sampras le plus grand joueur de tous les temps, l’un des rares à avoir remporté les quatre levées du grand chelem, en même temps qu’elle lui permettrait d’égaler Emerson. Pour le capitaine de l’équipe américaine de Coupe Davis, Tom Gullikson, Sampras peut parvenir à ses fins, mais ce ne sera pas facile. Pas une obsession «Pete a les moyens de gagner à Paris, mais il doit avoir la volonté d’effectuer le travail nécessaire, d’adopter la bonne mentalité pour adapter son jeu à la terre battue», explique-t-il. «En gagnant les tournois qui précèdent des tournois du grand chelem, vous gagnez en confiance et faites peur à vos adversaires. Il faut se positionner en vainqueur et établir sa réputation dans les vestiaires», ajoute le frère de celui qui fut le plus proche conseiller de Sampras. «Il faut qu’il joue au moins trois tournois avant Roland-Garros et s’il perd tout, il faut qu’il reste sur place et embauche un des Espagnols pour s’entraîner». «Pete a pris la mauvaise habitude de perdre tôt sur terre battue et de prendre le premier avion pour la maison», conclut Gullikson. Le numéro un mondial prévoit de jouer à Monte-Carlo, à Rome - où il a gagné son seul tournoi sur terre battue en Europe – et à Dusseldorf avant le French. Sampras avoue pourtant qu’il ne veut pas que son objectif de gagner à Paris devienne une idée fixe. «Ce n’est pas aussi extrême. Ce n’est pas dans ma personnalité d’être aussi extrême. Mais je veux me donner les meilleures chances de gagner, a-t-il dit. Si cela devait devenir une obsession, je ferais le nécessaire. Qui sait, peut-être vais-je faire construire un court en terre battue chez moi un de ces jours. Mais j’en doute...». Coupe Davis : Lloyd furieux contre Sampras Le capitaine de l’équipe britannique de Coupe Davis, David Lloyd, a critiqué jeudi les commentaires de l’Américain Pete Sampras sur l’équipe «moitié britannique, moitié canadienne» de la Grande-Bretagne, à huit jours d’un choc en Coupe Davis entre les deux pays. Sampras, qui a fait ces commentaires lors d’une conférence de presse après sa défaite contre Richard Krajicek à Key Biscayne, faisait allusion au numéro 2 britannique Greg Rusedski, né canadien, à Montréal, puis naturalisé britannique. «Greg a un passeport britannique, c’est aussi simple que cela. Il a été élevé au Canada, il a un accent canadien, mais cela fait quatre ans qu’il joue pour la Grande-Bretagne et il ne nous a jamais laissé tomber», a rappelé Lloyd. «Tout ce que je peux ajouter, c’est que la moitié de l’Amérique est italienne, et cela ne nous pose pas de problème», a ajouté Lloyd. Sampras, qui redeviendra numéro 1 mondial lundi prochain au classement ATP, a expliqué que son programme trop chargé ne lui permettait pas de participer à la Coupe Davis du 2 au 4 avril à Birmingham. «Il ne joue pas pour son pays et je pense que c’est triste. Il ferait mieux de se regarder dans une glace et de se demander pourquoi il ne joue pas», a estimé Lloyd. Très en verve, Lloyd, qui n’a jamais eu sa langue dans sa poche, a aussi suggéré à Sampras de regarder de plus près l’histoire de l’équipe américaine de Coupe Davis, pour laquelle ont notamment joué «Charlie Pasarell, un Portoricain, ou John McEnroe, d’origine irlandaise». Australie-Zimbabwe : le retour de Philippoussis Mark Philippoussis a été de nouveau sélectionné dans l’équipe australienne de Coupe Davis qui doit rencontrer le Zimbabwe, du 2 au 4 avril, à Harare, à l’occasion du premier tour du groupe mondial. L’Australien, connu pour ses qualités de serveur, avait été mis sur la touche par John Newcombe, le capitaine de l’équipe nationale, et l’entraîneur Tony Roche, après son élimination, l’an dernier, au même stade de la compétition face à un représentant du... Zimbabwe. Pat Rafter, son vainqueur de la dernière finale de l’US Open, la fameuse paire de double Woodforde-Woodbridge, et le prometteur Lleyton Hewitt feront également partie de l’équipe. «Ils ont une belle occasion de redorer leur blason», a estimé John Newcombe. Les vainqueurs de cette rencontre seront opposés à la Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis en quart de finale.
Le Néerlandais Richard Krajicek, vainqueur du numéro un mondial Pete Sampras en quart de finale, s’est qualifié pour la finale du tournoi de tennis de Key Biscayne (Floride) en se jouant jeudi du pourtant solide Suédois Thomas Enqvist 6-4, 6-2 en 76 minutes. Tête de série numéro 7, Krajicek, vainqueur de Wimbledon en 1996, s’installe maintenant comme grand favori du tournoi et affrontera en finale samedi le vainqueur de la deuxième demi-finale entre le Français Sébastien Grosjean et l’Espagnol Francisco Clavet programmée jeudi en soirée (00h30 GMT). Krajicek a affirmé se sentir un peu mou après une journée de battement mercredi passée à la piscine. Cela ne s’est pas vu sur le court où son jeu de service-volée se trouvait confronté à la régularité, les retours et les passings du métronome Enqvist. Bien que...