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Actualités - Reportages

Le théâtre Monnot Une plate-forme polyvalente, didactique et culturelle (photos)

Le théâtre Monnot USJ a ouvert ses portes en novembre 1997. Il est géré par l’Institut d’études scéniques et audiovisuelles (Iesav), dont il est «le prolongement naturel», comme se plaît à le souligner la directrice, Mme Aimée Boulos. En effet, la vocation première au Monnot est d’encourager les jeunes, en faisant connaître leurs premières œuvres. Ainsi, l’actrice Betty Taoutel Sfeir se transforme pour la première fois en metteur en scène. Elle va en effet, en avril prochain, présenter, sans y jouer, une pièce qu’elle a écrite : Lettres d’amour. Du 20 au 23 mars, les étudiants du département scénique présentent quant à eux leur spectacle de fin d’étude Les bonnes de Jean Genêt, mise en scène de Roger Assaf. Le Monnot se veut aussi un soutien au théâtre d’expression française, et accueille en juin une grande production franco-suisse (théâtre de Vidy, Lausanne, et Bobigny Paris) : Une bête sur la lune. Deux pièces francophones s’étaient déjà succédé entre octobre et février : Le Petit prince mise en scène d’Alain Plisson et Les créanciers de Strindberg, réalisée par Jean-Marie Mishaka. Du même Strindberg, Folie dans l’écurie présentée en arabe par Jawad el-Assadi. Les représentations sont variées : soirées de musique soufie ou de jazz, lecture de poèmes, contes pour enfants. Ballet Le ballet se taille au Monnot une place de choix. Au programme ce mois-ci, le spectacle On ne peut pas toujours être en apnée présenté par la troupe suisse Alias compagnie et doublé d’une journée workshop, rencontre avec le chorégraphe brésilien Guilherme Botelho. En mai, un ballet monté par May Chelhot : Vérités de femme. En parallèle, l’atelier de création théâtrale pour la formation à l’actorat (ACT) dispose d’une salle qui reçoit un maximum de soixante personnes. On y joue à la fin du mois en cours, en collaboration avec le CCF, une pièce tirée de l’œuvre de Diderot : Le neveu de Rameau. L’ACT accueille aussi une section de formation pour les enfants de 8 à 15 ans : Théâtre très tôt. Le théâtre Monnot essaye donc de faire connaître de nouveaux acteurs. Il se veut aussi à l’écoute des professionnels. Il met au service du spectateur libanais des formes différentes d’expression. Promouvoir une culture théâtrale et fidéliser un public sont les buts qu’il s’est fixés. Le public, irrégulier et imprévisible, ne suit pas toujours. Mais Mme Boulos se dit satisfaite car un premier pas a déjà été franchi : la glace est brisée. «Le théâtre Monnot est un élan de soutien aux jeunes : public et artistes. L’avenir sera gratifiant». La directrice du théâtre conclut ainsi sur une note d’espoir.
Le théâtre Monnot USJ a ouvert ses portes en novembre 1997. Il est géré par l’Institut d’études scéniques et audiovisuelles (Iesav), dont il est «le prolongement naturel», comme se plaît à le souligner la directrice, Mme Aimée Boulos. En effet, la vocation première au Monnot est d’encourager les jeunes, en faisant connaître leurs premières œuvres. Ainsi, l’actrice Betty Taoutel Sfeir se transforme pour la première fois en metteur en scène. Elle va en effet, en avril prochain, présenter, sans y jouer, une pièce qu’elle a écrite : Lettres d’amour. Du 20 au 23 mars, les étudiants du département scénique présentent quant à eux leur spectacle de fin d’étude Les bonnes de Jean Genêt, mise en scène de Roger Assaf. Le Monnot se veut aussi un soutien au théâtre d’expression française, et accueille...