La galerie Maraya présente le printemps des arts, exposition collective de peinture et de sculpture de jeunes diplômés de l’Alba, de l’UL et de la LAU. – Ghandour Habre peint le rouge et le vert. Des drapeaux libanais. Un imbroglio : des taches, une main, une tête. Une femme qui dort. Puis c’est le crash, les couleurs explosent et ne tardent pas à s’enchevêtrer, le noir fait son entrée, et le rouge sang coule. – Chez Mansour Habre, tradition et technologie se croisent. Y a-t-il conflit? Un Oriental est prostré devant son ordinateur. Casquette et tarbouche se côtoient. Mixed medias. – Les aquarelles et dessins de Joumana Abou Chacra respirent le Liban. Tarbouche et narguilé, danse en jellabia et, à travers une balustrade en fer forgé, une campagne verdoyante. – Peinture à l’huile pour Assem Ayoub. Deux musiciennes, une guitariste et une violoniste se fondent dans le paysage. Couleurs de la terre, de la nature. – Maya Hage peint à l’acrylique. Une ville. Un cachet occidental, mais des arcades qui rappellent l’Orient. Une échelle, des échafaudages. L’ombre, silencieuse, se déplace dans les rues sombres. Une cité en reconstruction, peut être. – Les huiles de Abbas Makki traitent chacune d’un thème différent. Le temps qui court, ou un athlète qui prend ses jambes à son cou. Conversation, chaise isolée. Ya-t-il quelqu’un dans la salle? Au repos, l’eau stagne dans un seau. Plus rien ne bouge. Le paysage est pour sa part classique, une maison traditionnelle perdue dans un village libanais, Roumine ou un autre, qu’importe. Finalement, Yara, être de lumière, se détache de la toile. Seul compte le halo de sa robe rouge. Le reste est flou. – Chawki Youssef s’attaque au ciel. Mixed medias pour illustrer un étau qui se resserre. L’atmosphère est lourde de sous-entendus. Un carré bleu, bout de paradis. À coté des fils barbelés, des barricades, des cordes prêtes à enchaîner... les esprits. Tout est noir, obscur. Le rouge, du sang? – Mouzayan el-Khalil réagit dans ses sculptures au monde qui l’entoure. De la révolte à l’état pur. La censure, langue coupée. La pollution : des poissons rendus informes. À différents stades de leur évolution, les hommes, toujours seuls, s’incarnent dans des formes distinctes qui ont tout l’air de symboles phalliques. Mais Mouzayan traque la beau quand même. La pièce, les trois couleurs primaires de la peinture sont agencées dans un concept esthétique. D’autres sculptures : des arcades, un temple qui semblent s’opposer en vis-à-vis. Vestiges d’un héritage architectural que l’artiste admire. À travers cette expo collective, Maraya reflète l’état d’âme, riche en sa diversité, d’artistes jeunes. Jusqu’au 3 avril.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La galerie Maraya présente le printemps des arts, exposition collective de peinture et de sculpture de jeunes diplômés de l’Alba, de l’UL et de la LAU. – Ghandour Habre peint le rouge et le vert. Des drapeaux libanais. Un imbroglio : des taches, une main, une tête. Une femme qui dort. Puis c’est le crash, les couleurs explosent et ne tardent pas à s’enchevêtrer, le noir fait son entrée, et le rouge sang coule. – Chez Mansour Habre, tradition et technologie se croisent. Y a-t-il conflit? Un Oriental est prostré devant son ordinateur. Casquette et tarbouche se côtoient. Mixed medias. – Les aquarelles et dessins de Joumana Abou Chacra respirent le Liban. Tarbouche et narguilé, danse en jellabia et, à travers une balustrade en fer forgé, une campagne verdoyante. – Peinture à l’huile pour Assem Ayoub. Deux...