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Actualités - Chronologie

Egypte Les avocats veulent des élections malgré la fermeture de l'Ordre(photo)

Des centaines d’avocats égyptiens se sont rassemblés dans les rues jeudi au centre du Caire pour préparer les élections du conseil du syndicat, en dépit d’une décision de la justice interdisant ces élections. En janvier 1996, les autorités avaient obtenu de la justice un verdict plaçant le syndicat sous séquestre, afin de mettre un terme à sa domination par les Frères musulmans, accusés d’encourager la vague de violence islamiste, déclenchée en 1992. Les services de sécurité ont empêché jeudi matin des centaines d’avocats de se réunir au siège du syndicat pour examiner la préparation des élections du conseil, les autorités arguant qu’une telle réunion est contraire à la décision de justice. Dans une rue proche du siège, quelques centaines d’avocats ont cependant tenu leur assemblée alors qu’ils étaient entourés de dizaines de policiers. Lors de cette réunion, les avocats ont décidé de mettre en place un comité provisoire de dix membres sous la présidence de Me Atteya Chaalane, pour préparer l’élection d’un nouveau conseil du syndicat à la place de celui dissous en 1996 à «cause de la mauvaise gestion financière». La tâche du comité, qui regroupe notamment les chefs locaux du syndicat des avocats dans les provinces, est de «préparer la liste des électeurs pour organiser des élections», a déclaré Me Sameh Achour, également député nassérien. «Le comité, a-t-il poursuivi, vise également à mettre un terme aux faibles prétextes sur lesquels s’appuie le gouvernement et le comité de tutelle judiciaire pour entraver les activités du syndicat». Selon lui, «6 300 avocats ont marqué leur présence en signant la liste d’émargement de cette assemblée, ce qui signifie que le quorum requis, qui est de 1 500 membres, a été atteint». Plusieurs avocats ont cependant indiqué s’attendre à ce que les autorités s’efforcent d’obtenir de la justice un verdict considérant comme «nulle et non avenue» cette assemblée, en avançant qu’elle s’est tenue en dehors du siège de l’Ordre, contrairement aux règles. En octobre, le Centre pour l’indépendance des juges et des avocats (Cija), un organisme international basé à Genève, avait reproché au gouvernement d’interdire depuis 1996 la tenue d’élections au conseil de l’Ordre des avocats égyptiens. Il avait noté dans un rapport la «détérioration» du statut des avocats en raison de «problèmes politiques» résultant de l’élection des Frères musulmans au conseil de l’Ordre depuis 1992. Dans le cadre de sa lutte contre les islamistes à partir de cette date, le gouvernement «a pris une série de mesures contre des institutions de la société civile», a également noté le Cija, en recommandant au gouvernement d’accepter «la tenue d’élections au conseil de l’Ordre des avocats pour préserver la liberté des avocats».
Des centaines d’avocats égyptiens se sont rassemblés dans les rues jeudi au centre du Caire pour préparer les élections du conseil du syndicat, en dépit d’une décision de la justice interdisant ces élections. En janvier 1996, les autorités avaient obtenu de la justice un verdict plaçant le syndicat sous séquestre, afin de mettre un terme à sa domination par les Frères musulmans, accusés d’encourager la vague de violence islamiste, déclenchée en 1992. Les services de sécurité ont empêché jeudi matin des centaines d’avocats de se réunir au siège du syndicat pour examiner la préparation des élections du conseil, les autorités arguant qu’une telle réunion est contraire à la décision de justice. Dans une rue proche du siège, quelques centaines d’avocats ont cependant tenu leur assemblée alors qu’ils...