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Actualités - Chronologie

Archéologie - Le meilleur est à venir Vieille civilisation au Kazakhstan

La tombe d’un riche prince scythe nomade, vieille de quelque 2 400 ans mais en très bon état de conservation, a été découverte dans les monts Altaï, au Kazakhstan, par des chercheurs italiens, français et locaux. Cette découverte remonte à l’automne dernier mais a seulement été annoncée cette semaine à Venise (nord-est de l’Italie) par le centre de recherches italien Ligabue, le Centre national français de la recherche scientifique et l’Institut archéologique du Kazakhstan. Les fouilles, financées en partie par la compagnie pétrolière italienne Eni, ont dû être interrompues en raison des conditions climatiques de l’hiver. Elles doivent reprendre avec le retour du printemps, ont indiqué les chercheurs qui pensent que «le meilleur reste encore à découvrir». En attendant, les matières organiques retrouvées ont été placées dans un container réfrigéré à une température inférieure à zéro degré pour ne pas les endommager. Elles ont été transportées à Almaty, ancienne capitale du Kazakhstan. Tombe «congelée» Des statues en bois recouvert d’or, représentant des animaux fantastiques ou réels, ainsi que les cadavres de trois chevaux harnachés ornés de cornes décorées ont notamment été mis au jour dans un parfait état de conservation. La tombe, recouverte d’un tumulus (amas de pierres circulaire) haut d’un mètre et large de vingt-cinq mètres, est située à quelque 1 200 mètres d’altitude dans une vallée non loin du village de Berel, un des plus isolés du Kazakhstan. Le complexe funéraire, enfoui sous terre, s’est très bien conservé au fil des siècles grâce à sa construction qui a permis à l’eau de passer au travers des pierres créant un état de gel permanent (le permafrost). Le sépulcre du prince, qui se trouve au-dessous des restes des animaux, à environ quatre mètres sous le niveau du sol, n’a pas encore été atteint par les chercheurs qui espèrent pouvoir le faire dès que le temps le permettra. La découverte de ce type de tombe «congelée» est très rare, ont-ils souligné, précisant que les techniques utilisées pour l’inspection du lieu de sépulture du prince, qui présente les traces d’une ancienne violation, respecteront le site. Les Scythes étaient un peuple d’origine iranienne, vivant dans les steppes au nord de la mer Noire et dont certaines tribus (les Scythes royaux) restèrent nomades. Ils furent entre 700 et 200 avant Jésus-Christ les principaux représentants de l’art animaliste des steppes. Du Caucase à la Palestine, ces «conquérants» se mêlèrent à de nombreuses guerres. Au cours de leurs incursions, ils ravagèrent entre autre l’Assyrie tandis que l’Égypte n’a échappé à leur invasion qu’en payant tribut. Autour du premier siècle, une dynastie scythe s’établit en Inde. À la même époque, une autre régna sur l’Afghanistan oriental et le nord de l’actuel Pakistan.
La tombe d’un riche prince scythe nomade, vieille de quelque 2 400 ans mais en très bon état de conservation, a été découverte dans les monts Altaï, au Kazakhstan, par des chercheurs italiens, français et locaux. Cette découverte remonte à l’automne dernier mais a seulement été annoncée cette semaine à Venise (nord-est de l’Italie) par le centre de recherches italien Ligabue, le Centre national français de la recherche scientifique et l’Institut archéologique du Kazakhstan. Les fouilles, financées en partie par la compagnie pétrolière italienne Eni, ont dû être interrompues en raison des conditions climatiques de l’hiver. Elles doivent reprendre avec le retour du printemps, ont indiqué les chercheurs qui pensent que «le meilleur reste encore à découvrir». En attendant, les matières organiques...