La Sagesse, championne du Liban et tenante du titre, a perdu hier un match dans lequel elle n’est jamais vraiment rentrée. Insipides et passablement motivés les Verts ont déçu et inquiété les centaines de supporters venus dès le début de l’après-midi réserver un siège dans la salle de Ghazir. Samedi, la Sagesse disputera sa demi-finale face aux redoutables Égyptiens de al-Ittihad. S’il n’opère pas une profonde remise en question le club libanais risque de passer à la trappe. Le match débute par un mouvement collectif réussi de la part des Bleus de Estaouli. Ramadan, bourreau de Tadamon contre lequel il avait déjà marqué 41 points, entame son festival par un panier tout en finesse. Le match est équilibré et les deux équipes se répondent du tac au tac. Après huit minutes, l’égalité règne 12-12. Mais Ramadan s’essaie à trois points et redonne l’avantage à son équipe. Les Algériens jouent bien et impriment leur propre rythme au match. Les Verts subissent un peu mais provoquent les fautes des Algériens. Estaouli prend la mesure de son adversaire et se détâche 21-16. Vicken Eskedjian rentre et la défense des Verts se resserre. Khatib décide de réagir et la Sagesse revient à 20-21. Temps mort pour Estaouli qui reprend ses distances mais souffre toujours dans le secteur défensif. Les Algériens ont systématiquement besoin de commettre des fautes pour stopper Mechantaf et Khatib. À l’opposé, la légendaire forteresse verte semble avoir des brèches pour Farjallah Harouni qui fait un peu ce qu’il veut. Il reste 4 minutes à jouer dans cette première période et le score est de 31-30 pour les Bleus. C’est le moment que choisit Ghassan Sarkis pour opérer un changement en masse. Chidiac, Khatib et Eskedjian cèdent leur place à Béchara, Fawaz et Saad. Le public scande le nom de Boulos Béchara qui a connu un cauchemar lors du match contre Rayyan et qui est loin d’être en confiance. Une longue période de stérilité s’ensuit et les Algériens s’échappent à nouveau 38-30. Contrairement aux habitudes, la Sagesse est inefficace en défense et se précipite inconsidérément en attaque ce qui provoque la colère de Sarkis. Les Algériens, malgré l’omniprésent N’Diaye, sont souverains aux rebonds offensifs surtout dans les derniers instants. Cela leur permet de regagner les vestiaires avec une confortable marge de 10 points 42-32. 1 tir sur 5 à trois points, 7 sur 25 à 2 points, 10 turnovers, 0 block-shots pour les Verts, les statistiques sont éloquentes et il ne faut peut-être pas chercher ailleurs les raisons de cette mini-déroute. Les verts baissent les bras La seconde période confirme la petite forme de Béchara qui se loupe à 3 points puis fait une passe à l’adversaire. L’écart atteint des proportions désastreuses (19 points) et Koussay Hatem remplace Assane N’Diaye qui est complètement hors du coup. Dans les tribunes, le public est incrédule devant une équipe qui semble avoir abdiqué. Sarkis utilise un nouveau temps mort pour annihiler l’irréversible progression des Algériens. Ses hommes entament un come-back mais Ramadan marque trois points qui plongent Ghazir dans le silence absolu. On joue depuis 7 minutes et Farjallah Harouni s’amuse toujours autant. Soulagé de ses tâches d’homme-orchestre par la rentrée de Boulehia, celui-ci se permet de percutantes incursions sous le panier des Verts. Après quelques minutes de tatonnement, Koussay Hatem parvient à trouver ses marques et l’écart revient à 12 points. Il reste 10 minutes et le tambour vert se réveille en même temps que Élie Mechantaf qui aligne 5 points consécutifs. Khatib n’est pas en reste et conclut une bataille sous le panier par 2 points précieux. Mais, revenus à 9 points les Verts retombent dans leurs travers et offrent beaucoup de deuxièmes chances à leurs adversaires trop heureux d’en profiter. Ils semblent avoir oublié leurs bonnes habitudes défensives acquises dans le championnat. À cinq minutes de la fin du match, Assane N’Diaye remplace Hatem pour un dernier coup de reins des Libanais ce qui est loin d’impressionner Harouni toujours souverain. Khatib surnage dans ce marasme et réalise un festival mais par intermittence. L’écart retombe un peu mais le combat a cessé depuis longtemps. La Sagesse est bousculée et joue en dessous de sa valeur. Le Club d’Achrafieh s’incline 84-71. Il y a longtemps que les Verts n’ont plus été aussi dominés. La Sagesse disputera sa demi-finale face à al-Ittihad d’Alexandrie, un club qui lui réussit plutôt mal puisque les Égyptiens ont déjà battu les Libanais la semaine dernière de 2 points. Ils avaient déjà tombé les Verts en finale de l’édition 96 et s’apprêtent à rééditer leur exploit samedi à Ghazir. Verra-t-on une finale 100 % égyptienne (l’autre demi-finale opposera Estaouli à al-Ahli) ou au contraire les tenants libanais se serviront de cet avertissement pour corriger le tir. Ghassan Sarkis œuvrera aujourd’hui dans ce sens pour essayer de remobiliser ses troupes en vue de la revanche de samedi. Il a du pain sur la planche. Le Ittihad (Égypte) leader de sa poule D’autre part le derby égyptien disputé hier sur le terrain de Fouad Chéhab à Jounieh s’est soldé par la victoire du Ittihad sur le Ahly sur le score de 74-54 (mi-temps 43-35) sous la direction des arbitres internationaux libanais Nicolas Flouty et Fawzi Achkouty. Notons que les matchs de classement qui devaient opposer le Zahraa de Tunisie au Tadamon de Zouk et le Ohod d’Arabie séoudite au Monastir de Tunisie n’ont pas été disputés en raison du forfait des deux formations tunisiennes qui se sont retirées du championnat pour regagner leur pays. Ahly (Égypte) v/s Sfaxien (Tunisie) en finale du tournoi féminin Dans le tournoi féminin, le Sfaxien de Tunisie a défait la Police (Tunisie) 67-64 (mi-temps 31-27) sur le terrain de Jounieh sous la direction des arbitres Rabah Njeim (Liban) et Hamid Gendane (Maroc). La formation tunisienne du Sfaxien sera donc opposée à l’équipe égyptienne du Ahly (qui avait battu la veille son homologue du Sporting) dans le cadre de la finale dames. Enfin, dans le cadre des matchs de classement du championnat dames, le Mouloudiat d’Algérie a défait le Homenetmen sur le terrain de Ghazir après prolongation du temps réglementaire 64-59 (54-54 pour la fin du temps réglementaire) et 28-30 pour la mi-temps.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Sagesse, championne du Liban et tenante du titre, a perdu hier un match dans lequel elle n’est jamais vraiment rentrée. Insipides et passablement motivés les Verts ont déçu et inquiété les centaines de supporters venus dès le début de l’après-midi réserver un siège dans la salle de Ghazir. Samedi, la Sagesse disputera sa demi-finale face aux redoutables Égyptiens de al-Ittihad. S’il n’opère pas une profonde remise en question le club libanais risque de passer à la trappe. Le match débute par un mouvement collectif réussi de la part des Bleus de Estaouli. Ramadan, bourreau de Tadamon contre lequel il avait déjà marqué 41 points, entame son festival par un panier tout en finesse. Le match est équilibré et les deux équipes se répondent du tac au tac. Après huit minutes, l’égalité règne 12-12. Mais...