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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Paris-Nice (4e étape) Laurent Roux signe la première victoire française(photo)

Le Français Laurent Roux a enlevé avec maestria, mercredi entre Nevers et Vichy, la quatrième étape de Paris-Nice dont l’Australien Stuart O’Grady conserve les commandes. Le coureur de l’équipe Casino a fait grosse impression durant les deux dernières heures de course (201,5 km). Après s’être échappé seul à 50 km du but, après avoir été rattrapé par son équipier Benoît Salmon puis par une contre-attaque de cinq coureurs, il a trouvé la force d’enlever la victoire. Sur les routes difficiles de l’Allier, le petit coureur du Lot se méfiait de la fin de parcours où il pensait voir surgir les favoris de l’épreuve. Il a donc anticipé, plaçant sa première attaque avant la difficile côte de Cusset. «J’ai toujours géré mon effort car l’important n’était pas de faire un numéro mais de gagner», a résumé le vainqueur. «Un peu plus loin, j’ai été rejoint par Salmon avec qui je me suis super bien entendu», a-t-il ajouté. L’ultime difficulté au Vernet, à moins de 20 km de l’arrivée, était l’objectif recherché par les deux hommes. Ils voulaient la franchir en tête afin d’être certains de prendre la roue des hommes plus frais venus de l’arrière. Ce fut l’exact scénario avec le renfort dans la descente sur Vichy de cinq coureurs, dont le champion de France Stéphane Heulot. Il y eut plusieurs attaques après la flamme rouge mais là encore, Roux se révélait fin stratège. «Personne ne voulait faire l’effort et j’ai dit aux autres que j’avais assez travaillé aujourd’hui. Ils ont produit l’effort et c’est là que j’ai contré». Doté d’un avantage suffisant sur ses poursuivants, il profitait des 200 derniers mètres pour savourer sa première victoire depuis une étape du Giro en juin dernier. Pourtant, au départ de Boulogne-Billancourt dimanche, Roux visait davantage sur une course qui l’avait révélé en 1994, année de ses débuts professionnels. «Cet hiver, je peux vous dire que je ne pensais pas seulement à une victoire d’étape. Mais tout s’est écroulé dans la deuxième étape avec cette crevaison dont j’ai été victime, puis la nécessité de prêter main-forte à Alexandre Vinokourov». Déclarations Laurent Roux (Fra/Casino), 1er de l’étape: «Je n’avais pas couru Paris-Nice depuis trois ans et j’y pensais depuis plusieurs mois. Malheureusement, j’ai perdu toutes mes chances lundi dernier pour le classement général. Je n’étais pas venu seulement pour une victoire d’étape. J’ai un fonds, un acquis. Je crois que je peux encore faire beaucoup mieux. J’ai attaqué à 50 kilomètres en me disant que c’était un peu loin. Mais j’ai su moduler mon effort. Quand j’ai été rejoint, j’ai “fait le mort” pour éviter le sprint. C’était perdu d’avance contre Planckaert. Il fallait être malin. Salmon est sorti à 4 kilomètres. Cela n’a pas réussi. J’ai eu plus de chance. Moralement, tout va bien. L’équipe est motivée pour retrouver un sponsor et continuer avec Vincent Lavenu (directeur sportif). Je viens d’une équipe (TVM) qui a eu des problèmes et j’ai signé pour une équipe qui en a eu aussi. Maintenant, il faut oublier tout cela...». Jo Planckaert (Bel/Lotto), 2e de l’étape: «Je suis très déçu car je pensais pouvoir gagner cette étape. Je me méfiais de Savoldelli. Les deux “casinos” ont bien joué le coup». Les classements Classement de la quatrième étape : 1. Laurent Roux (Fra) Casino cinq heures quatre minutes 46’’ 2. Jo Planckaert (Bel) Lotto à 8’’ 3. Stéphane Heulot (Fra) Française des Jeux 4. Jens Voigt (All) Crédit Agricole 5. Paolo Savoldelli (Ita) Saeco Classement général: 1. Stuart O’Grady (Aus) Crédit Agricole 15h42’58’’ 2. Andrei Tchmil (Bel) Lotto à 7’’ 3. Rolf Sorensen (Dan) Rabobank à 24’’ 4. Maarten Den Bakker (P-B) Rabobank à 28’’ 5. Marc Wauters (Bel) Rabobank à 31’’.
Le Français Laurent Roux a enlevé avec maestria, mercredi entre Nevers et Vichy, la quatrième étape de Paris-Nice dont l’Australien Stuart O’Grady conserve les commandes. Le coureur de l’équipe Casino a fait grosse impression durant les deux dernières heures de course (201,5 km). Après s’être échappé seul à 50 km du but, après avoir été rattrapé par son équipier Benoît Salmon puis par une contre-attaque de cinq coureurs, il a trouvé la force d’enlever la victoire. Sur les routes difficiles de l’Allier, le petit coureur du Lot se méfiait de la fin de parcours où il pensait voir surgir les favoris de l’épreuve. Il a donc anticipé, plaçant sa première attaque avant la difficile côte de Cusset. «J’ai toujours géré mon effort car l’important n’était pas de faire un numéro mais de gagner», a...