Depuis le début des playoffs, Latrell Sprewell, l’ex-remplaçant des Knicks illumine les parquets par son insolente efficacité. Revenu en grâce auprès de son entraîneur, il a aussi reconquis le Madison Square Garden et fait taire tous les critiques. Hier, Marcus Camby s’est inspiré de Sprewell pour convaincre nombre de ses détracteurs, pour le plus grand bonheur de New York… Dix-huit mois après avoir agressé P.J. Carlesimo, Latrell Sprewell est définitivement redevenu le grand joueur qu’il était, parvenant à presque faire oublier son coup de folie de l’automne 1997. À ses côtés, Marcus Camby, considéré comme un fainéant de premier ordre, prouve qu’il n’a pas été N°2 de la draft 1996 pour rien et qu’il a sa place dans le roster d’une franchise du haut de tableau. Hier, les deux «mal-aimés» sont sortis du banc pour largement contribuer à la seconde victoire des Knicks en terre géorgienne puisque Spree termine la rencontre avec 31 points, tandis que Camby compile 11 points, 13 rebonds et 2 interceptions. Au final, New York s’impose 77-70 et se retrouve en position idéale pour accéder à la finale de conférence. Bousculés lors de la saison régulière, New York fait maintenant office de terreur numéro 1 de la Ligue et monte en puissance. De plus, quand son cinq de départ traîne la jambe, le club peut compter sur un banc dont le rendement demeure ahurissant. Menés 2-0, les Hawks d’Atlanta savent désormais ce qui leur reste à faire. Jamais, dans l’histoire des playoffs, une équipe qui a été menée 3-0 n’est parvenue à renverser la vapeur, autant dire que ce 3e match a tout d’un rendez-vous crucial pour Dikembe Mutombo et ses coéquipiers. Pour parvenir à leurs fins, les Hawks doivent neutraliser Sprewell, mais aussi Ewing. Concentrés en défense, les Knicks bloquent le jeu collectif des Hawks (7 passes décisives seulement) et les obligent à arroser le cercle (29 % aux tirs) ! Cette tactique, Atlanta doit impérativement la désamorcer afin de ne pas se retrouver systématiquement obligé de tenter sa chance de loin, faute de quoi la maladresse de ses joueurs le coulera certainement. Utah retombe dans ses travers Dans la deuxième rencontre de la soirée, c’est également un «mal-aimé» qui a été le héros puisque Isaiah Rider (27 points) a permis aux Blazers de s’imposer à Utah sur le score de 84-81. Dans une rencontre beaucoup plus calme que la précédente, Portland a démontré qu’il savait jouer juste en ne perdant que 8 ballons et en inscrivant les paniers aux moments clés du match. Face à un grand Karl Malone (23 points, 17 rebonds), Rider inscrit 27 points avec 4/6 à 3 points ! La série entre les Jazz et les Trailblazers est bien partie pour durer sept matches (sans compter les éventuelles prolongations !), ce qui pourrait bien être fatal aux joueurs de Utah déjà entraînés jusqu’aux derniers instants du cinquième match face à Sacramento Kings. Il est bien loin le temps où les Jazz dominaient la Ligue et alignaient les victoires faciles, maintenant, c’est duel au couteau à chaque rencontre, et, pour aller au bout, il faut savoir s’économiser, ce que les partenaires de Stockton, Malone, Hornacek et Ostertag ne savent plus faire du tout ! Portland, quant à lui, peut bénéficier de son exploit des quarts de finale. Sa qualification 3-0 lui a permis d’emmagasiner de la précieuse énergie et c’est sur ce point-là que pourrait se jouer cette rencontre au sommet de la Conférence Est. Armstrong doublement récompensé Ailleurs que sur les parquets, et comme prévu, Darrell Armstrong a reçu hier le trophée de Most Improved Player (joueur ayant le plus progressé). Déjà élu Meilleur sixième homme la semaine dernière, le eneur du Magic est le premier joueur de l’histoire à remporter ses deux récompenses dans la même saison. Avec 54 voix sur 118 possibles, il devance dans les votes Eric Snow (15) et Gary Trent (14). Cela n’est pas vraiment une surprise, mais c’est désormais officiel, David Falk, l’agent des stars, vient de convaincre Elton Brand de rejoindre son giron. Le jeune pivot de Duke, qui vient de s’inscrire dans la draft, a été élu College Player of the Year cette saison. Ailleurs, Dan Issel, le président des Nuggets, a confirmé que Mike D’Antoni serait toujours l’entraîneur de la franchise la saison prochaine. Issel avait sensiblement amélioré le médiocre registre des joueurs de Denver, cette saison.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Depuis le début des playoffs, Latrell Sprewell, l’ex-remplaçant des Knicks illumine les parquets par son insolente efficacité. Revenu en grâce auprès de son entraîneur, il a aussi reconquis le Madison Square Garden et fait taire tous les critiques. Hier, Marcus Camby s’est inspiré de Sprewell pour convaincre nombre de ses détracteurs, pour le plus grand bonheur de New York… Dix-huit mois après avoir agressé P.J. Carlesimo, Latrell Sprewell est définitivement redevenu le grand joueur qu’il était, parvenant à presque faire oublier son coup de folie de l’automne 1997. À ses côtés, Marcus Camby, considéré comme un fainéant de premier ordre, prouve qu’il n’a pas été N°2 de la draft 1996 pour rien et qu’il a sa place dans le roster d’une franchise du haut de tableau. Hier, les deux «mal-aimés» sont...