Tabac : travailler une année entière pour 100.000 livres (photos)
le 22 mai 1999 à 00h00
Les agriculteurs de la Békaa essaient avec les moyens du bord de remplacer les cultures illicites. « Nous sommes capables de tout planter, l’important c’est de pouvoir vendre la marchandise », disent-ils. Certains ont tenté de cultiver des tournesols mais n’ont pas trouvé de marché pour écouler les graines oléagineuses, d’autres ont opté pour les pommes de terre qui doivent concurrencer des produits de contrebande… Cette année, la majorité des agriculteurs de Baalbeck-Hermel, a choisi de cultiver le tabac. Plante fort difficile à entretenir et qui demande douze mois de travail quotidien. Pour cultiver le tabac, il faut avant tout bénéficier d’un permis de la Régie nationale, car c’est elle qui achètera le produit plus tard. On prend réception des grains de tabac à la Régie, et on les sème sous serre en février. En avril, les petites pousses sont répiquées en plein air. Elles ont besoin d’irrigation en moyenne deux fois par semaine. Au début de juillet, le tabac est cueilli, et ses feuilles sont cousues l’une contre l’autre sur un fil. Opération qui sert à lisser la feuille de tabac. Durant une vingtaine de jours, on place les fils de tabac au soleil. Tous les matins, il faut les pulvériser légèrement d’eau et les retourner, pour que toutes les feuilles bénéficient de la même exposition au soleil. Plus tard, elles seront encore lissées et empilées dans des caisses. À partir du mois de février, la Régie nationale commence à acheter le tabac. Le prix maximum du kilo atteint les 10 000 livres. Certains agriculteurs, pour écouler leur marchandise, accepteront de la vendre à 5000 livres le kilo. Officiellement seuls 1200 dounoums (1 dounoum étant égal à 1000 mètres carrés) de la région de Baalbeck-Hermel bénéficient d’un permis de la Régie. Chaque dounoum donne en moyenne 40 kilos de tabac et coûte environ 300 000 livres. Si un agriculteur parvient à vendre 40 kilos à 10 000 livres, il pourra couvrir ses frais et réaliser un bénéfice de 100 000 livres par an et par dounoum. Rares sont les agriculteurs qui arrivent à vendre la totalité de leur production au prix fort. Plus rares encore sont ceux qui cultivent plus de quatre dounoums de tabac.
Les agriculteurs de la Békaa essaient avec les moyens du bord de remplacer les cultures illicites. « Nous sommes capables de tout planter, l’important c’est de pouvoir vendre la marchandise », disent-ils. Certains ont tenté de cultiver des tournesols mais n’ont pas trouvé de marché pour écouler les graines oléagineuses, d’autres ont opté pour les pommes de terre qui doivent concurrencer des produits de contrebande… Cette année, la majorité des agriculteurs de Baalbeck-Hermel, a choisi de cultiver le tabac. Plante fort difficile à entretenir et qui demande douze mois de travail quotidien. Pour cultiver le tabac, il faut avant tout bénéficier d’un permis de la Régie nationale, car c’est elle qui achètera le produit plus tard. On prend réception des grains de tabac à la Régie, et on les sème sous serre en...
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