Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Judo - Euro 99 Une première journée qui sourit aux français

Les championnats d’Europe de judo ont plutôt bien débuté, jeudi à Bratislava, pour l’équipe de France puisque sur les huit engagés, trois sont en course pour le titre et trois autres peuvent viser le podium. Sarah Nichilo-Rosso, Céline Lebrun et Stéphane Traineau ont assuré l’essentiel et se sont qualifiés pour les demi-finales. Eric Despezelle, Vincenzo Carabetta et Jérôme Dreyfus peuvent encore espérer le bronze. «C’est une journée tout à fait correcte, sans trop de surprises. Rien d’exceptionnel, c’est bien», a estimé Fabien Canu, le directeur technique national. «Mais ce n’est pas fini». Certes, encore faudra-t-il que les six judokas en lice aillent au bout de leurs ambitions samedi, lors des phases finales. Fabien Canu semblait confiant, compte tenu de l’état d’esprit affiché par ses troupes. «Leur motivation, leur détermination, leur volonté a fait plaisir à voir». Stéphane Traineau impressionne Stéphane Traineau qui n’avait plus revêtu le maillot de l’équipe de France depuis les jeux d’Atlanta a impressionné, jeudi, pour sa rentrée lors de la première journée des championnats d’Europe de judo en Slovaquie. À 32 ans, l’ex-champion du monde (1991) et triple champion d’Europe a exécuté ses deux adversaires par ippon. En 31 secondes, pour le Géorgien Jiquraili, sur un renversement, et en 2 min 3 sec sur immobilisation pour le Portugais Pedro Soares, qui venait de sortir le Néerlandais Ben Sonnemans, champion d’Europe 1997. Traineau s’est ainsi qualifié pour les demi-finales des moins de 100 kg, qui auront lieu samedi. Il affrontera d’abord un jeune Israélien, Ariel Zeevi, qui semble à sa portée. En cas de victoire, il retrouvera le vainqueur du match entre l’Allemand Gurschner, tenant du titre, et le Polonais Natsula, champion olympique. Un exploit du vétéran de l’équipe est moins que jamais exclu. «Il a un mental de junior», constatait, admiratif, le directeur technique national Fabien Canu, satisfait, dans l’ensemble, du bilan de cette première journée, consacrée aux éliminatoires jusqu’aux demi-finales, et aux répêchages jusqu’aux finales dans huit catégories. Sur les huit tricolores au départ, six sont encore en compétition. La championne en titre (48kg), Sarah Nichilo-Rosso, et Céline Lebrun (-78 kg) sont, comme Traineau, encore en course pour le titre. Eric Despezelle (60kg), Vincenzo Carabetta (90 kg) et Jérôme Dreyfus (+100 kg), qui eut la malchance de tomber d’entrée sur le redoutable turc Selim Tataroglu, mais a bien réagi en enchaînant deux victoires par ippon, ne peuvent plus espérer un titre, mais sont encore en course pour une médaille de bronze. Les deux débutantes ont été éliminées: Karine Rambault (70 kg), battue de justesse par l’Ukrainienne Byelyayeva, sur décison, en quarts de finale, et Linda Marguerite (+78kg), qui a encaissé deux ippons et laissé aussi un genou dans l’affaire. Les éliminatoires dans les huit catégories restantes auront lieu vendredi avec l’entrée en piste des vedettes : Douillet, Bouras, Benboudaoud et Marie- Claire Restoux. Douillet venu pour voir Un an après son dernier combat en Coupe d’Europe des clubs et 18 mois après son quatrième titre mondial, David Douillet retrouve, vendredi, à Bratislava le chemin des tatamis. Le champion olympique des lourds a attendu la dernière minute pour décider de disputer les championnats d’Europe en toutes catégories, compétition qu’il considère comme une étape dans sa préparation au Mondial de Birmingham en octobre. «Je suis ici pour disputer le maximum de combats afin d’avoir des repères sur mon niveau actuel, savoir où j’en suis par rapport à mon judo et à mes adversaires», a expliqué le plus titré des judokas français. «Si je gagne, ce sera un plus mais un échec n’aurait rien de dramatique. Mon objectif ce sont les championnats du monde». Il reste à peine cinq mois à David Douillet pour retrouver son niveau. Depuis son dernier titre mondial, il a successivement été blessé à l’épaule, puis au poignet, une entorse avec arrachement osseux et rupture d’un ligament contractée en août 1998 pendant la préparation à la Coupe du monde. Des blessures à répétition qui ne lui ont permis de disputer qu’un seul combat l’an passé en juin, gagné contre le Roumain Alexandru Lungu, et qui ont perturbé sa préparation pour la prochaine grande échéance. Début février, il reprenait pourtant le travail physique mais sans pouvoir mettre le kimono, son poignet lui interdisant les prises de garde. Il lui fallut patienter encore un mois avant de remonter sur le tatami et gérer un dos trop souvent douloureux. «Quand j’ai repris l’entraînement, j’avais perdu la corne sur les mains, elles étaient pleines d’ampoules. J’avais le cou brûlé par les frottements du kimono, comme un débutant. Quand je me couchais le soir, j’avais mal partout», explique-t-il. Il a pourtant mis les bouchées doubles pour honorer le rendez-vous continental qu’il n’avait initialement pas prévu de disputer et qui lui servira de jauge pour doser les efforts qu’il doit encore consentir pour espérer entrer définitivement dans la légende. Car avec cinq titres internationaux – quatre mondiaux et un olympique –, David Douillet est aujourd’hui à égalité avec le Japonais Yasushiro Yamashita au sommet du judo mondial. Un sixième titre, à Birmingham, ferait de lui un judoka unique dans l’histoire de son sport. Bouras reprend sa place À peine purgée sa suspension pour dopage à la nandrolone, Djamel Bouras a retrouvé sa place en équipe de France de judo pour disputer les championnats d’Europe à Bratislava. Le champion olympique, déchu de sa deuxième place mondiale de 1995 à la suite de la procédure, revient sur les tapis avec une envie de revanche. Son rapide retour en équipe nationale, il le doit à plusieurs facteurs. Le premier est certainement l’incapacité de ses concurrents à profiter de ses dix-huit mois d’absence pour s’installer dans le fauteuil du titulaire. Vient ensuite le travail fourni par le judoka depuis janvier pour revenir au niveau, voire même plus fort qu’avant.
Les championnats d’Europe de judo ont plutôt bien débuté, jeudi à Bratislava, pour l’équipe de France puisque sur les huit engagés, trois sont en course pour le titre et trois autres peuvent viser le podium. Sarah Nichilo-Rosso, Céline Lebrun et Stéphane Traineau ont assuré l’essentiel et se sont qualifiés pour les demi-finales. Eric Despezelle, Vincenzo Carabetta et Jérôme Dreyfus peuvent encore espérer le bronze. «C’est une journée tout à fait correcte, sans trop de surprises. Rien d’exceptionnel, c’est bien», a estimé Fabien Canu, le directeur technique national. «Mais ce n’est pas fini». Certes, encore faudra-t-il que les six judokas en lice aillent au bout de leurs ambitions samedi, lors des phases finales. Fabien Canu semblait confiant, compte tenu de l’état d’esprit affiché par ses troupes....