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Actualités - Chronologie

Gong Li, égérie du cinéma chinois (photos)

L’actrice Gong Li peut se prévaloir d’être l’égérie de deux cinéastes chinois de renom, Chen Kaige et Zhang Yimou. Avec le premier, elle a remporté le Prix d’interprétation féminine à Cannes en 1993 dans Adieu ma concubine. De fait, la belle Chinoise est une habituée de Cannes. On l’y a revue avec Vivre (1994, Grand Prix du Jury), Shanghai Triad, de Zhang Yimou, ou encore Temptress Moon, de Chen Kaige encore. Elle a été en outre membre du jury. «Ils sont tous deux de la même génération et ont vécu les mêmes expériences; ils partagent en outre des idées similaires sur leur art», a-t-elle dit à des journalistes. «Mais il y a quand même des différences dans la direction d’acteur. Yimou a une façon plus émotionnelle de travailler, alors que Chen Kaige est plus rationnel». En 1993, Chen Kaige partageait la Palme d’Or avec La leçon de piano, de la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion. «J’adorerais travailler avec Jane Campion», a dit Gong Li à ce sujet. «Et ce à cause des portraits de femme qu’elle dépeint». Jadis figure emblématique de l’actrice asiatique, Gong Li partage maintenant cette exclusivité avec d’autres comédiennes qui montent, comme Michelle Yeoh, Maggie Cheung ou Joan Chen. Elle n’y voit d’ailleurs aucun inconvénient et espère que le mouvement se développera. Avant de venir à Cannes, elle a terminé le tournage de Pretty Mama, de Sun Zhou, lequel interprète le prince de Yan dans L’empereur et l’assassin, le dernier film de Chen Kaige en compétition cette année à Cannes. Elle y joue le rôle d’une mère au chômage, ce qui la change de ses derniers rôles. Elle vit à Hong Kong mais admet que ce n’est pas une source de sujets très intéressante pour elle. «Il y a peu de cinéastes qui me proposent des scénarios intéressants, cela tient aussi au style des films de Hong Kong, qui sont souvent des films d’action», a-t-elle expliqué, en chinois. «Par ailleurs, il est assez difficile de faire un film à Hong Kong, non pas parce que Hong Kong a été réintégré à la Chine mais à cause de la crise économique; beaucoup de magasins ferment à Hong Kong», a-t-elle poursuivi. «Mais le bon côté de la chose, c’est qu’il est plus facile d’aller voir ailleurs en Chine. Ainsi, beaucoup de gens vont à Shenzhen (une zone économique spéciale) pour sortir, faire des emplettes, dîner». Gong Li n’a pas d’ambition de réalisation mais en aurait-elle qu’elle se consacrerait à des sujets féminins. «Il existe des cinéastes femmes en Chine, mais aucune ne se détache vraiment du lot, en outre, elles font plutôt dans le masculin», a-t-elle observé.
L’actrice Gong Li peut se prévaloir d’être l’égérie de deux cinéastes chinois de renom, Chen Kaige et Zhang Yimou. Avec le premier, elle a remporté le Prix d’interprétation féminine à Cannes en 1993 dans Adieu ma concubine. De fait, la belle Chinoise est une habituée de Cannes. On l’y a revue avec Vivre (1994, Grand Prix du Jury), Shanghai Triad, de Zhang Yimou, ou encore Temptress Moon, de Chen Kaige encore. Elle a été en outre membre du jury. «Ils sont tous deux de la même génération et ont vécu les mêmes expériences; ils partagent en outre des idées similaires sur leur art», a-t-elle dit à des journalistes. «Mais il y a quand même des différences dans la direction d’acteur. Yimou a une façon plus émotionnelle de travailler, alors que Chen Kaige est plus rationnel». En 1993, Chen Kaige partageait...