Cuba - Une vingtaine d'opposants arrêtés La Havane durcit sa politique répressive
le 02 mars 1999 à 00h00
Une bonne vingtaine de dissidents cubains ont été interpellés à Cuba, apparemment pour prévenir d’éventuels troubles au procès, qui pourrait s’ouvrir ce lundi, de quatre opposants connus, a-t-on appris dans les milieux dissidents. Plusieurs groupes de dissidents ont chiffré entre 26 et 32 le nombre d’interpellations intervenues depuis vendredi à La Havane et aux environs, et d’autres dissidents ont reçu la visite d’agents de la sécurité d’État et ont fait l’objet de mises en garde. Tous les dissidents interpellés appartiennent à de petits groupes opposés au gouvernement communiste de Fidel Castro ou sont des journalistes travaillant sans autorisation hors du cadre des médias officiels. «Il est dommage que ceci ne puisse être réglé de manière civilisée», a déclaré Gerardo Sanchez, de la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale. Il dit disposer d’une liste de 26 personnes dont l’interpellation est confirmée. Selon Sanchez et d’autres sources proches des milieux dissidents, les interpellations, qui ne devraient durer que le temps du procès, ont porté sur des militants qui avaient l’intention d’assister à l’ouverture du procès au tribunal de La Havane, dans le quartier de Marianao. Pas de confirmation officielle Les quatre personnes inculpées de sédition sont Vladimiro Roca, Marta Beatriz Roque, Felix Bonne et Rrene Gomez Manzano. Ils ont été arrêtés le 16 juillet 1997 après avoir critiqué ouvertement le Parti communiste et réclamé des réformes. Selon Paul Rivero, figure proche de la dissidence, plus de 30 personnes ont été interpellées en prélude au procès. «D’après notre liste, ils ont interpellé 21 personnes à La Havane et 11 dans la province de Matanzas qui pensaient venir à La Havane pour le procès», a dit Rivero, poète et journaliste dirigeant de l’agence Cuba Press, qui travaille sans autorisation en dehors du cadre des médias contrôlés par l’État. Il a ajouté que deux reporters de Cuba Press figuraient au nombre des personnes interpellées. Les interpellations n’ont pas été confirmées par le gouvernement qui s’abstient généralement de tout commentaire sur ces questions, si ce n’est pour réaffirmer son droit à prendre des mesures contre les «criminels contre-révolutionnaires» ou les délinquants potentiels. Les autorités n’ont pas confirmé publiquement la date du procès des quatre dissidents, mais elles ont indiqué qu’il s’ouvrirait prochainement. Des proches et des avocats des détenus ont dit que le procès débuterait lundi. La Havane dément réprimer la liberté d’expression ou détenir des prisonniers de conscience et soutient que les opposants emprisonnés le sont pour des motifs légitimes.
Une bonne vingtaine de dissidents cubains ont été interpellés à Cuba, apparemment pour prévenir d’éventuels troubles au procès, qui pourrait s’ouvrir ce lundi, de quatre opposants connus, a-t-on appris dans les milieux dissidents. Plusieurs groupes de dissidents ont chiffré entre 26 et 32 le nombre d’interpellations intervenues depuis vendredi à La Havane et aux environs, et d’autres dissidents ont reçu la visite d’agents de la sécurité d’État et ont fait l’objet de mises en garde. Tous les dissidents interpellés appartiennent à de petits groupes opposés au gouvernement communiste de Fidel Castro ou sont des journalistes travaillant sans autorisation hors du cadre des médias officiels. «Il est dommage que ceci ne puisse être réglé de manière civilisée», a déclaré Gerardo Sanchez, de la Commission...
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