L’Américain Pete Sampras, dont la place de numéro un mondial est menacée par le Russe Evgueni Kafelnikov, effectue sa rentrée cette semaine à l’occasion du tournoi de Scottsdale (Arizona), après un début de saison contrarié par une blessure, il y a quinze jours à San Jose. Sampras, qui avait fait l’impasse sur l’Open d’Australie, après des travaux forcés en fin d’année pour conserver son fauteuil de numéro un pour la sixième année consécutive, avait été contraint de déclarer forfait en demi-finale à San Jose contre le cogneur australien Mark Philippoussis en raison d’une douleur à la cheville. L’Américain, qui s’est affirmé parfaitement rétabli, peut profiter du tournoi de Scottsdale, remporté il y a un an par Andre Agassi, pour prendre une petite marge sur Kafelnikov, qui va se reposer pendant une semaine après son échec en quarts de finale à Londres. Le numéro un mondial, dont l’avantage sera réduit à quelques dizaines de points lundi, aura comme principal rival l’Australien Patrick Rafter, vainqueur pour la seconde fois en septembre de l’US Open, qui est toutefois plus à l’aise en fin de saison et est retombé depuis son succès à Flushing Meadows à la cinquième place du classement ATP. Andre Agassi sera un autre prétendant à sa propre succession après sa bizarre exclusion du tournoi de San Jose pour grossièretés répétées lors de son deuxième tour contre son compatriote Cecil Mamiit. Têtes de série : 1. Pete Sampras (USA) 2 . Patrick Rafter (Aus) 3. Andre Agassi (USA) 4. Goran Ivanisevic (Cro) 5. Tommy Haas (All) 6. Cédric Pioline (Fra) 7. Thomas Muster (Aut) 8. Gustavo Kuerten (Bré). Chassé-croisé entre Krajicek et Agassi au classement ATP Vainqueur du tournoi de Londres, le Néerlandais Richard Krajicek a échangé sa neuvième place contre la huitième avec l’Américain Andre Agassi, au classement ATP publié lundi. C’est le seul changement à l’intérieur des dix premiers. Un tout petit changement en comparaison de la sensation qu’aurait constituée l’avènement du Russe Evgueni Kafelnikov en tant que N°1 mondial. Mais Kafel a été éliminé en quart de finale, à Londres, et l’Américain Pete Sampras, qui en est à sa 261e semaine au sommet, a repris sa raquette pour la deuxième fois de la saison afin de défendre cette semaine sa position à Scottsdale (Californie). Le vainqueur de Kafelnikov, le Suédois Thomas Johansson, gagne trois places pour devenir 16e. Demi-finaliste, le Marocain Hicham Arazi en gagne, pour sa part, sept pour approcher le meilleur classement de sa carrière (35e) avec une 39e place. En revanche, le Français Cédric Pioline, qui a été éliminé au premier tour par l’Allemand Nicolas Kiefer, recule de la 17e à la 20e place. Classement du simple au 1er mars : 1. Pete Sampras (USA) 3 449 pts 2. Evgueni Kafelnikov (Rus) 3 382 3. Alex Corretja (Esp) 3 250 4. Carlos Moya (Esp) 3 234 5. Patrick Rafter (Aus) 3 138 6. Marcelo Rios (Chi) 2 880 7. Tim Henman (G-B) 2 764 8. Richard Krajicek (P-B) 2 702 9. Andre Agassi (USA) 2 583 10. Greg Rusedski (G-B) 2 439 11. Todd Martin (USA) 2 201 12. Karol Kucera (Svq) 2 160 13. Thomas Enqvist (Suè) 1 930 14. Goran Ivanisevic (Cro) 1 916 15. Albert Costa (Esp) 1 817. Oklahoma City : le doublé des sœurs Williams Pour ne pas être en reste avec sa sœur cadette Serena, victorieuse de son premier titre à Paris, l’Américaine Venus Williams a, quelques heures plus tard dimanche, épinglé à son palmarès, pour la seconde année consécutive, le tournoi d’Oklahoma City. Venus Williams, tête de série numéro un, a facilement dominé en finale la petite sud-africaine Amanda Coetzer 6-4, 6-0, bouclant sa semaine sans avoir concédé un seul set pour le quatrième succès de sa carrière et un doublé familial unique dans les annales. L’aîné des sœurs Williams, qui avait remporté à Oklahoma City il y a un an le premier titre de sa carrière, n’a eu besoin que de 58 minutes pour venir à bout de Coetzer, qui, après s’être inclinée dans l’ultime rencontre à Tokyo devant la Suissesse Martina Hingis, échoue ainsi en finale pour la seconde fois en trois semaines. C’est la première fois dans l’histoire du circuit WTA que deux sœurs parviennent à s’imposer le même jour. Jusqu’à présent la meilleure performance familiale du genre avait été l’œuvre des Bulgares Manuela et Magdalena Maleeva, toutes les deux finalistes le 28 avril 1991 à Barcelone et Bol (Croatie). Comptes et mécomptes d’Amélie Mauresmo Le 7e Open Gaz de France, qui a pris fin dimanche à Paris, aura permis à Amélie Mauresmo de régler ses comptes avec la Suissesse Martina Hingis, mais lui aura aussi valu le mécompte d’une défaite en finale, 6-2, 3-6, 7-6 (7/4), face à la jeune Américaine Serena Williams. Avant de prendre sa revanche, 2-6, 6-1, 6-3, sur la N°1 mondiale, la Française avait eu l’élégance de ne pas revenir sur les déclarations malveillantes de celle-ci, la veille de la finale des Internationaux d’Australie. Elle n’en pensait pourtant pas moins. Pour sa part, maltraitée par le public parisien, Hingis se garda d’exagérer l’importance du formidable soutien apporté à son adversaire pour expliquer une défaite cuisante. Vendredi, jour du quart de finale opposant les deux joueuses, le stade Pierre-de-Coubertin était plein à craquer. Il le fut également lors des autres apparitions de la nouvelle coqueluche du tennis féminin français. Nul ne s’en plaindra, même si les raisons de cet engouement, se traduisant par un afflux phénoménal de journalistes, ne sont pas toutes sportives. Il y a seulement six ans, la finale, opposant les Américaines Martina Navratilova et Monica Seles, s’était déroulée dans la salle du Zénith devant une poignée de spectateurs ! Battage médatique Tout ce battage médiatique, dû pour une bonne part à un particularisme sexuel qui a beaucoup perdu de son aspect scandaleux depuis Simone de Beauvoir, aura eu un inévitable effet d’usure nerveuse. De même que les opérations de relations publiques imposant par exemple à Amélie Mauresmo de signer à tour de bras sa photo en cartes postales ou en posters au village des VIP. Bien qu’elle ait prétendu «gérer assez bien tout cela», elle y aura laissé une énergie lui faisant singulièrement défaut en finale. Pour l’instant, si elle est la championne d’avant-garde annoncée à grand renfort de trompes, Mauresmo l’est surtout dans sa façon d’ameuter les médias, tout en se plaignant qu’on ne respecte pas sa vie privée. Un comportement assez étranger aux sportifs européens jusque-là. Elle est sans doute plus proche, dans un autre registre, de la Lolita russe Anna Kournikova que de Chris Evert, Steffi Graf ou Monica Seles. Il lui reste, comme elle en convient elle-même, à améliorer grandement son service, à travailler sa volée et à huiler ses enchaînements. C’est-à-dire à se recentrer sur son tennis pour être en mesure de produire jusqu’au bout un jeu parfait, comme dans le premier set de sa demi-finale contre la Belge Dominique Van Roost. En 1998, elle avait été obligée de passer par les qualifications avant d’atteindre la finale de Berlin. Ce ne fut le cas ni à Melbourne ni à Paris. Une défaite, c’est un accident. Deux défaites, cela devient une habitude.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Américain Pete Sampras, dont la place de numéro un mondial est menacée par le Russe Evgueni Kafelnikov, effectue sa rentrée cette semaine à l’occasion du tournoi de Scottsdale (Arizona), après un début de saison contrarié par une blessure, il y a quinze jours à San Jose. Sampras, qui avait fait l’impasse sur l’Open d’Australie, après des travaux forcés en fin d’année pour conserver son fauteuil de numéro un pour la sixième année consécutive, avait été contraint de déclarer forfait en demi-finale à San Jose contre le cogneur australien Mark Philippoussis en raison d’une douleur à la cheville. L’Américain, qui s’est affirmé parfaitement rétabli, peut profiter du tournoi de Scottsdale, remporté il y a un an par Andre Agassi, pour prendre une petite marge sur Kafelnikov, qui va se reposer pendant...