Tirana tente de rallier à la paix les derniers irréductibles de l'UCK
le 01 mars 1999 à 00h00
Tirana tente de rallier au plan de paix pour le Kosovo les derniers irréductibles des indépendantistes de l’armée de libération du Kosovo (UCK) qui ont à leur tête «le représentant politique» de l’UCK, M. Adem Demaçi. «La chose la plus importante est que tous les Albanais arrivent à parler d’une seule voix», a déclaré Sotiraq Hroni, un porte-parole du président Rexhep Meidani. Les pressions actuelles des dirigeants albanais sur l’UCK sont d’autant plus importantes que les bases arrière se trouvent dans le nord de l’Albanie par lequel s’effectue également l’approvisionnement en armes des rebelles. La présidence albanaise a ouvertement reproché à M. Demaçi d’avoir adopté «une attitude différente des autres, pendant et après les négociations sur le Kosovo à Rambouillet» en France. «Nous espérons qu’il changera son point de vue et soutiendra la position commune de tous les acteurs albanais du Kosovo», a ajouté M. Hroni. À la surprise générale, M. Demaçi avait désavoué les négociateurs kosovars, dont des membres de l’UCK, qui annonçaient mercredi la création d’un «gouvernement provisoire» après avoir donné leur accord de principe au plan pour le Kosovo. Ce plan ne prévoit pas le droit à l’autodétermination. Ce «gouvernement n’a aucune légitimité», avait proclamé M. Demaçi, tandis que son porte-parole Albin Kurti annonçait que le chef politique venait de recevoir de l’UCK «les pleins pouvoirs» et qu’aucune décision politique ne pouvait être prise sans son accord. M. Kurti annonçait au même moment la nomination d’un commandant en chef de l’UCK en la personne de Suleyman Selimi, dit «Sultan», un inconnu pour la plupart au Kosovo, mais un fidèle de M. Demaçi. Unanimes sur le droit des Kosovars à l’autodétermination, formule qui doit conduire à l’indépendance du Kosovo par la voie légale, les dirigeants de Tirana se sont pliés à la volonté des médiateurs internationaux exprimant leur soutien aux négociateurs kosovars. Soucieux de préserver la fragile unité créée à Rambouillet entre les divers responsables kosovars, l’Albanie organise une réunion des dirigeants rebelles le 3 mars à Tirana.
Tirana tente de rallier au plan de paix pour le Kosovo les derniers irréductibles des indépendantistes de l’armée de libération du Kosovo (UCK) qui ont à leur tête «le représentant politique» de l’UCK, M. Adem Demaçi. «La chose la plus importante est que tous les Albanais arrivent à parler d’une seule voix», a déclaré Sotiraq Hroni, un porte-parole du président Rexhep Meidani. Les pressions actuelles des dirigeants albanais sur l’UCK sont d’autant plus importantes que les bases arrière se trouvent dans le nord de l’Albanie par lequel s’effectue également l’approvisionnement en armes des rebelles. La présidence albanaise a ouvertement reproché à M. Demaçi d’avoir adopté «une attitude différente des autres, pendant et après les négociations sur le Kosovo à Rambouillet» en France. «Nous...
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