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Actualités - Reportages

Miniature Hassan Lavassany : chantre du symbolisme à l'orientale(photos)

Hassan Behrouz Lavassany , 37 ans, est miniaturiste depuis 21 ans. Toujours passionné, il parle plus volontiers de son art que de sa carrière. Dans son petit studio qui lui sert en même temps d’atelier, il se livre sur fond de musique soufi venant d’Iran, son pays d’origine. La miniature est un genre de peinture délicate. Pour les Occidentaux, elle consiste à produire une toile ou une figurine à format réduit. En Orient, son histoire remonte au temps où l’islam condamnait les artistes qui cherchaient à s’immortaliser à travers leurs œuvres. Ces derniers se sont donc rabattus sur les enluminures arabesques du Coran. Ils ont même été jusqu’à cacher leurs dessins à l’intérieur des pages des livres, d’où la nécessité de les tracer en miniature. Cette dernière, axée sur la forme et non sur la couleur comme la toile, a, selon Lavassany, un côté primitif qui la rend plus structurée, plus noble. Il n’y a pas d’institution qui enseigne cet art, c’est plutôt une tradition qui se perpétue. De petites fresques ou figures finement superposées que l’artiste dote d’appellations fantaisistes : les œsophages, le cachemire, le drapé ... «Au Moyen-Orient, on réfléchit ainsi, on se contente de ce qu’on a, on ne cherche pas à évoluer. D’ailleurs tous ceux qui ont voulu progresser ont dû émigrer, tel Mikhaïl Neaymé, Gebrane…» explique-t-il. Les anciens utilisaient la gouache, mais celle-ci a une faible résistance à l’humidité . C’est pourquoi Hassan Lavassany se sert de plumes comme de pinceaux, et dessine à l’acrylique. Il se veut témoin de son époque. Il a donc laissé tomber les sujets classiques tels le mécénat, l’islam, le roi, les guerres, Omar el-Khayam ou même le héros mythique Rostam. Il préfère des sujets plus actuels: la grossesse et l’avortement, la laideur et la beauté, la recherche de l’authentique dans l’urbain… Sa grande hantise demeure de dessiner le mouvement: «Je veux que tout bouge et danse». Et à l’occasion, Lavassany milite. Ainsi, il est contre Solidere qui, pour lui, est «un organisme sans scrupule qui a dépossédé les particuliers de leurs biens». Cependant, le dessin qu’il consacre à cette société n’est pas rouge, couleur agressive qu’il affectionne particulièrement. Sa dernière passion, Feyrouz. Ses photos tapissent les murs du studio. Il s’applique à la dessiner, non comme le ferait un portraitiste, mais à travers des symboles traduisant «la ligne infinie» qu’elle représente à ses yeux. Une robe et une lumière, pour «l’icône du Liban» qui parle à l’humanité, même «dans les silences qui suivent ses chansons, où l’écho de sa voix continue de résonner…». Hassan Lavassany se retrouve dans un orientalisme qui «est malheureusement plus apprécié à New York , à titre d’exemple, que chez nous puisque justement nous sommes des inconditionnels de l’Occident», dit-il. Tout est dans le détail et, comme on le voit, le miniaturiste Lavassany a l’observation aussi pointue que le pinceau. Succès et projets Ses dessins sont réclamés par des créateurs de mode européens, qui en font des motifs à écharpes, cravates et autres… Une exposition peut-être en l’an 2 000 à la galerie Épreuve d’artiste et, en attendant, Hassan aimerait bien transmettre son art puisque dans le monde, ils ne sont plus que quatre à le pratiquer.
Hassan Behrouz Lavassany , 37 ans, est miniaturiste depuis 21 ans. Toujours passionné, il parle plus volontiers de son art que de sa carrière. Dans son petit studio qui lui sert en même temps d’atelier, il se livre sur fond de musique soufi venant d’Iran, son pays d’origine. La miniature est un genre de peinture délicate. Pour les Occidentaux, elle consiste à produire une toile ou une figurine à format réduit. En Orient, son histoire remonte au temps où l’islam condamnait les artistes qui cherchaient à s’immortaliser à travers leurs œuvres. Ces derniers se sont donc rabattus sur les enluminures arabesques du Coran. Ils ont même été jusqu’à cacher leurs dessins à l’intérieur des pages des livres, d’où la nécessité de les tracer en miniature. Cette dernière, axée sur la forme et non sur la couleur...