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Actualités - Chronologie

Revue hebdomadaire des marchés Beyrouth : une semaine pour rien

Une autre semaine pour rien sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar est resté confiné dans les mêmes marges de fluctuation fixées pour lui par la Banque du Liban (BDL). En maintenant ainsi ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, celle-ci est parvenue à le faire clôturer tous les jours invariablement au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le milieu du mois de décembre dernier. Dans cette évolution, et compte tenu de la contraction de la demande en dollar et de la réticence du marché à l’offre de cette monnaie en grandes quantités, les établissements de crédit de la place ont continué, encore cette semaine, de le négocier pratiquement dans une marge plus étroite au point supérieur d’intervention de la BDL. Il s’est échangé, en effet, durant toute cette semaine, entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL auquel la BDL restait prête à le vendre à chaque fois que la demande dépassait le potentiel de l’offre du marché, dont l’activité demeurait généralement restreinte. Affaiblissement de l’euro et reprise du yen À l’étranger, l’euro a battu de nouveaux records de faiblesse cette semaine sur les marchés des changes internationaux, après une réunion du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) qui est apparue indifférente à sa récente glissade et alors que la Banque centrale européenne (BCE) a été soumise vainement à de nouvelles pressions pour baisser ses taux. Le dollar s’est quant à lui hissé au-dessus des 121,00 yens et a même atteint son plus haut niveau depuis 17 mois face à la livre sterling, soutenu notamment par des déclarations du président de la Réserve fédérale américaine (FED) Alan Greenspan. Mais le billet vert a fini par s’essouffler en fin de semaine. Le fléchissement de la monnaie unique européenne s’est accentué après la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du groupe des Sept le week-end dernier à Bonn. Le communiqué final de cette réunion est resté muet sur la récente dépréciation de l’euro et le ministre allemand des Finances, Oskar Lafontaine, a même affirmé qu’il voyait pas le cours actuel de l’euro comme un désavantage, notant qu’il était bon pour les exportations européennes. M. Lafontaine a par la suite renouvelé ses appels en faveur d’un relâchement de la politique monétaire de la BCE. La politique monétaire n’est pas neutre vis-à-vis de la croissance a-t-il dit en ajoutant que le mécanisme des taux d’intérêt peut par exemple être utilisé pour donner des impulsions à la croissance dans un cadre économique stable. Mais ces pressions ont rencontré la résistance de la BCE qui a pénalisé la monnaie unique. Les économistes estiment qu’une réduction des taux d’intérêt européens est nécessaire au vu des résultats économiques de la zone euro pour relancer la croissance. Dans ce contexte, l’euro est tombé mardi à son plus bas niveau depuis son lancement le 1er janvier dernier, à 10 942 dollar pour se négocier hier légèrement au-dessous de la barre de 1,10 dollar contre 1,1075 la semaine précédente. Quant au dollar, il a continué à bénéficier des bons résultats économiques américains mis en évidence par le président de la FED, Alan Greenspan, dans ses deux interventions, mardi et mercredi, devant les commissions des deux chambres du Congrès pour son témoignage bisannuel. A cet égard, M. Greenspan a estimé que les fondamentaux de l’économie américaine étaient solides et qu’il n’y avait pas de signe de retour à l’inflation pour l’instant, comme en témoigne la révision à la hausse de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) américain de 6,00 à 6,1 % au 4e trimestre 1998 contre 5,6 % au 3e avec un chiffre de l’inflation révisé de 0,8 à 0,7 %. Selon les analystes, le président de la FED semble désormais pencher vers une politique de resserrement monétaire et les spéculations sur une prochaine hausse des taux américains devraient soutenir le billet vert. Et si le dollar a dû interrompre sa progression face au yen vers la fin de la semaine sur des prises de bénéfices et des ajustements de positions en rapport avec la clôture de fin d’année financière au Japon le 31 mars, il est parvenu à garder ses gains contre l’euro et le sterling. Ce dernier est tombé à son plus bas niveau face au dollar depuis septembre 1997 cette semaine, après que le premier ministre britannique, Tony Blair, eut présenté au Parlement son «plan de transition» vers une éventuelle adhésion à l’euro. C’est ainsi que le dollar a fini la semaine, hier à New York, comme suit : – 1,1015 pour un euro contre 1,1075 à la fin de la semaine dernière. – 1,6025 pour un sterling contre 1,6225. – 1,7755 DM contre 1,7660. – 5,9535 FF contre 5,9210. – 1,4460 FS contre 1,4470. – 1757,50 lires contre 1748,25. – 119,05 yens contre 121,15. Bourse de Beyrouth : ternie par Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite cette semaine, affectée par la nouvelle et sévère baisse des actions Solidere des deux catégories A et B à leurs plus bas niveaux historiques et de celles de Rymco, de l’Uniceramic, de Lebanon Holdings, de Bou Khalil Markets, dans une proportion plus grande que la hausse des actions de la banque Byblos et des Ciments libanais. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises confondues a reperdu cette semaine 1,80 % à 81,94 points hier, contre 83,44 points vendredi dernier, alors que l’indice LIBX des valeurs bancaires a gagné 0,63 % à 193,22 points contre 192,01 points pendant la même période sous l’impulsion de la hausse de la banque Byblos. Cette évolution s’est produite dans un marché relativement étoffé cette semaine avec 520 654 actions d’une valeur de 3 906 709 dollars contre 159 452 actions d’une valeur de 1 719 213 dollars la semaine dernière. Wall Street : une semaine contrastée Sur les autres places, Wall Street, bien que soutenue par la grande vigueur de l’économie américaine et les bons résultats de sociétés, a dû payer cette semaine son tribut à un nouveau raidissement des taux d’intérêt longs aux États-Unis. Les mises en garde du président de la FED, Alan Greenspan, sur les sommets atteints par les cours des actions américaines sont venues aussi peser sur la tendance. De fait, les investisseurs semblaient mesurer la vigueur économique sous-jacente qui a provoqué la hausse des taux longs et l’impression de plus en plus présente que cette vigueur devrait produire de bons résultats d’entreprises. Dans ce contexte, Wall Street est parvenue cette semaine à remonter de ses plus bas niveaux mais sans pouvoir garder un solde bénéficiaire sur la semaine dernière, sous l’effet du fort repli du marché obligataire qui a perturbé les gestionnaires de fonds vers la fin de la semaine, et au lendemain des propos tenus par le président de la FED devant les deux chambres du Congrès et de la publication d’une nouvelle série de bonnes statistiques témoignant parfois de la surchauffe de l’économie américaine. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a affiché, hier, en préclôture 9 322,07 points contre 9 339,95 points à la fin de la semaine dernière, en léger repli de 0,19 % d’une huitaine à l’autre. Paris : sous la pression des taux cette semaine Nourrie par des statistiques économiques flatteuses, la Bourse de Paris a continué à grimper en début de semaine avant de perdre un peu d’altitude sous la pression des taux d’intérêt, en hausse en raison de craintes de surchauffe aux États-Unis. Le bilan hebdomadaire se solde par une baisse de 0,9 % de l’indice CAC 40 revenant à 4 092,94 points vendredi. Depuis le début de l’année, la Bourse affiche un gain de 3,81 %. En quelques semaines le décor a changé sur les marchés financiers, constate Véronique Riches-Flores de la Société Générale. Le risque de déflation se dissipe et les anticipations se renversent. Se jouant des périls externes (crise financière avec la faillite de la Russie et la dévaluation du real brésilien), l’économie américaine réserve d’heureuses surprises. Au quatrième trimestre 1998, la croissance aux États-Unis a été révisée vendredi à la hausse : elle a progressé de 6,1 % en rythme annuel contre 5,6 % selon la première estimation. En janvier, les commandes de biens durables ont augmenté de 3,9 % – la plus forte depuis novembre 1997 – alors que les analystes tablaient sur une baisse de 0,5 %. Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage sont tombées à leur plus bas niveau depuis dix ans, démontrant que le marché du travail est de plus en plus étroit. Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale qui témoignait cette semaine devant le Congrès, a confirmé que les fondamentaux de l’économie étaient «solides» et qu’il n’y avait pas de signe de retour de l’inflation. Londres : en confortable hausse de 2,39 % La Bourse de Londres a enregistré une confortable hausse au cours de la semaine et a même inscrit de nouveaux records grâce à un retour en masse des investisseurs institutionnels à la faveur de bons résultats de sociétés. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé vendredi à 6 175,1 points, en hausse de 143,9 points, soit 2,39 %, par rapport au vendredi précédent. Au cours d’une séance euphorique mercredi, l’indice a fait tomber le record de séance inscrit à la mi-janvier avant d’en inscrire un nouveau le lendemain à 6 319,8 points. Des prises de bénéfices ont entraîné un repli de l’indice en fin de semaine. Encore une fois, les plus petites valeurs ont moins profité de la hausse que les composantes du Footsie. Hormis les résultats de sociétés encourageants, les investisseurs ont été encouragés par la baisse de la livre qui devrait soulager les exportateurs. Le mouvement a été inspiré par l’annonce d’un déficit commercial record en janvier mais aussi par l’intervention du premier ministre Tony Blair qui n’a guère caché son souhait de faire entrer son pays dans l’union monétaire européenne. Le marché reste confiant sur la poursuite de la baisse des taux d’intérêt britannique cette année, même si la Banque d’Angleterre pourrait observer une pause le jeudi 4 mars à l’issue de sa réunion mensuelle.
Une autre semaine pour rien sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar est resté confiné dans les mêmes marges de fluctuation fixées pour lui par la Banque du Liban (BDL). En maintenant ainsi ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, celle-ci est parvenue à le faire clôturer tous les jours invariablement au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le milieu du mois de décembre dernier. Dans cette évolution, et compte tenu de la contraction de la demande en dollar et de la réticence du marché à l’offre de cette monnaie en grandes quantités, les établissements de crédit de la place ont continué, encore cette semaine, de le négocier pratiquement dans une marge plus étroite au point supérieur d’intervention de la BDL. Il s’est...