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Actualités - Chronologie

Kosovo Les albanais divisés après Rambouillet (photo)

Les divisions entre les dirigeants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) ont éclaté au grand jour avec l’annonce de la création d’un «gouvernement provisoire» dirigé par l’UCK, aussitôt déclaré «illégitime» par son représentant politique, Adem Demaçi. Cette «ligne de fissure est tout à fait normale dans la mesure où elle reflète des interrogations et des pressions contradictoires au sein de l’UCK entre des gens sur le terrain, confrontés à leurs problèmes, et la ligne dogmatique extrêmement dure de Demaçi», estime un diplomate occidental qui a requis l’anonymat. L’UCK, actuellement en voie de transformation, «hésite entre devenir un mouvement politique ou demeurer une armée», poursuit le diplomate,. Les trois quotidiens en langue albanaise à Pristina, Koha Ditore, Rilindja et Kosova Sot, ont rapporté sans commentaire l’annonce de la création d’un «gouvernement provisoire» et les propos de M. Demaçi. Les vives réactions de M. Demaçi, connu pour ses positions radicales, ont d’autant plus surpris que cinq membres de sa formation faisaient partie de la délégation de Rambouillet et que le chef de cette délégation, Hashim Thaçi, est allé le consulter à Ljubljana (Slovénie) à quelques heures de l’échéance des pourparlers alors dans l’impasse. L’agence de l’UCK Kosova Press avait annoncé mercredi que la délégation kosovare à Rambouillet avait décidé de former un «gouvernement provisoire» dirigé par un membre de l’UCK. La décision était signée par les principaux leaders: Ibrahim Rugova, de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK, modéré), Rexhep Qosja, chef du Mouvement démocratique unifié (LDB, ultranationaliste) et Hashim Thaçi (UCK). Cette initiative a été interprétée comme le signe d’un rapprochement entre les différentes factions kosovares, qui n’avaient jamais pu se mettre d’accord sur la formation d’un gouvernement après les «législatives» de mars 1998, largement remportées par la LDK d’Ibrahim Rugova, le président du Kosovo. A Pristina, les partisans de M. Thaçi, qui s’est associé au «oui mais» de la délégation kosovare à Rambouillet, voient dans la réaction de M. Demaçi une «tentative de putsch» au sein de l’UCK. Ils en veulent pour preuve la nomination surprise au milieu des pourparlers, le 22 février, d’un «commandant en chef» de l’UCK en la personne de Suleyman Selimi, du nom de guerre Sultan. Cette promotion n’a jamais été annoncée par l’agence de l’UCK, Kosova Press, et elle n’a été confirmée que par le porte-parole de M. Demaçi, qui soulignait également que ce dernier avait reçu «les pleins pouvoirs pour diriger politiquement l’UCK». Autre signe de sérieuses dissensions entre dirigeants de l’UCK, l’agence Kosova Press a totalement passé sous silence les virulentes critiques de M. Demaçi contre le projet de «gouvernement provisoire». Cette initiative illustre, selon M. Demaçi, «une pâle tentative individuelle de gens qui ont fait fiasco aux pourparlers ratés de Rambouillet». «Nous ne sommes pas partis à Rambouillet avec l’illusion que nous obtiendrons tout de suite l’indépendance et nous ne rentrons pas avec cette même illusion», a déclaré jeudi M Jakup Krasniqi, porte-parole de l’UCK, au quotidien séparatiste Kosova Sot. Un membre de l’état-major de l’UCK s’est refusé «à toute déclaration publique pour ne pas envenimer la situation». «Nous attendons nos délégués et adopterons une position commune», a-t-il dit.
Les divisions entre les dirigeants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) ont éclaté au grand jour avec l’annonce de la création d’un «gouvernement provisoire» dirigé par l’UCK, aussitôt déclaré «illégitime» par son représentant politique, Adem Demaçi. Cette «ligne de fissure est tout à fait normale dans la mesure où elle reflète des interrogations et des pressions contradictoires au sein de l’UCK entre des gens sur le terrain, confrontés à leurs problèmes, et la ligne dogmatique extrêmement dure de Demaçi», estime un diplomate occidental qui a requis l’anonymat. L’UCK, actuellement en voie de transformation, «hésite entre devenir un mouvement politique ou demeurer une armée», poursuit le diplomate,. Les trois quotidiens en langue albanaise à Pristina, Koha Ditore, Rilindja et Kosova Sot,...